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	<title>l'Organe magazine, Montr&#233;al</title>
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	<description>l'Organe est un magazine th&#233;matique mensuel, francophone et &#233;tudiant bas&#233; &#224; Montr&#233;al, Universit&#233; Concordia.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>L'eau &#224; Montr&#233;al</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/l-eau/article/l-eau-a-montreal</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gabriel B&#233;land</dc:creator>


		<dc:subject>Culturel</dc:subject>

		<description>Dans le courant du XIXe si&#232;cle, &#224; peu pr&#232;s toutes les rivi&#232;res de Montr&#233;al ont &#233;t&#233; recouvertes d'asphalte pour r&#233;pondre aux exigences du d&#233;veloppement urbain. Oubli&#233;es de tous, certaines vivent encore sous les rues. Jacques Cartier s'est rendu pour la premi&#232;re fois sur le mont Royal le 2 octobre 1535. Parti de la rivi&#232;re des Prairies en canot, l'explorateur a emprunt&#233; le ruisseau Rambaut jusqu'&#224; la montagne. &#192; l'image de dizaines d'autres cours d'eau maintenant recouverts par des rues, le Rambaut est depuis (...)

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/l-eau/" rel="directory"&gt;L'eau&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le courant du XIX&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, &#224; peu pr&#232;s toutes les rivi&#232;res de Montr&#233;al ont &#233;t&#233; recouvertes
d'asphalte pour r&#233;pondre aux exigences du d&#233;veloppement urbain. Oubli&#233;es de
tous, certaines vivent encore sous les rues.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jacques Cartier s'est rendu pour la
premi&#232;re fois sur le mont Royal le
2 octobre 1535. Parti de la rivi&#232;re
des Prairies en canot, l'explorateur a
emprunt&#233; le ruisseau Rambaut jusqu'&#224;
la montagne. &#192; l'image de dizaines
d'autres cours d'eau maintenant
recouverts par des rues, le Rambaut est
depuis longtemps oubli&#233;. Tout comme
la rivi&#232;re Saint-Martin, nagu&#232;re situ&#233;e
dans l'actuel quartier Saint-Henri, ou
encore la rivi&#232;re Saint-Pierre dans le
Vieux-Montr&#233;al. &#171; Il y a dans cette ville
une ignorance totale du pass&#233; hydrographique,
d&#233;plore l'&#233;crivain et passionn&#233;
d'histoire, Lamberto Tassinari.
Les Montr&#233;alais ont pourtant v&#233;cu au
milieu de ces cours d'eau pendant trois
si&#232;cles. &#187; Une ignorance d'autant plus
inexplicable que les rivi&#232;res ont jou&#233;
un r&#244;le important dans le d&#233;veloppement
de la ville. Avant qu'un syst&#232;me
d'aqueduc ne dirige les eaux us&#233;es vers
le fleuve, les d&#233;chets et excr&#233;ments se
retrouvaient tout naturellement dans
ces affluents. &#171; La rivi&#232;re Saint-Martin
&#233;tait bord&#233;e de tanneries, rappelle l'historien
de L'Autre Montr&#233;al, Bernard
Vall&#233;e. Ils y jetaient des cadavres d'animaux
et tout ce que vous pouvez imaginer.
Aux beaux jours de l'&#233;t&#233;, le cours
d'eau avait des airs de cloaque infect. &#187;
La rivi&#232;re Saint-Pierre, qui longe le
canal Lachine jusqu'au Vieux-Montr&#233;al,
a aussi re&#231;u sa part de d&#233;chets. Bernard
Vall&#233;e explique que m&#234;me des enfants
y &#233;taient abandonn&#233;s. &#171; La Saint-Pierre
passait devant l'ancien H&#244;pital G&#233;n&#233;ral,
qui recueillait les enfants d&#233;laiss&#233;s.
Des orphelins jet&#233;s &#224; la rivi&#232;re d&#233;rivaient
avant d'&#233;chouer sur la gr&#232;ve. &#187;
Le quai devant l'institution a d'ailleurs
longtemps port&#233; le nom de &#171; Quai des
enfants trouv&#233;s &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rivi&#232;res enfouies Au tournant du
XIX&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, l'insalubrit&#233; grandissante
des cours d'eau a toutefois pos&#233; un probl&#232;me
de sant&#233; publique inqui&#233;tant.
Les besoins croissants de transport et
les co&#251;ts importants li&#233;s &#224; la construction
de centaines de ponts au-dessus
des rivi&#232;res et ruisseaux ont ainsi jou&#233;
en faveur de leur &#233;limination. Seuls les
petits cours d'eau ont pu &#234;tre remblay&#233;s,
comme l'explique Bernard Vall&#233;e. &#171; Les
rivi&#232;res avec un gros d&#233;bit n'ont pu &#234;tre
compl&#232;tement remplies, car on devait
laisser l'eau circuler jusqu'au fleuve.
Les ing&#233;nieurs de l'&#233;poque ont donc
d&#233;cid&#233; de les couvrir d'asphalte, tout
en laissant leur lit intact. &#187; C'est le
cas des rivi&#232;res Saint-Pierre et Saint-
Martin, toutes deux enfouies vers les
ann&#233;es 1830. Le flot imp&#233;tueux de ces
cours d'eau devenus souterrains s'est
tout de m&#234;me acharn&#233; &#224; couler dans le
fleuve jusqu'au XX&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. L'urbanisation
de Montr&#233;al a toutefois bel et bien
eu raison du r&#233;seau hydrique. &#171; Tant
qu'il y a eu de la terre pour capter l'eau
de pluie et la diriger jusqu'aux rivi&#232;res,
elles ont pu continuer &#224; couler, explique
Bernard Vall&#233;e. D&#232;s que l'asphalte
couvre les terrains, par contre, la pluie
est directement dirig&#233;e vers le r&#233;seau
d'aqueduc et les cours d'eau s'ass&#232;chent
lentement. &#187; Seules quelques vieilles
rivi&#232;res enfouies ont encore un d&#233;bit
d'eau aujourd'hui, et seulement au
printemps. Une situation que regrette
Lamberto Tassinari. &#171; Un patrimoine
immense est perdu, d&#233;plore-t-il. Plusieurs
villes, comme Valencia, Vienne
ou Stockholm, ont compris l'importance
de l'eau. &#187; L'&#233;crivain aimerait qu'&#224;
l'image de ces villes des canaux soient
am&#233;nag&#233;s &#224; Montr&#233;al. &#171; L'id&#233;e n'est pas
de revenir &#224; l'&#233;poque de la d&#233;couverte,
pr&#233;cise-t-il. Il s'agit simplement de
redonner &#224; l'eau une place dans la vie
des Montr&#233;alais. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En collaboration avec le Carrefour international
de la Presse universitaire &#233;tudiante&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'eau, source de coop&#233;ration</title>
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		<dc:date>2008-03-01T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gabriel B&#233;land</dc:creator>


		<dc:subject>Politique</dc:subject>

		<description>Les m&#233;dias abordent souvent la question du partage transfrontalier des ressources en eau sous un angle alarmiste. Avec 260 syst&#232;mes fluviaux transfrontaliers et des pr&#233;visions selon lesquelles un tiers de la population mondiale manquera d'eau en 2025, on tient pour acquis qu'une guerre de l'eau g&#233;n&#233;ralis&#233;e aura lieu avant la fin du si&#232;cle. Mais les travaux r&#233;cents de nombreux chercheurs indiquent exactement le contraire. Aaron Wolf, professeur de g&#233;ographie &#224; l'Oregon State University, constate ainsi (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les m&#233;dias abordent souvent la
question du partage transfrontalier
des ressources en eau sous un
angle alarmiste. Avec 260 syst&#232;mes fluviaux
transfrontaliers et des pr&#233;visions
selon lesquelles un tiers de la population
mondiale manquera d'eau en 2025,
on tient pour acquis qu'une guerre de
l'eau g&#233;n&#233;ralis&#233;e aura lieu avant la fin
du si&#232;cle. Mais les travaux r&#233;cents de
nombreux chercheurs indiquent exactement
le contraire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aaron Wolf, professeur de g&#233;ographie
&#224; l'Oregon State University, constate
ainsi dans l'avant-propos de son atlas
des ententes internationales sur l'eau
douce (Atlas of International Freshwater
Agreements) que lorsqu'il s'agit de partager
l'eau, &#171; les trait&#233;s, et non les guerre,
sont la norme &#187;. Une observation qui
s'appuie sur une &#233;tude (qu'il a cor&#233;dig&#233;e)
sur les syst&#232;mes fluviaux &#224; risque1.
On y constate que, sur les 1 831 &#233;v&#233;nements
li&#233;s au partage de l'eau survenus
ces 50 derni&#232;res ann&#233;es, 67 % &#233;taient de
nature coop&#233;rative. Et lorsque les rapports
&#233;taient conflictuels, l'hostilit&#233; se
limitait &#224; des menaces verbales dans
80 % des cas. Les exemples de coop&#233;ration
sont parfois frappants, puisqu'on
retrouve dans cette cat&#233;gorie certains
des fleuves les plus chaudement disput&#233;s
de la plan&#232;te (voir la carte &#224; la page/aux
pages X), comme le Jourdain, qu'Isra&#235;l et
la Jordanie n'ont jamais cess&#233; de cog&#233;rer
en presque 50 ans de guerre, ou l'Indus,
sur lequel l'Inde et le Pakistan ont sign&#233;
un trait&#233; malgr&#233; leurs incessantes hostilit&#233;s
depuis la partition de 1947.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourquoi le partage des eaux incite-til
au dialogue ? &#171; Sur le plan strat&#233;gique,
se battre pour de l'eau est absurde : on
n'accro&#238;t pas ses r&#233;serves en faisant la
guerre au voisin, &#224; moins de s'emparer
de tout son bassin hydrographique
et de le vider de ses habitants, et ce,
au risque de terribles repr&#233;sailles &#187;,
Wolf expliquait-il en 2001 au Courrier de
l'UNESCO. Entre d'autres termes, alors
qu'on peut conqu&#233;rir une source p&#233;trolif&#232;re
parce qu'elle est ponctuelle, pour
conqu&#233;rir un fleuve, il faut s'emparer
d'un pays entier. L'ass&#232;chement futur
de nombreuses r&#233;gions du monde (la
Chine et l'Inde, notamment) en raison
des changements climatiques et de la
surexploitation des ressources hydriques
devrait donc bien accro&#238;tre les
tensions sur le partage de l'eau &#8211; ainsi
que les frappes et escarmouches ponctuelles
&#8211; mais non engendrer de grands
conflits arm&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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