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	<title>l'Organe magazine, Montr&#233;al</title>
	<link>http://www.lorgane.org/</link>
	<description>l'Organe est un magazine th&#233;matique mensuel, francophone et &#233;tudiant bas&#233; &#224; Montr&#233;al, Universit&#233; Concordia.</description>
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		<title>Pr&#233;l&#232;vement &#224; la source</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/l-eau/article/prelevement-a-la-source</link>
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		<dc:date>2008-03-01T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandra Roy</dc:creator>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>Les Qu&#233;b&#233;cois consomment beaucoup d'eau, 400 litres par personne et par jour selon une &#233;tude d'Environnement Canada de 1999. Un record mondial, tr&#232;s loin des 5,4 litres de Madagascar. Et si demain, pour changer leurs habitudes, les Qu&#233;b&#233;cois se r&#233;veillaient avec des compteurs d'eau dans leurs salles de bain ? De nombreux &#201;tats occidentaux, comme la France et le Royaume- Uni, taxent l'eau. Il en va de m&#234;me pour certaines provinces canadiennes : la Saskatchewan, le Manitoba et l'Ontario. Et les (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les Qu&#233;b&#233;cois consomment beaucoup d'eau, 400 litres par
personne et par jour selon une &#233;tude d'Environnement Canada
de 1999. Un record mondial, tr&#232;s loin des 5,4 litres de
Madagascar. Et si demain, pour changer leurs habitudes,
les Qu&#233;b&#233;cois se r&#233;veillaient avec des compteurs d'eau
dans leurs salles de bain ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De nombreux &#201;tats occidentaux,
comme la France et le Royaume-
Uni, taxent l'eau. Il en va de
m&#234;me pour certaines provinces canadiennes : la Saskatchewan, le Manitoba
et l'Ontario. Et les r&#233;sultats sont l&#224; : la
consommation d'eau r&#233;sidentielle y a
baiss&#233; de 70 %, rapporte environnement
Canada. Au Qu&#233;bec, difficile pour l'instant
d'atteindre ces r&#233;sultats car seulement
20 % des habitations sont &#233;quip&#233;es
de compteurs d'eau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La m&#233;thode de tarification diff&#232;re
d'une municipalit&#233; &#224; l'autre. La ville de
Brossard, en banlieue de Montr&#233;al, est
un exemple d'application du principe
de l'utilisateur-payeur. Par le biais de la
&#171; taxe d'&#233;go&#251;t et d'aqueduc &#187;, les citoyens
paient l'eau par litre consomm&#233;. Cette
approche fonctionne tr&#232;s bien selon
M. Gallant, directeur g&#233;n&#233;ral adjoint
de la Ville : &#171; Notre pourcentage de perte
et de consommation d'eau par habitant
est beaucoup plus faible que la moyenne
de la province. Les citoyens comprennent
que plus la consommation augmente,
plus les factures grimpent. De
notre c&#244;t&#233;, nous nous engageons &#224; fournir
un service impeccable pour garder
nos r&#233;seaux en excellente condition. &#187;
Louise Cournoyer, r&#233;sidante de Brossard,
est plus mitig&#233;e : &#171; Ce n'est pas
une question de compteurs, c'est une
question de conscience. Les compteurs
ne font pas en sorte que je sois plus vigilante,
puisque de toute fa&#231;on, le prix est
trop faible pour faire une diff&#233;rence. &#187;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Une illusion ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour d'autres municipalit&#233;s, comme
Laval, la tarification au litre ne fait pas
partie des projets. &#171; Peut-&#234;tre que les
compteurs changeraient les mauvaises
habitudes, affirme le porteparole de la
ville, Michel Laforge, mais ce n'est pas
le meilleur moyen pour sensibiliser les
r&#233;sidents. On n'a qu'&#224; regarder le prix de
l'essence : ce n'est pas parce qu'il monte
que les citoyens en consomment moins.
Changer les habitudes de vie, c'est un
travail de longue haleine. &#187; Cette id&#233;e
est appuy&#233;e par St&#233;phane Venne, directeur
associ&#233; des communications &#224; la
Direction de l'eau de Montr&#233;al. Pour lui,
dans les villes munies de compteurs, le
budget global de l'eau n'est pas toujours
connu avec pr&#233;cision et le tarif au m&#232;tre
cube ne refl&#232;te pas n&#233;cessairement les
co&#251;ts r&#233;els des infrastructures, &#171; mais
il en cr&#233;e l'illusion &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'efficacit&#233; des compteurs d'eau est
m&#234;me contest&#233;e chez les militants &#233;cologistes.
Pour plusieurs d'entre eux, le
syst&#232;me de tarification forfaitaire &#8211; facturer
un montant fixe chaque ann&#233;e
au citoyen par le compte de taxes fonci&#232;res
&#8211; est plus efficace que les compteurs
pour sensibiliser le citoyen au
gaspillage. Martine Ouellet, vicepr&#233;sidente
de la coalition Eau Secours, fait
partie de ceux-l&#224;. &#171; Tout le monde doit
avoir acc&#232;s &#224; l'eau, c'est une question
d'&#233;quit&#233; sociale. La taxe municipale
actuelle tient compte de la consommation
des entreprises et de la capacit&#233; de
payer du citoyen. C'est la fa&#231;on la moins
co&#251;teuse d'aller chercher les revenus
n&#233;cessaires aux services de l'eau &#187;,
explique-t-elle. Plut&#244;t que d'opter pour
les compteurs &#224; domicile, il faudrait
que le gouvernement et les municipalit&#233;s
misent sur la r&#233;glementation. &#171; Les
amendes aux citoyens contrevenants
sont plus dissuasives et moins co&#251;teuses &#187;, poursuit-elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Serge Roy, pr&#233;sident de l'Association
qu&#233;b&#233;coise pour le contrat mondial de
l'eau (AQCME), se m&#233;fie &#233;galement du
principe de l'utilisateur-payeur. &#171; C'est
un moyen d'aller chercher du financement
&#224; un moment o&#249; les infrastructures
ont besoin d'&#234;tre r&#233;nov&#233;es. Or, ce
financement peut se faire par la taxe
fonci&#232;re g&#233;n&#233;rale. Quant au gaspillage,
le gouvernement devrait miser sur des
campagnes de sensibilisation et d'&#233;ducation
populaire, comme &#231;a s'est fait
dans de grandes villes telles que New
York. &#187;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Free-for-all au Qu&#233;bec
&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui consid&#232;rent les compteurs
comme un outil efficace pour inciter les
r&#233;sidants &#224; moins gaspiller l'eau croient
au contraire que la tarification &#224; forfait
d&#233;savantage les moins nantis. &#171; En ce
moment, au Qu&#233;bec, c'est le free-forall.
Le syst&#232;me de taxes actuel fait en
sorte que les plus riches en profitent
pendant que les plus pauvres paient.
Il y a du gaspillage et on ne frappe pas
sur les bonnes personnes &#187;, affirme
R&#233;jean Pich&#233;, vice-pr&#233;sident de Tekno,
une entreprise qui &#339;uvre dans le traitement
de l'eau depuis 30 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plusieurs militants de l'eau per&#231;oivent
l'installation de compteurs comme une
porte ouverte pour les entreprises d&#233;sireuses
de mettre la main sur la gestion
de l'eau au Qu&#233;bec. M. Pich&#233; n'est pas
de cet avis. &#171; Si les villes restent toujours
propri&#233;taires de leur syst&#232;me, il n'y a
aucun danger. Les arrondissements de
Saint-Laurent et Mercier ont install&#233;
des compteurs dans les r&#233;sidences, et
pourtant la gestion n'est pas privatis&#233;e.
Par ailleurs, il y a toujours moyen de
confier la gestion de l'eau &#224; une soci&#233;t&#233;
d'&#201;tat comme Hydro-Qu&#233;bec ou Gaz
M&#233;tro &#187;, conclut-il.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Agence de presse &#233;tudiante mondiale |
Novembre 2007&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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