Le plan B – Pour un pacte
écologique mondial
de Lester R. Brown
Éditions Calmann-Lévy – janvier 2008
415 pages – 34,95 $
Attention, voici un livre majeur qui
devrait ébahir même les lecteurs les
plus avertis et conscientisés. Réalisé
par l’un des pionniers du développement
durable, Lester R. Brown, cet
essai est remarquable. Remarquable,
car il dresse un bilan de notre société
qui va bien au-delà de l’environnement
et propose des solutions tangibles à un
phénomène que nous ne semblons plus
pouvoir arrêter. Comment en sommesnous
arrivés au point de non-retour ?
Comment notre société, aussi évoluée
soit-elle, a-t-elle réussi, au même titre
que d’autres civilisations aujourd’hui
disparues, comme celles de l’île de
Pâques et des Mayas, à se diriger vers
l’autodestruction ? Voici la question
que se pose d’entrée de jeu l’auteur.
Cette approche peut sembler au premier
abord saugrenue, puisque certains
grands pontifes de la politique et de la
finance démentent qu’un cataclysme
de cet ordre pourrait nous menacer. Et
pourtant, force est de constater que la
déplétion des ressources pétrolières, le
déficit grandissant d’eau douce, la déforestation,
la disparition de la biodiversité
ou encore le réchauffement climatique
fragilisent beaucoup des sociétés
dans lesquelles, par ricochet, on assiste
notamment à une accentuation des disparités
économiques, des extrémismes
et des conflits de tous ordres. L’humanité
peut cependant encore éviter le
pire, pense Brown, si elle change radicalement
de voie. Énergies renouvelables,
économie basée sur le recyclage,
écoindustries tout un monde de possibles
nous attend encore… si nous réagissons
dès maintenant. Une lecture
indispensable.
Réparer la planète
de Maximilien Rouer et
Anne Gouyon
Éditions JC Lattès / BeCitizen
403 pages – 29,95 $
Moins alarmiste que Le Plan B, cet essai
veut miser sur l’optimisme pour nous
sauver du désastre écologique. Partant
du principe qu’il ne faut plus seulement
préserver, mais aussi réparer ce qui
a été détruit, les deux auteurs de cet
ouvrage combattent les idées reçues et
proposent des solutions concrètes pour
mettre fin à cette menace. Par exemple,
peu de personnes savent que les agrocarburants
actuellement encouragés
sont très nocifs pour l’environnement,
alors que certaines plantes, nécessitant
peu d’humidité et d’engrais, peuvent
stocker davantage de carbone, ne polluent
pas lors de leur transformation
et sont capables de stopper la désertification
rampante dans de nombreux
pays. Des initiatives aussi intéressantes
peuvent s’appliquer dans toutes les
strates de notre vie, des transports à
l’économie, en passant par la biodiversité,
la santé ou encore le domaine du
bâtiment. Fouillé, accessible, illustré
de nombreux encadrés instructifs,
Réparer la planète est finalement un livre
idéal pour comprendre les enjeux mondiaux
liés à l’écologie et envisager notre
futur avec un optimisme conscientisé.
Inspirant.
L’écolo écono
de Cécile Gladel
Éditions Les Intouchables,
automne 2007
224 pages – 14,95 $
On n’est pas obligé d’être végétalien
ni adepte de la simplicité volontaire
pour faire des gestes en faveur de l’environnement.
C’est ce que prouve avec
brio Cécile Gladel, chroniqueuse de La
Presse et auteure du blogue « La planète
écolo » (www.cecilegladel.com), avec
cette petite bible écologique qui propose
plus de 200 alternatives, des plus
simples aux plus sophistiquées, pour
protéger notre monde... en nous faisant
économiser ! Effectivement, on ne
le sait pas vraiment, mais penser écologie
ne rime pas automatiquement avec
dépenses superflues. Par exemple, il suffit en hiver de baisser de deux degrés
le chauffage lorsqu’on est absent pour
voir sa facture d’électricité baisser de
manière appréciable. On peut aussi économiser
de l’argent en privilégiant un
conifère planté à un sapin de Noël, en
revenant aux bons vieux mouchoirs en
tissu, en faisant confiance aux transports
en commun, ou encore en utilisant
une clef USB plutôt que des CD et
des DVD. Si on est plus engagé, on peut
aussi fabriquer du compost avec ses
déchets de table, préférer les friperies
aux magasins de vêtements neufs ou
faire soi-même des conserves plutôt que
d’acheter des aliments transformés et
copieusement emballés dans les grandes
surfaces. L’écolo écono est véritablement
une très belle initiative dont vous
pourrez vous inspirer tous les jours !
l’Organe magazine, Montréal