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	<title>l'Organe magazine, Montr&#233;al</title>
	<link>http://www.lorgane.org/</link>
	<description>l'Organe est un magazine th&#233;matique mensuel, francophone et &#233;tudiant bas&#233; &#224; Montr&#233;al, Universit&#233; Concordia.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Montr&#233;al : Portrait d'une Dirty Town</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2009/volume-7/la-proprete/article/montreal-portrait-d-une-dirty-town</link>
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		<dc:date>2010-06-07T23:37:12Z</dc:date>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Dor&#233;las</dc:creator>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>La saison printani&#232;re am&#232;ne son lot de bonnes et de moins bonnes d&#233;couvertes. Entre les nids de poule, la fi&#232;vre des s&#233;ries &#233;liminatoires du hockey et l'ouverture des terrasses, la question de la propret&#233; de la m&#233;tropole revient constamment dans les manchettes. &#192; la fonte des neiges, les d&#233;chets ensevelis depuis des mois se retrouvent &#224; d&#233;couvert et pars&#232;ment les trottoirs. Pourtant, la ville ne m&#233;nage pas ses efforts afin d'am&#233;liorer la propret&#233;. Mais comment expliquer le constat g&#233;n&#233;ral des Montr&#233;alais (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La saison printani&#232;re am&#232;ne son lot de bonnes et de moins bonnes d&#233;couvertes. Entre les nids de poule, la fi&#232;vre des s&#233;ries &#233;liminatoires du hockey et l'ouverture des terrasses, la question de la propret&#233; de la m&#233;tropole revient constamment dans les manchettes. &#192; la fonte des neiges, les d&#233;chets ensevelis depuis des mois se retrouvent &#224; d&#233;couvert et pars&#232;ment les trottoirs. Pourtant, la ville ne m&#233;nage pas ses efforts afin d'am&#233;liorer la propret&#233;. Mais comment expliquer le constat g&#233;n&#233;ral des Montr&#233;alais qui consid&#232;rent leur ville comme &#233;tant malpropre ? La pollution, le trafic et les graffitis sont des r&#233;alit&#233;s impr&#233;gn&#233;es dans la faune urbaine de la plupart des grandes villes du monde. Montr&#233;al n'y &#233;chappe pas. Cependant, la ville souffre r&#233;ellement d'un probl&#232;me de propret&#233;. Qui est responsable de l'&#233;tat d&#233;labr&#233; de la m&#233;tropole ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une promesse respect&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lors de la campagne &#233;lectorale 2005, le maire r&#233;&#233;lu G&#233;rald Tremblay s'est engag&#233; &#224; faire de la propret&#233; un des aspects les plus importants afin de redorer le blason de la m&#233;tropole. Depuis 2006, la Ville de Montr&#233;al a investi des sommes consid&#233;rables afin de garder les rues de la m&#233;tropole propres. La Ville a ajout&#233; 10 millions de dollars aux 56 millions d&#233;j&#224; accord&#233;s &#224; la propret&#233; des lieux publics.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Baptis&#233;e Op&#233;ration Montr&#233;al, cette campagne s'inscrit dans le mandat du comit&#233; ex&#233;cutif de se doter d'un programme de propret&#233;. Dans un premier temps, la ville tente de changer le comportement des citoyens. Elle vise ensuite &#224; am&#233;liorer la prestation des services pour les collectes des d&#233;chets et des mati&#232;res recyclables. Finalement, elle se dotera d'un code d'inspection et de la r&#233;glementation. La ville s'offre le droit d'&#234;tre un peu plus r&#233;pressive quant &#224; la propret&#233; des lieux publics.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est par le biais d'une brigade de la propret&#233; parcourant les art&#232;res principales de la m&#233;tropole que Montr&#233;al cherche &#224; sensibiliser ses citoyens. Cette brigade est compos&#233;e d'une &#233;quipe de 200 employ&#233;s qui arpentent des secteurs strat&#233;giques, tels que le Quartier latin, le Vieux-Montr&#233;al ou la rue Ste-Catherine. Ces fonctionnaires sont tr&#232;s visibles puisqu'ils portent l'uniforme. Soixante-dix &#233;tudiants viennent compl&#233;ter l'&#233;quipe de la fin mai &#224; la rentr&#233;e des classes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le directeur de l'unit&#233; de propret&#233; de la ville de Montr&#233;al, Yves Girard est en charge du d&#233;neigement ainsi que des corv&#233;es. Selon lui, la propret&#233; &#224; Montr&#233;al concerne tous les citoyens, les commer&#231;ants ainsi que les &#233;lus municipaux. &#171; La ville a un devoir en terme d'entretien des voies et espaces publics. Mais les citoyens doivent aussi y collaborer &#187;, ajoute-t-il. Malgr&#233; tous ces efforts et ces sommes consid&#233;rables investis, il semble que les r&#233;sultats ont du mal &#224; se faire voir. Que faut-il bl&#226;mer pour cela ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; qui la faute ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour Jean-Fran&#231;ois L&#233;onard, la r&#233;ponse est claire. &#171; La faute est aux citoyens qui sont malpropres ! &#187; Ce professeur en sciences politiques &#224; l'UQ&#192;M et sp&#233;cialiste en politique municipale ne l&#233;sine pas ces mots &#224; l'endroit des Montr&#233;alais et de l'&#233;tat de leur ville. Montr&#233;alais et fier de l'&#234;tre, il constate que plusieurs de ses concitoyens laissent &#231;a et l&#224; des bouteilles d'eau, des sacs de plastiques provenant des &#233;piceries et autres d&#233;chets dans les quatre coins de la ville. Il d&#233;plore ces gestes qui nuisent fortement &#224; la propret&#233; de la ville. &#171; Les mat&#233;riels r&#233;siduels ne viennent pas du ciel : Ils sont jet&#233;s par terre par des consommateurs de biens et de services, surtout de biens &#187;, lance-t-il. Il souligne toutefois que Montr&#233;al n'est pas la ville la plus sale du monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Montr&#233;al VS Qu&#233;bec&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La ville de Qu&#233;bec jouit d'une meilleure r&#233;putation quant &#224; sa propret&#233;. Selon une &#233;tude r&#233;alis&#233;e par Statistiques Canada en 2008, 17% des citoyens montr&#233;alais estiment que les ordures &#224; la tra&#238;ne, les b&#226;timents abandonn&#233;s, les graffitis ou la d&#233;t&#233;rioration des biens publics repr&#233;sentent un probl&#232;me dans leur quartier. &#192; Qu&#233;bec, 8% de la population d&#233;noncent ces nuisances. Yves Girard attribue cette diff&#233;rence entre la m&#233;tropole et la capitale nationale &#224; plusieurs facteurs. D'abord, il constate que Qu&#233;bec est une ville &#224; caract&#232;re fortement touristique. De plus, il ne n&#233;glige pas l'impact laiss&#233; par les c&#233;l&#233;brations du 400&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt;. Qu&#233;bec a re&#231;u d'importantes sommes afin de se faire une cure de rajeunissement. &#171; &#192; Qu&#233;bec, &#231;a a pris six ans de travail pour parvenir &#224; ce r&#233;sultat &#187;, souligne-t-il. Il reconna&#238;t aussi que Montr&#233;al conjugue avec des probl&#232;mes plus gros que ceux de Qu&#233;bec : itin&#233;rances, densit&#233;s urbaines, grand &#233;v&#232;nements et rassemblement et ce, tout au long de l'ann&#233;e. Jean-Fran&#231;ois L&#233;onard, quant &#224; lui, refuse de comparer Montr&#233;al &#224; Qu&#233;bec. &#171; Les villes industrielles, comme Montr&#233;al, ont eu une trame urbaine diff&#233;rente et particuli&#232;re &#187;, explique-t-il. La densit&#233; des arrondissements tels que Ville-Marie ou le Plateau ne se comparent en rien &#224; celle des arrondissements de Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;ABC d'une ville plus propre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgr&#233; ces constats peu reluisants, la ville met de grands efforts afin de conscientiser les citoyens dans le r&#244;le qu'ils ont &#224; jouer. Plusieurs journ&#233;es de corv&#233;es de nettoyage sont organis&#233;es dans les diff&#233;rents arrondissements de la m&#233;tropole. Certaines se font dans des parcs ou pr&#232;s des berges afin d'y redonner l'acc&#232;s &#224; la population. Yves Girard confirme le tout : &#171; Apr&#232;s quatre ann&#233;es d'efforts additionnels, on constate qu'&#224; tous les jours, de plus en plus de citoyens sont conscients que la propret&#233; est une responsabilit&#233; partag&#233;e entre le citoyen et la ville. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour le politicologue Jean-Fran&#231;ois L&#233;onard, il y a encore beaucoup de travail &#224; faire. Il impute cela &#224; une question d'habitudes culturelles. Il d&#233;nonce fortement certains comportements qu'il qualifie de Far-West o&#249; certains citoyens prennent les ressources pour acquis et s'amusent &#224; abuser des services. &#171; Il est impossible d'encadrer ou de &#171; policer &#187; ces comportements. Il faut un &#233;quilibre. &#187; Pour lui, il est clair que chaque geste compte. Il relate que des actions tangibles doivent &#234;tre prises par nos &#233;lus. C'est notamment le cas de la Ville de Thetford Mines qui, en 2006, a fait approuver un plan de gestion durable de l'eau afin de r&#233;duire l'usage abusif lors d'activit&#233;s non essentielles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>T&#233;l&#233;r&#233;alit&#233; : je regarde donc je suis</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/article/telerealite-je-regarde-donc-je</link>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Dor&#233;las</dc:creator>


		<dc:subject>Culturel</dc:subject>

		<description>Qu'on l'aime ou qu'on la d&#233;teste, la t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233;, genre hybride m&#233;langeant la r&#233;alit&#233;, la fiction et le documentaire, occupe une place pr&#233;pond&#233;rante au petit &#233;cran. La plupart des grands t&#233;l&#233;diffuseurs aux quatre coins du monde proposent de plus en plus d'heures de ce type de programmation. Pop Idol, la version chinoise d'American Idol, attire en moyenne 400 millions de t&#233;l&#233;spectateurs. En effet, l'engouement pour ces aspirants chanteurs, ces lofteurs publics ou ces hurluberlus cherchant leur minute de gloire (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'on l'aime ou qu'on la d&#233;teste,
la t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233;, genre hybride
m&#233;langeant la r&#233;alit&#233;, la fiction
et le documentaire, occupe une place
pr&#233;pond&#233;rante au petit &#233;cran. La plupart
des grands t&#233;l&#233;diffuseurs aux quatre
coins du monde proposent de plus
en plus d'heures de ce type de programmation.
Pop Idol, la version chinoise
d'American Idol, attire en moyenne
400 millions de t&#233;l&#233;spectateurs. En
effet, l'engouement pour ces aspirants
chanteurs, ces lofteurs publics ou ces
hurluberlus cherchant leur minute de
gloire ne cesse de cro&#238;tre. On ne cesse de
les &#233;pier et de commenter leurs moindres
faits et gestes devant la cam&#233;ra.
Plaisir anodin ou pur voyeurisme ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Luc Dupont, professeur de communication
&#224; l'Universit&#233; d'Ottawa et auteur
de T&#233;l&#233;r&#233;alit&#233; : quand la r&#233;alit&#233; est un mensonge,
ouvrage dans lequel il analyse l'ampleur
de ce ph&#233;nom&#232;ne t&#233;l&#233;visuel, explique
que &#171; le coup fumant des t&#233;l&#233;diffuseurs,
c'est de nous faire accroire que c'est de
la r&#233;alit&#233; alors que cela ne l'est pas. &#187;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233; d'hier &#224;
aujourd'hui&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 1963, Andy Warhol pr&#233;sente Sleep,
long m&#233;trage de six heures o&#249; l'on voit
un individu endormi. &#171; Andy Warhol est
celui qui a lanc&#233; tout &#231;a en disant qu'un
jour, on verrait du vrai monde dans un
vrai contexte devenir c&#233;l&#232;bre &#187;, explique
Dupont.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Am&#233;rique du Nord, c'est en 1989
que le genre appara&#238;t au petit &#233;cran.
COPS, &#233;mission dans laquelle un cam&#233;raman
suit les p&#233;rip&#233;ties quotidiennes
de policiers, a &#233;t&#233; la premi&#232;re &#233;mission
&#224; porter le titre de t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233;. Toujours
&#224; l'antenne sur le r&#233;seau FOX, elle continue
d'&#234;tre l'&#233;mission phare du genre.
Durant les ann&#233;es 1990, la cha&#238;ne MTV
proposa The Real World. Dans cette
&#233;mission, de jeunes adultes dans la
vingtaine devaient cohabiter. Ces deux
&#233;missions ont pos&#233; les bases de la t&#233;l&#233;
r&#233;alit&#233; telle qu'on la conna&#238;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour la sociologue de l'UQAM Anouk
B&#233;langer, le ph&#233;nom&#232;ne n'a rien de
nouveau. &#171; La t&#233;l&#233;vision (&#8230;) a subi une
transformation aux cours des 20 derni&#232;res
ann&#233;es. La t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233; entre dans
cette transition qui s'est poursuivie &#187;,
explique-t-elle. Avec les ann&#233;es 1980
et 1990, une int&#233;gration des t&#233;l&#233;spectateurs
s'&#233;tait progressivement faite
&#224; la t&#233;l&#233;vision. Plusieurs avaient pris
l'habitude de suivre des talk-shows qui
&#233;taient devenus des lieux de confession
extraordinaires pour des gens ordinaires.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Vendre de la r&#233;alit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D'un point de vue &#233;conomique, la
t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233; est tr&#232;s rentable. Les cotes
d'&#233;coute sont g&#233;n&#233;ralement bonnes.
L'&#233;mission American Idol d&#233;multiplie
ses profits gr&#226;ce &#224; la vente de produits
d&#233;riv&#233;s, d'albums et de places de concert.
Les co&#251;ts de production sont minimes
par rapport aux profits. La firme de production
t&#233;l&#233;visuelle Endemol a mis la
main sur plusieurs concepts de t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233;
(Big Brother, Loft Story, Fear Factor,
etc.) et les revend &#224; des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;vision
partout au monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De plus, la t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233; innove en terme
de regroupement des supports. Au Qu&#233;bec,
Quebecor Media a su faire mousser
le ph&#233;nom&#232;ne Star Acad&#233;mie en diffusant
ces &#233;missions sur Internet, &#224; la
t&#233;l&#233;vision g&#233;n&#233;raliste (TVA) ainsi que
sur les ondes de certaines cha&#238;nes de
radio lors des quotidiennes du dimanche
soir. Parall&#232;lement, Star Acad&#233;mie
a stimul&#233; la vente d'albums dans les
magasins HMV, cha&#238;ne aussi d&#233;tenue
par Quebecor Media.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La culture de l'ordinaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233; a donc ouvert une porte
sur la culture de l'ordinaire. Comment
expliquer que tant de gens participent
&#224; une culture du banal ? &#171; On est dans
une soci&#233;t&#233; individualiste, et on sait que
tout le monde r&#234;ve de devenir une star
au fond. La t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233; est donc venu
combler cela &#187;, avance Dupont. Pour
B&#233;langer, &#171; beaucoup de gens participent
&#224; ces &#233;missions, qui sont &#224; la base une
nouvelle forme de s&#233;rie dramatique avec
une forte intensification du r&#233;el. &#187; La
repr&#233;sentation de gens ordinaires a de
plus une incidence directe sur les t&#233;l&#233;spectateurs,
puisque cela procure &#224; ces
derniers une facilit&#233; d'identification aux
protagonistes. Ils collaborent donc avec
le concurrent, identifiable comme l'un
des leurs. &#171; Ces h&#233;ros ou underdogs doivent
affronter bien des &#233;preuves. Le public
d&#233;veloppe un sentiment d'attachement
rapide avec eux &#187;, estime B&#233;langer. Les
t&#233;l&#233;spectateurs deviennent aussi des
participants lorsqu'ils se prononcent
moralement sur les concurrents et lorsqu'ils
sont appel&#233;s &#224; voter pour le candidat
ou la candidate qu'ils d&#233;sirent voir
rester dans l'&#233;mission, lorsque celle-ci
met en jeu un processus d'&#233;limination
progressive des participants. Cela ajoute
beaucoup plus &#224; ce processus de d&#233;mocratisation
de la t&#233;l&#233;vision.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Une c&#233;l&#233;brit&#233; &#233;ph&#233;m&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement &#224; cette explosion
d'&#233;missions, on a assist&#233; &#224; une exposition
grandissante de ces nouvelles personnalit&#233;s
publiques dans les m&#233;dias,
particuli&#232;rement dans la presse &#224; potin.
Les magazines sont nombreux &#224; mettre
en premi&#232;re page des participants
de t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233;. Consid&#233;r&#233;s comme des
gens ordinaires, leurs vies priv&#233;es sont
scrut&#233;es dans les moindres d&#233;tails. Les
m&#233;dias exposent leurs drames priv&#233;s et
leurs confessions publiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces c&#233;l&#233;brit&#233;s ont su toucher le public
autant que les grandes stars hollywoodiennes.
Le &#171; star syst&#232;me &#187; actuel est-il
appel&#233; &#224; dispara&#238;tre pour faire place &#224;
la c&#233;l&#233;brit&#233; ordinaire ? Pour Dupont, il
est clair que le &#171; star syst&#232;me &#187; semble
perdre des plumes. &#171; On ne parle pas des
stars classiques, car il y a une fatigue
des stars actuelles. On regarde le voisin
par voie de cons&#233;quence. On s'int&#233;resse
au voisin qui est pass&#233; dans une t&#233;l&#233;
r&#233;alit&#233; ou &#224; la t&#233;l&#233;vision. &#187;, estime-t-il.
&#171; Certaines vedettes sont devenues par
ricochet des vedettes des sites Web sur
les c&#233;l&#233;brit&#233;s. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le propos de B&#233;langer est plus nuanc&#233;.
&#171; L'int&#233;r&#234;t du public s'est dirig&#233; vers la
surveillance de l'ordinaire en m&#234;me
temps que la t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233; est devenue
populaire. On ne s'int&#233;resse plus aux
vedettes pour leur dernier film, album
ou livre. On s'int&#233;resse davantage &#224; leur
vie personnelle. Ils se pr&#234;tent &#224; ce jeu et
se repr&#233;sentent aussi dans leurs quotidiennet&#233;s
en nous pr&#233;sentant leur nouveau-
n&#233;, leur nouvelle flamme amoureuse
ou m&#234;me leur garde-robe. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une histoire de politesse</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2007/volume-3/les-maladies-modernes/article/une-histoire-de-politesse</link>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Dor&#233;las</dc:creator>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>Au cours des derni&#232;res ann&#233;es, plusieurs soci&#233;t&#233;s d'&#201;tat ont entrepris des campagnes incitant leurs client&#232;les &#224; faire preuve de civisme. Ces campagnes &#233;taient ax&#233;es sur certains comportements qui semblent &#224; premi&#232;re vue banals, mais qui causent bien des d&#233;sagr&#233;ments. L'impolitesse, ou le manque de civisme, semble &#234;tre une attitude de plus en plus pr&#233;sente dans nos rapports sociaux au quotidien. Indiff&#233;rence g&#233;n&#233;ralis&#233;e ou manque d'&#233;gard aux biens et lieux publics ? Il semble que ces comportements soient (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au cours des derni&#232;res ann&#233;es, plusieurs
soci&#233;t&#233;s d'&#201;tat ont entrepris des campagnes incitant leurs client&#232;les &#224; faire preuve de civisme. Ces campagnes &#233;taient ax&#233;es sur certains comportements
qui semblent &#224; premi&#232;re vue banals, mais qui causent bien des d&#233;sagr&#233;ments.
L'impolitesse, ou le manque de civisme, semble &#234;tre une attitude de plus en plus pr&#233;sente dans nos rapports sociaux au quotidien. Indiff&#233;rence g&#233;n&#233;ralis&#233;e
ou manque d'&#233;gard aux biens et lieux publics ? Il semble que ces comportements
soient symptomatiques et sujets &#224; contaminer bien des gens.&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les institutions publiques
encourageant et pr&#244;nant le civisme est un moindre mal puisque de plus en plus, les gens ne re&#231;oivent plus cette &#233;ducation
&#224; savoir comment on doit se comporter en soci&#233;t&#233; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pour rem&#233;dier &#224; ce probl&#232;me, nos services
publics ont voulu encourager des actions concr&#232;tes dans les messages publicitaires. La Soci&#233;t&#233; de Transport de Montr&#233;al (STM) a pris l'initiative de lancer la campagne Mieux voyager ensemble,
qui visait &#224; encourager ses usagers &#224; faire preuve de civisme. Marianne Rouet, conseill&#232;re corporative aux affaires
publiques de la STM, affirme que cette campagne vise des comportements cibl&#233;s tant chez les usagers que chez les employ&#233;s de la STM. &#171; Il est difficile d'&#233;valuer si cela est d&#251; au manque de civisme, cependant il est primordial d'effectuer
des rappels de temps en temps &#187;, nous d&#233;clare t-elle. M&#234;me son de cloche pour Hel&#232;ne Pana&#239;oti, directrice des communications de la Grande Biblioth&#232;que.
L'institution montr&#233;alaise qui a entam&#233;, lors de la fin de l'ann&#233;e 2006 et durant le d&#233;but de 2007, l'op&#233;ration Qui&#233;tude
qui visait &#224; diminuer le niveau de bruit sur les lieux. &#171; Notre objectif lors de l'op&#233;ration Qui&#233;tude fut de rappeler et de sensibiliser les usagers qu'il y a des r&#232;gles de conduite &#224; la Grande Biblioth&#232;que &#187;, ajoute t-elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au moment d'&#233;crire ces lignes, la Grande Biblioth&#232;que n'a pas pu nous fournir des chiffres pr&#233;cis concernant le co&#251;t engendr&#233; par cette d&#233;marche. Ce genre d'op&#233;ration est justifiable en fonction du contexte dans lequel ils n&#233;gocient avec des grands achalandages
quotidiens. La principale probl&#233;matique
rencontr&#233;e &#224; la STM fut des retards engendr&#233;s par les usagers qui retenaient les portes des wagons. Ce comportement, parmi ceux qui sont concern&#233;s, demandait une intervention
afin de sensibiliser la client&#232;le aux cons&#233;quences d'un tel geste. D'autres actes ayant un moins en grand impact sur le r&#233;seau, mais qui causent beaucoup de d&#233;sagr&#233;ments ont &#233;t&#233; vis&#233;s. C&#233;der son si&#232;ge, ainsi qu'&#244;ter son sac &#224; dos &#224; bord des v&#233;hicules
sont des exemples qui ont fait surface
lors de cette campagne. Du c&#244;t&#233; de la Grande Biblioth&#232;que, on y accueille entre 8000 et 10000 visiteurs par jour, ce qui a engendr&#233; une situation difficile pour certains usagers qui trouvait l'espace
plut&#244;t bruyant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Interrog&#233;e sur le sujet, Carolle Simard, professeur &#224; l'Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al et auteure d'un livre sur l'impolitesse,
soutient qu'il est clair que l'impolitesse est li&#233;e aux faits que les gens ne sont pas &#233;duqu&#233;s sur les comportements
&#224; adopter dans les lieux publics. &#171; De plus en plus de services publics doivent
faire face &#224; des comportements agressifs de la part de leur client&#232;le. Il devient acceptable que ces entreprises &#233;tablissent des limites afin d'&#233;duquer les citoyens &#187;, ajoute t-elle. Ce constat est alarmant et peu reluisant.
En somme, les r&#233;sultats de ces campagnes
sont jusqu'&#224; maintenant pour le moins positifs, et les usagers comprennent
le message tant &#224; la STM qu'&#224; la Grande Biblioth&#232;que. &#192; la STM, on constate une diminution des portes bloqu&#233;es
et une prochaine campagne sera mise de l'avant pour encourager d'autres initiatives afin d'inciter les usagers au civisme. &#171; Les institutions publiques encourageant et pr&#244;nant le civisme est un moindre mal puisque de plus en plus, les gens ne re&#231;oivent plus cette &#233;ducation &#224; savoir comment on doit se comporter en soci&#233;t&#233; &#187;, rench&#233;rit madame Simard. La Grande Biblioth&#232;que continue par ailleurs son op&#233;ration en informant ses usagers par le biais d'un code de responsabilit&#233;s,
ainsi que par la distribution de cartons de couleurs indiquant des r&#232;gles &#224; suivre. &#171; Il est de la responsabilit&#233; de tout individu dans cette soci&#233;t&#233; de respecter
certaines normes de civisme et d'encourager les autres &#224; en faire autant &#187;, conclut madame Pana&#239;oti.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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