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	<title>l'Organe magazine, Montr&#233;al</title>
	<link>http://www.lorgane.org/</link>
	<description>l'Organe est un magazine th&#233;matique mensuel, francophone et &#233;tudiant bas&#233; &#224; Montr&#233;al, Universit&#233; Concordia.</description>
	<language>fr</language>
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<item xml:lang="fr">
		<title>Une histoire de politesse</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2007/volume-3/les-maladies-modernes/article/une-histoire-de-politesse</link>
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		<dc:date>2008-03-01T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Dor&#233;las</dc:creator>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>Au cours des derni&#232;res ann&#233;es, plusieurs soci&#233;t&#233;s d'&#201;tat ont entrepris des campagnes incitant leurs client&#232;les &#224; faire preuve de civisme. Ces campagnes &#233;taient ax&#233;es sur certains comportements qui semblent &#224; premi&#232;re vue banals, mais qui causent bien des d&#233;sagr&#233;ments. L'impolitesse, ou le manque de civisme, semble &#234;tre une attitude de plus en plus pr&#233;sente dans nos rapports sociaux au quotidien. Indiff&#233;rence g&#233;n&#233;ralis&#233;e ou manque d'&#233;gard aux biens et lieux publics ? Il semble que ces comportements soient (...)

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2007/volume-3/les-maladies-modernes/" rel="directory"&gt;Les maladies modernes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/mot/societe" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au cours des derni&#232;res ann&#233;es, plusieurs
soci&#233;t&#233;s d'&#201;tat ont entrepris des campagnes incitant leurs client&#232;les &#224; faire preuve de civisme. Ces campagnes &#233;taient ax&#233;es sur certains comportements
qui semblent &#224; premi&#232;re vue banals, mais qui causent bien des d&#233;sagr&#233;ments.
L'impolitesse, ou le manque de civisme, semble &#234;tre une attitude de plus en plus pr&#233;sente dans nos rapports sociaux au quotidien. Indiff&#233;rence g&#233;n&#233;ralis&#233;e
ou manque d'&#233;gard aux biens et lieux publics ? Il semble que ces comportements
soient symptomatiques et sujets &#224; contaminer bien des gens.&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les institutions publiques
encourageant et pr&#244;nant le civisme est un moindre mal puisque de plus en plus, les gens ne re&#231;oivent plus cette &#233;ducation
&#224; savoir comment on doit se comporter en soci&#233;t&#233; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pour rem&#233;dier &#224; ce probl&#232;me, nos services
publics ont voulu encourager des actions concr&#232;tes dans les messages publicitaires. La Soci&#233;t&#233; de Transport de Montr&#233;al (STM) a pris l'initiative de lancer la campagne Mieux voyager ensemble,
qui visait &#224; encourager ses usagers &#224; faire preuve de civisme. Marianne Rouet, conseill&#232;re corporative aux affaires
publiques de la STM, affirme que cette campagne vise des comportements cibl&#233;s tant chez les usagers que chez les employ&#233;s de la STM. &#171; Il est difficile d'&#233;valuer si cela est d&#251; au manque de civisme, cependant il est primordial d'effectuer
des rappels de temps en temps &#187;, nous d&#233;clare t-elle. M&#234;me son de cloche pour Hel&#232;ne Pana&#239;oti, directrice des communications de la Grande Biblioth&#232;que.
L'institution montr&#233;alaise qui a entam&#233;, lors de la fin de l'ann&#233;e 2006 et durant le d&#233;but de 2007, l'op&#233;ration Qui&#233;tude
qui visait &#224; diminuer le niveau de bruit sur les lieux. &#171; Notre objectif lors de l'op&#233;ration Qui&#233;tude fut de rappeler et de sensibiliser les usagers qu'il y a des r&#232;gles de conduite &#224; la Grande Biblioth&#232;que &#187;, ajoute t-elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au moment d'&#233;crire ces lignes, la Grande Biblioth&#232;que n'a pas pu nous fournir des chiffres pr&#233;cis concernant le co&#251;t engendr&#233; par cette d&#233;marche. Ce genre d'op&#233;ration est justifiable en fonction du contexte dans lequel ils n&#233;gocient avec des grands achalandages
quotidiens. La principale probl&#233;matique
rencontr&#233;e &#224; la STM fut des retards engendr&#233;s par les usagers qui retenaient les portes des wagons. Ce comportement, parmi ceux qui sont concern&#233;s, demandait une intervention
afin de sensibiliser la client&#232;le aux cons&#233;quences d'un tel geste. D'autres actes ayant un moins en grand impact sur le r&#233;seau, mais qui causent beaucoup de d&#233;sagr&#233;ments ont &#233;t&#233; vis&#233;s. C&#233;der son si&#232;ge, ainsi qu'&#244;ter son sac &#224; dos &#224; bord des v&#233;hicules
sont des exemples qui ont fait surface
lors de cette campagne. Du c&#244;t&#233; de la Grande Biblioth&#232;que, on y accueille entre 8000 et 10000 visiteurs par jour, ce qui a engendr&#233; une situation difficile pour certains usagers qui trouvait l'espace
plut&#244;t bruyant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Interrog&#233;e sur le sujet, Carolle Simard, professeur &#224; l'Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Montr&#233;al et auteure d'un livre sur l'impolitesse,
soutient qu'il est clair que l'impolitesse est li&#233;e aux faits que les gens ne sont pas &#233;duqu&#233;s sur les comportements
&#224; adopter dans les lieux publics. &#171; De plus en plus de services publics doivent
faire face &#224; des comportements agressifs de la part de leur client&#232;le. Il devient acceptable que ces entreprises &#233;tablissent des limites afin d'&#233;duquer les citoyens &#187;, ajoute t-elle. Ce constat est alarmant et peu reluisant.
En somme, les r&#233;sultats de ces campagnes
sont jusqu'&#224; maintenant pour le moins positifs, et les usagers comprennent
le message tant &#224; la STM qu'&#224; la Grande Biblioth&#232;que. &#192; la STM, on constate une diminution des portes bloqu&#233;es
et une prochaine campagne sera mise de l'avant pour encourager d'autres initiatives afin d'inciter les usagers au civisme. &#171; Les institutions publiques encourageant et pr&#244;nant le civisme est un moindre mal puisque de plus en plus, les gens ne re&#231;oivent plus cette &#233;ducation &#224; savoir comment on doit se comporter en soci&#233;t&#233; &#187;, rench&#233;rit madame Simard. La Grande Biblioth&#232;que continue par ailleurs son op&#233;ration en informant ses usagers par le biais d'un code de responsabilit&#233;s,
ainsi que par la distribution de cartons de couleurs indiquant des r&#232;gles &#224; suivre. &#171; Il est de la responsabilit&#233; de tout individu dans cette soci&#233;t&#233; de respecter
certaines normes de civisme et d'encourager les autres &#224; en faire autant &#187;, conclut madame Pana&#239;oti.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Mon fr&#232;re, mon ange</title>
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		<dc:date>2008-03-01T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Boss&#233;</dc:creator>



		<description>Son fr&#232;re France, 95 minutes (2003) Juillet : Assis sur un banc de parc au bord de la mer, un vieillard parle avec deux jeunes hommes. Il leur raconte l'histoire de disparus au large, enlev&#233;s par la force de l'eau. Mars : Retour en arri&#232;re. Thomas cogne &#224; la porte de Luc, son fr&#232;re, apr&#232;s plusieurs ann&#233;es sans contact. Il lui annonce que la mort le guette, qu'il a besoin d'aide. Thomas souffre d'une rare condition. Son sang ne contient pas suffisamment de plaquettes, ces briques qui colmatent les (...)

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2007/volume-3/les-maladies-modernes/" rel="directory"&gt;Les maladies modernes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Son fr&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;France, 95 minutes (2003)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Juillet : Assis sur un banc de parc au bord de la mer, un vieillard parle avec deux jeunes hommes. Il leur raconte l'histoire de disparus au large, enlev&#233;s par la force de l'eau. Mars : Retour en arri&#232;re. Thomas
cogne &#224; la porte de Luc, son fr&#232;re, apr&#232;s plusieurs ann&#233;es sans contact. Il lui annonce que la mort le guette, qu'il a besoin d'aide. Thomas souffre d'une rare condition. Son sang ne contient pas suffisamment de plaquettes, ces briques qui colmatent les br&#232;ches dans la peau ; chaque h&#233;morragie menace sa vie. Commence
la recherche pour une cure. Les s&#233;jours de Thomas &#224; l'h&#244;pital se multiplient.
Dans sa chambre, se succ&#232;dent des parents qui parfois parlent peu, souvent parlent trop, une amoureuse &#224; bout de nerfs, et demeure toujours Luc, un fr&#232;re qui veille sur l'autre. Apr&#232;s quelques
mois, la m&#233;decine ne gu&#233;rit toujours
pas. Elle ne maintient qu'en vie. Le corps de Thomas supporte encore, mais sa t&#234;te n'en peut plus. Retour en juillet : Partir pour vivre encore un peu, survivre.
Thomas et Luc s'en vont &#224; la plage, pour un dernier voyage o&#249; le courant ne pardonne pas, o&#249; les vagues cachent les corps perdus. Pour ce drame au temps &#233;clat&#233;, fr&#244;lant parfois le m&#233;lo, le r&#233;alisateur
Patrice Ch&#233;reau exploite la fragilit&#233;
des corps et la violence des contacts humains avec sobri&#233;t&#233;. Bruno Todeschini
en Thomas et &#201;ric Caravaca en Luc &#233;merveillent par la v&#233;rit&#233; de leur jeu.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Safe&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#201;tats-Unis, 119 minutes (1995)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; la porte des ann&#233;es 90, robes pastel &#224; motifs, lustres immenses en plastique et coiffures style permanente meublent la vall&#233;e de San Fernando, Californie. Pour pr&#233;server l'opulence du paradis artificiel,
les dispositifs de s&#233;curit&#233; et d'entretien
s'accumulent : de gigantesques cl&#244;tures
prot&#232;gent les maisons-ch&#226;teaux, de l'a&#233;robie sous des airs de synth&#233;tiseur maintiennent en sant&#233;, des femmes de m&#233;nage purifient les maisons. Au c&#339;ur d'un univers autant aseptis&#233;, le moindre d&#233;r&#232;glement devient une importante menace de d&#233;s&#233;quilibre. La fum&#233;e d'un camion de livraison transforme l'auto &#224; l'arri&#232;re en chambre &#224; gaz ; la teneur chimique des produits de beaut&#233; transforment
le client au salon de coiffure en cobaye d'une exp&#233;rience scientifique. Dans la vie de Carol, femme &#224; la maison
avec mari et beau-fils, la premi&#232;re manifestation d'un malaise exponentiel
est un simple &#233;ternuement, sous la fra&#238;cheur du garage au foyer familial. &#192; un rythme alarmant, les sympt&#244;mes se multiplient. Au grand dam de Carol, la m&#233;decine reste impuissante devant un mal aussi abstrait que concret. De quoi souffre-t-elle vraiment : d'une maladie imaginaire dans un monde superficiel o&#249; les pulsions sont inhib&#233;es, ou d'une r&#233;action extr&#234;me &#224; la pollution environnante ?
La question demeure. Carol s'isole alors dans une clinique de purification
aux allures sectaires. &#192; la fin, la survie ne tient plus qu'&#224; un bunker et une bombonne d'oxyg&#232;ne. Sous l'influence
&#233;vidente de Kubrick, le cin&#233;aste Todd Haynes offre une dystopie des plus actuelles, dans laquelle l'artificiel domine la nature.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;
La mort de Mr. Lazarescu&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Roumanie, 150 minutes (2005)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n'est pas une simple journ&#233;e qui s'annonce
dans la vie d'un homme ordinaire. Sous l'indiff&#233;rence de ses trois chats, Dante Remus Lazarescu vit seul entre les murs beiges de son appartement exigu. Sa soeur habite dans un village voisin, sa fille a immigr&#233; au Canada, sa femme est morte depuis dix ans. Depuis son r&#233;veil, il souffre de maux &#224; la t&#234;te et au ventre. Pour &#233;teindre la douleur, il se gave de m&#233;dicaments, se saoule de potions artisanales.
Cependant, le malaise persiste. Il se r&#233;signe &#224; t&#233;l&#233;phoner pour qu'une ambulance le cueille &#224; son domicile sale et bord&#233;lique. Pendant l'attente du v&#233;hicule
d'urgence, un couple voisin prend soin de lui avec des moyens limit&#233;s. Face aux &#233;tourdissements de Dante, l'homme tente de le raisonner quant &#224; sa consommation
abusive d'alcool. Apr&#232;s qu'il ait vomi de la bile et du sang, la femme lui offre de la moussaka. L'ambulance arrive enfin, et le vieux Roumain est pris en charge par une infirmi&#232;re param&#233;dicale.
Sans le savoir, elle devient l'ange gardien du malade jusqu'&#224; la fin de son p&#233;riple. D'une salle d'urgence &#224; l'autre, ils affrontent ensemble les d&#233;bordements
&#224; l'urgence, l'insolence envers les patients, la lourdeur de la bureaucratie hospitali&#232;re, le manque de respect des docteurs envers les strates inf&#233;rieures de la hi&#233;rarchie m&#233;dicale. L'&#233;tat de sant&#233; de Lazarescu s'empire au fil du voyage, alors que son c&#244;t&#233; droit se paralyse peu &#224; peu et son esprit s'embrume. Impossible de mettre le doigt sur la cause du mal : simple ivresse, ulc&#232;re anciennement trait&#233;, tumeur du colon&#8230; ? Les hypoth&#232;ses
se suivent, mais ne se confirment pas, jusqu'&#224; ce qu'il passe une scanographie
du cerveau. L'ambulance s'arr&#234;te finalement dans un h&#244;pital accueillant, &#224; l'esprit humanitaire, o&#249; g&#238;t sur une civi&#232;re m&#233;tallique le sexag&#233;naire entre la vie et la mort.
De l'odyss&#233;e d'un condamn&#233; &#224; mort &#233;merge une touchante all&#233;gorie aux th&#232;mes universels : le vieillissement et la solitude, l'&#233;thique et l'&#234;tre humain, la dignit&#233; et la mort. Au bout du compte, le film se r&#233;sume aux correspondances
mythiques pr&#233;sentent dans le nom du protagoniste : le passage dans les h&#244;pitaux en cercles d'enfer pour Dante, la mort entre les mains des proches tel R&#233;mus, puis la maladie comme Lazare, le ressuscit&#233; du Christ et patron des l&#233;preux au Moyen-&#194;ge.
Dans un esprit documentariste, Cristi Puiu offre une brillante ode &#224; la mortalit&#233;
au ton verd&#226;tre, avec une cam&#233;ra aussi nerveuse que pr&#233;cise. Au centre de ce ballet hospitalier &#224; la mise en sc&#232;ne naturaliste, s'&#233;l&#232;ve la colossale performance
de Ion Fiscuteanu, qui pr&#234;te totalement
son corps au jeu, dans le r&#244;le du pauvre patient manipul&#233;, d&#233;nud&#233;, ras&#233;. Malgr&#233; la lourdeur du sujet, le r&#233;alisateur
roumain &#233;vite le pi&#232;ge du mis&#233;rabilisme
par l'humour noir des dialogues.
Second long m&#233;trage d'un peintre pass&#233; cin&#233;aste, La mort de Mr. Lazarescu a re&#231;u plusieurs r&#233;compenses sur la sc&#232;ne internationale, dont le prix Un Certain Regard &#224; l'&#233;dition 2005 du Festival de Cannes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Carnets de sant&#233;</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2007/volume-3/les-maladies-modernes/article/carnets-de-sante</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2007/volume-3/les-maladies-modernes/article/carnets-de-sante</guid>
		<dc:date>2008-03-01T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Ginoux</dc:creator>



		<description>Plurielles, rampantes et, d'une certaine mani&#232;re, in&#233;luctables, certaines maladies du si&#232;cle, ou du moins l'id&#233;e que nous nous en faisons, provoquent aujourd'hui de nombreux d&#233;bats houleux. Sommes-nous, par exemple, en train d'assister, impuissants, &#224; la perversion d'un syst&#232;me d&#233;mocratique dont nous &#233;tions si fiers hier ? L'am&#233;ricanisme est-il si dangereux que nous le pensons ? Enfin, l'Internet nous conduit-il vraiment &#224; un nouvel esclavagisme, celui de la machine ? Trois essais percutants font le point (...)

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2007/volume-3/les-maladies-modernes/" rel="directory"&gt;Les maladies modernes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Plurielles, rampantes et, d'une certaine mani&#232;re, in&#233;luctables,
certaines maladies du si&#232;cle, ou du moins l'id&#233;e que nous nous en faisons, provoquent aujourd'hui de nombreux d&#233;bats houleux. Sommes-nous, par exemple, en train d'assister, impuissants,
&#224; la perversion d'un syst&#232;me d&#233;mocratique dont nous &#233;tions si fiers hier ? L'am&#233;ricanisme est-il si dangereux que nous le pensons ? Enfin, l'Internet nous conduit-il vraiment
&#224; un nouvel esclavagisme, celui de la machine ? Trois essais
percutants font le point sur ces questions et nous fournissent
des pistes de r&#233;flexion, qui nous prouvent que rien n'est totalement noir&#8230; ou blanc.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les goulags de la d&#233;mocratie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Angela Y. Davis (2006)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#201;ditions &#201;cosoci&#233;t&#233;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;142 pages &#8211; Environ 15 $&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant de s'attacher au th&#232;me central de ce livre, il faut rappeler qui est Angela Y. Davis. L&#233;gende de la lutte anti-raciste et f&#233;ministe des ann&#233;es 70, ancienne candidate
&#224; la vice-pr&#233;sidence du parti communiste
des &#201;tats-Unis et aujourd'hui professeure universitaire, cette justici&#232;re
a tour &#224; tour &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;e comme l'embl&#232;me d'un espoir populaire et l'ennemie
num&#233;ro un du gouvernement am&#233;ricain. Les injures, les accusations et m&#234;me la prison n'ont toutefois jamais r&#233;ussi &#224; la faire taire, si bien qu'elle se bat toujours en faveur des droits de la personne sous toutes leurs formes. Dans cet essai, b&#226;ti sous forme d'entretiens, Angela Y. Davis fustige la perversion de la d&#233;mocratie, au nom de laquelle on revendique le profilage ethnique, la &#171; carc&#233;ralisation &#187;, la surveillance des citoyens, la guerre et la torture. Du traitement
n&#233;o-esclavagiste que l'on r&#233;serve aux hommes de couleur, &#224; la coercition sexuelle inflig&#233;e aux femmes dans les prisons, en passant par la revendication
l&#233;gale de la violence dans des camps comme Guantanamo, chaque exemple d'atteinte aux droits humains est diss&#233;qu&#233;,
argument&#233; et combattu. Un livre citoyen exemplaire.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;
American Vertigo&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Bernard-Henry L&#233;vy (2006)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#201;ditions Grasset&lt;/p&gt; &lt;p&gt;504 pages &#8211; Environ 40 $&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parfois consid&#233;r&#233; comme un philosophe
de pacotille, plus attach&#233; &#224; sa pr&#233;sence
devant les cam&#233;ras, qu'&#224; un r&#233;el contenu, BHL, comme on le surnomme outre-Atlantique, a tout de m&#234;me le talent de publier des essais cons&#233;quents sur des th&#232;mes qui n'int&#233;resseraient, de prime abord, qu'une certaine &#233;lite intellectuelle.
&#192; preuve cet American Vertigo, pour la r&#233;alisation duquel il a d&#233;cid&#233; de suivre les trace du penseur Tocqueville et d'explorer l'immensit&#233; am&#233;ricaine. Apr&#232;s plus de 20 000 km de parcourus en une ann&#233;e, et de nombreuses rencontres
&#224; son actif, de celle de Woody Allen, &#224; celle d'un chef indien antis&#233;mite ou d'une prostitu&#233;e du Nevada, l'auteur s'est propos&#233; de relater son exp&#233;rience dans ce &#8220;road book&#8221;. M&#234;me si sa verve est parfois un peu verbeuse et herm&#233;tique,
BHL nous propose une nouvelle lecture intelligente et teint&#233;e d'humour des principes de r&#233;publique, de patriotisme
et de diversit&#233; culturelle. Pour voir l'Am&#233;rique autrement que par les seuls yeux de l'antiam&#233;ricanisme.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La r&#233;volte du pronetariat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Jo&#235;l de Rosnay (2006)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#201;ditions Fayard,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;collection Transversales&lt;/p&gt; &lt;p&gt;252 pages - Environ 30 $ (gratuit sur le net)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Internet est-il esclavagiste, ou lib&#233;rateur ? Le d&#233;bat n'est pas d'hier, mais il s'accentue au fur et &#224; mesure que les internautes se font plus nombreux. Jo&#235;l de Rosnay, ancien chercheur au MIT et personnalit&#233; reconnue dans le domaine des nouvelles technologies, d&#233;fend la deuxi&#232;me option. Dans cet ouvrage, il nous initie &#224; l'histoire et aux m&#233;andres d'une invention qu'il consid&#232;re aussi r&#233;volutionnaire que celles qui ont engendr&#233;
la soci&#233;t&#233; industrielle. Ce nouveau syst&#232;me permet en effet selon lui l'av&#232;nement
d'un mouvement citoyen lib&#233;rateur,
&#171; le pronetariat &#187;, qui consulte ou produit plusieurs sources d'informations
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; journaux Internet, blogs, wikis, podcasts et P2P - lui permettant de faire &#233;merger une intelligence et une conscience collectives sans pareil. Un mouvement, on l'imagine, perturbant pour les hautes sph&#232;res pr&#233;existantes du savoir et des m&#233;dias, que l'auteur nomme avec un brin d'humour &#171; les infocapitalistes &#187;. Un essai instructif et exaltant !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bulgarie et Roumanie, et apr&#232;s ?</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2007/volume-3/les-maladies-modernes/article/bulgarie-et-roumanie-et-apres</link>
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		<dc:date>2008-03-01T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Erik Burgos</dc:creator>


		<dc:subject>Politique</dc:subject>

		<description>Le 1er janvier dernier, la Roumanie et la Bulgarie ont officiellement rejoint l'Union Europ&#233;enne. Si la politique ext&#233;rieure europ&#233;enne demeure toujours expansionniste, la relative passivit&#233; avec laquelle les membres du club europ&#233;en ont accueilli leurs nouveaux partenaires d&#233;note un climat d'incertitude et d'interrogations face aux &#233;largissements futurs. Ces r&#233;flexions posent le probl&#232;me plus g&#233;n&#233;ral des limites de l'Europe. Afin de rendre compte de cette situation complexe, quatre professeurs de (...)

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2007/volume-3/les-maladies-modernes/" rel="directory"&gt;Les maladies modernes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/mot/politique" rel="tag"&gt;Politique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier dernier, la Roumanie et la Bulgarie ont officiellement rejoint l'Union Europ&#233;enne.
Si la politique ext&#233;rieure europ&#233;enne demeure toujours expansionniste, la relative passivit&#233; avec laquelle les membres du club europ&#233;en ont accueilli leurs nouveaux partenaires
d&#233;note un climat d'incertitude et d'interrogations face aux &#233;largissements futurs. Ces r&#233;flexions posent le probl&#232;me plus g&#233;n&#233;ral des limites de l'Europe. Afin de rendre compte de cette situation complexe, quatre professeurs de science politique ont accept&#233; de confronter leurs impressions sur les r&#233;percussions de ce nouvel &#233;largissement pour l'Union Europ&#233;enne et sa politique &#233;trang&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier dernier, la Roumanie et la Bulgarie ont officiellement rejoint l'Union Europ&#233;enne. Si la politique ext&#233;rieure
europ&#233;enne demeure toujours expansionniste, la relative passivit&#233; avec laquelle les membres du club europ&#233;en
ont accueilli leurs nouveaux partenaires
d&#233;note un climat d'incertitude et d'interrogations face aux &#233;largissements futurs. Ces r&#233;flexions posent le probl&#232;me plus g&#233;n&#233;ral des limites de l'Europe. Afin de rendre compte de cette situation complexe, quatre professeurs de science politique ont accept&#233; de confronter leurs impressions sur les r&#233;percussions de ce nouvel &#233;largissement pour l'Union Europ&#233;enne
et sa politique &#233;trang&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De toute &#233;vidence, l'adh&#233;sion de Bucarest
et de Sofia ne comportait aucun avantage substantiel pour l'Union Europ&#233;enne : une &#233;conomie en d&#233;route, un flagrant d&#233;ficit d&#233;mocratique, un ex&#233;cutif
en proie &#224; interf&#233;rer dans les affaires
juridiques, une s&#233;paration ambigu&#235; entre l'&#201;glise et l'&#201;tat, etc. &#171; Pour l'UE, cette adh&#233;sion posait plus de probl&#232;mes qu'elle n'en r&#233;solvait &#187; commente Fr&#233;d&#233;ric
M&#233;rand, de l'Universit&#233; de Montr&#233;al.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Professeur du d&#233;partement de science politique de Concordia, Csaba Nikolenyi explique cet &#233;largissement en affirmant que &#171; l'int&#233;gration des deux &#201;tats &#233;tait la suite rationnelle des promesses faites par les dirigeants europ&#233;ens au d&#233;but des ann&#233;es 90. De plus, les potentiels roumain et bulgare offraient &#224; la fois des opportunit&#233;s &#233;conomiques, d'ordre commercial
et politique, en ce qui concerne le processus de d&#233;mocratisation &#187;. Selon M&#233;rand, les crit&#232;res d'adh&#233;sion dits de Copenhague ont &#233;galement &#171; li&#233;s les mains des dirigeants par la rh&#233;torique g&#233;n&#233;reuse qu'ils avaient adopt&#233;e &#187;. Dans le m&#234;me registre, Andr&#233; Lecours, de l'Universit&#233; Concordia, croit fermement que &#171; le discours quasi messianique europ&#233;en s'inscrit dans un cadre conceptuel
d&#233;j&#224; &#233;tabli &#187;. Cependant, Lavinia Stan ne croit pas &#224; cette lecture id&#233;aliste de l'&#233;largissement et jette un regard plus r&#233;aliste sur la question. &#171; Je crois qu'il y a une motivation g&#233;opolitique derri&#232;re l'adh&#233;sion de la Roumanie et de la Bulgarie. L'Union Europ&#233;enne d&#233;tient d&#233;sormais un acc&#232;s &#224; la Mer Noire qui la rapproche a la fois du Moyen-Orient et des anciennes r&#233;publiques sovi&#233;tiques. C'est une position strat&#233;gique. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec l'&#233;largissement, les fronti&#232;res europ&#233;ennes sont repouss&#233;es dans des zones particuli&#232;rement pr&#233;occupantes. En ce sens, Nikolenyi avoue que &#171; les migrations ill&#233;gales et clandestines, la traite humaine ou encore l'immigration interne des travailleurs au sein de l'espace
Schengen forment d&#233;j&#224; des enjeux de taille &#187;. &#171; L'Union Europ&#233;enne devra absolument instituer des m&#233;canismes afin d'assurer la s&#233;curit&#233; aux fronti&#232;res pour &#233;viter de potentiels d&#233;bordements &#187;, rajoute Lavinia Stan.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si l'Union Europ&#233;enne s'affaire &#224; se doter d'une structure commune en mati&#232;re de d&#233;fense et de s&#233;curit&#233;, la politique &#233;trang&#232;re europ&#233;enne tend &#233;galement &#224; se calquer sur &#171; la dynamique
d'&#233;largissement de l'OTAN dans la r&#233;gion &#187;, selon M&#233;rand. En fait, la strat&#233;gie
de d&#233;fense de l'Europe repose en grande partie sur les effectifs et les &#233;quipements
militaires otanesques. &#171; Coupl&#233; avec celui de la Grande-Bretagne, l'alignement
de nombreux pays de l'Est avec les &#201;tats-Unis, au sein de la structure de l'OTAN, va compliquer le d&#233;veloppement
d'une approche commune dans ce dossier. Des frustrations sont possibles, mais les Am&#233;ricains demeurent les protecteurs
de l'Europe les plus cr&#233;dibles en mati&#232;re de d&#233;fense &#187;, conclut Lecours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans un autre ordre d'id&#233;es, les quatre professeurs s'accordent pour affirmer que les Balkans forment la r&#233;gion la plus susceptible, &#224; court terme, d'adh&#233;rer aux institutions europ&#233;ennes. &#171; Aussi loin vers l'est que possible. C'est le slogan
europ&#233;en. Les progr&#232;s du processus d'adh&#233;sion de la Croatie et les avanc&#233;es pr&#233;liminaires avec la Serbie s'inscrivent directement dans cette direction &#187;, s'exclame
Lecours. Si l'adh&#233;sion compl&#232;te des Balkans ne fait aucun doute pour comNikolenyi, &#171; la question turque est une autre paire de manches. Elle divise profond&#233;ment
la communaut&#233; europ&#233;enne aux niveaux l&#233;gal, politique et culturel. Avec le dossier turc, c'est l'identit&#233; europ&#233;enne
m&#234;me qui est en jeu &#187;. Partageant la m&#234;me opinion, M&#233;rand rajoute que &#171; la frustration et une certaine lassitude est palpable au sein de la soci&#233;t&#233; turque. D'autant plus que la fronti&#232;re avec l'Europe
s'est &#233;largie avec l'adh&#233;sion de Sofia &#187;. Stan ne per&#231;oit pourtant pas le probl&#232;me turc de la m&#234;me mani&#232;re. Elle estime que &#171; l'approbation de l'accession des deux pays au sein du club europ&#233;en affaiblit les arguments m&#234;me des contempteurs anti-turcs. Une fois qu'on admet deux pays ne remplissant pas tous les crit&#232;res d'adh&#233;sion, on peut difficilement refuser le m&#234;me traitement de faveur &#224; un &#201;tat &#233;prouvant la m&#234;me situation. Ce pr&#233;c&#233;dent
va contraindre les Europ&#233;ens &#224; int&#233;grer
la Turquie &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant, la diplomatie europ&#233;enne ne se borne pas qu'aux perspectives d'adh&#233;sion
de certain &#201;tats. M&#233;rand admet que &#171; l'Union Europ&#233;enne a initi&#233; une politique de voisinage tr&#232;s lucrative avec des membres sans aucune perspective d'int&#233;gration comme la Russie, les pays du Maghreb ou ceux du Moyen-Orient &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les h&#233;sitations manifestes en mati&#232;re d'&#233;largissement d&#233;rivent souvent de conflits d'int&#233;r&#234;ts entre une approche inclusive et une perspective plus prudente
tant au sein de l'&#233;lite politique que de la population europ&#233;enne. &#171; En Europe, les anciens membres veulent prot&#233;ger leurs acquis &#187;, conclut Lecours.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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<item xml:lang="fr">
		<title>Les SLAPP : ba&#239;llon sur la critique citoyenne</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2007/volume-3/les-maladies-modernes/article/les-slapp-baillon-sur-la-critique</link>
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		<dc:date>2008-03-01T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julie Geffard</dc:creator>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>SLAPP : Strategic Lawsuits Against Public Participation, en fran&#231;ais, &#8216;Poursuites Strat&#233;giques contre la Mobilisation Populaire'. Les SLAPP font parler tout le monde, sauf les int&#233;ress&#233;s. Quand une entreprise vous r&#233;clame des millions de dollars pour l'avoir critiqu&#233;e sur la place publique, vous y pensez deux fois avant de recommencer. Nous sommes en 2005, dans la petite ville outaouaise de Cantley. Serge Galipeau et Christine Landry, sa conjointe, se plaignent dans les journaux des odeurs (...)

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/mot/societe" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;SLAPP : &lt;i&gt;Strategic Lawsuits Against Public Participation&lt;/i&gt;, en fran&#231;ais,
&#8216;Poursuites Strat&#233;giques contre la Mobilisation Populaire'.
Les SLAPP font parler tout le monde, sauf les int&#233;ress&#233;s.
Quand une entreprise vous r&#233;clame des millions de dollars pour l'avoir critiqu&#233;e sur la place publique, vous y pensez deux fois avant de recommencer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous sommes en 2005, dans la petite ville outaouaise de Cantley.
Serge Galipeau et Christine Landry, sa conjointe, se plaignent dans les journaux des odeurs d&#233;l&#233;t&#232;res d&#233;gag&#233;es
par le d&#233;potoir voisin. Des propos plut&#244;t banals. Ouvert en 1989, le d&#233;potoir,
qui compte presque autant d'avis d'infractions que d'ann&#233;es d'existence, fait l'objet d'une bataille rang&#233;e entre ses exploitants et les r&#233;sidants de Cantley.
En ao&#251;t 2006, le couple est attaqu&#233; en diffamation par les propri&#233;taires du d&#233;potoir : Gilles Proulx et Denzil Thom r&#233;clament 750 000 dollars en d&#233;dommagement,
somme qu'ils r&#233;&#233;valuent un mois plus tard &#224; 1,2 million de dollars. Soutenus moralement par la municipalit&#233;
de Cantley, M. Galipeau et M&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;me&lt;/sup&gt; Landry ne se sont pas r&#233;tract&#233;s&#8230; ou pas encore.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Intimidation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les poursuites strat&#233;giques, d&#233;velopp&#233;es
en Am&#233;rique du Nord il y a une vingtaine d'ann&#233;es, visent &#224; &#233;touffer
la critique citoyenne. Le principe, simplissime, consiste &#224; lancer une poursuite judiciaire sans fondement contre un individu ou une association aux ressources financi&#232;res limit&#233;es. Le plaignant sait que le proc&#232;s qu'il intente est perdu d'avance, mais les sommes demand&#233;es en d&#233;dommagement, qui descendent rarement sous la barre des dizaines de milliers de dollars, et les frais d'avocat, exorbitants, incitent g&#233;n&#233;ralement les accus&#233;s &#224; se r&#233;tracter&#8230; ou lorsqu'ils d&#233;cident d'aller quand m&#234;me en proc&#232;s, &#224; se taire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Contact&#233; par l'Organe, Jean-Yves Turmel, producteur agricole de Saint-Lambert-De-Lauzon poursuivi en diffamation par son voisin producteur de porcs, a pr&#233;f&#233;r&#233; ne pas commenter le proc&#232;s qu'il finance avec ses propres fonds de pension et &#233;conomies,
un silence qu'il juge regrettable. &#171; C'est leur but qui est atteint, finalement &#187;, d&#233;plore-t-il. M. Turmel est poursuivi pour plus de 200 000 dollars.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Citoyens, taisez-vous !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les gens dans bien des cas vont pr&#233;f&#233;rer se taire et laisser tomber le dossier plut&#244;t que d'avoir &#224; vivre des situations compl&#232;tement folles comme nous &#187;, observe Andr&#233; B&#233;lisle, pr&#233;sident de l'Association qu&#233;b&#233;coise de lutte contre la pollution atmosph&#233;rique
(AQLPA). L'AQLPA n'a pas succomb&#233; au pouvoir d'intimidation des SLAPP. Attaqu&#233;e
pour cinq millions de dollars par la compagnie American Iron &amp; Metal (AIM), dont elle avait d&#233;nonc&#233; aupr&#232;s des tribunaux les infractions &#224; diverses r&#233;glementations
environnementales, l'association a r&#233;agi vivement. Pour assurer sa d&#233;fense, elle a lanc&#233; une campagne d'information et de lev&#233;e de fonds : Citoyens taisez-vous !. S'attachant le soutien du c&#233;l&#232;bre avocat Julius Grey, de trois centrales syndicales et d'une liste impressionnante d'artistes, d'associations et de citoyens de tous crins, le groupe est all&#233; jusqu'au bout de son proc&#232;s. Apr&#232;s l'avoir remport&#233;, il a attaqu&#233; &#224; son tour AIM en diffamation, cependant AIM a quand m&#234;me gagn&#233;, dans une certaine mesure. L'AQLPA a d&#251; se d&#233;partir de trois de ses six employ&#233;s permanents. Ses frais d'avocats se chiffrent dans les centaines de milliers de dollars. La prime de son assurance
responsabilit&#233; a &#233;t&#233; multipli&#233;e par douze.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Vers une solution ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le cas de l'AQLPA a &#233;t&#233; le premier de cette envergure au Qu&#233;bec. Le tapage m&#233;diatique
orchestr&#233; par l'organisation a si bien &#233;veill&#233; les curiosit&#233;s qu'en octobre dernier, le Centre Qu&#233;b&#233;cois du Droit de l'Environnement (CQDE), organisme montr&#233;alais &#224; but non lucratif, s'est vu charg&#233; par Qu&#233;bec de coordonner les recherches d'un groupe d'experts en environnement. Leur mandat : brosser le portrait des poursuites
strat&#233;giques en Am&#233;rique du Nord. Une t&#226;che ardue, selon M&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; Mathieu Drolet, avocat et employ&#233; du CQDE affect&#233; au dossier. &#171; Les SLAPP, de par leur nature, sont difficiles &#224; recenser. Parce qu'une SLAPP n'est pas n&#233;cessairement une action d&#233;pos&#233;e.
&#199;a peut simplement &#234;tre une mise en demeure, et l&#224; le citoyen ou le groupe environnemental se tait, donc &#231;a ne va pas plus loin. Le groupe environnemental ou le journal qui est slapp&#233; &#233;met une r&#233;tractation, donc &#231;a se termine l&#224; aussi. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Libert&#233; d'expression, droit &#224; la r&#233;putation, acc&#232;s &#224; la justice : c'est l'&#233;quilibre entre ces valeurs que les SLAPP remettent en cause. La question d&#233;passe donc le domaine environnemental, selon Aur&#233;lie Bujold, attach&#233;e de presse du ministre qu&#233;b&#233;cois de la Justice. &#171; &#199;a peut concerner la consommation par exemple, quand un citoyen d&#233;nonce un nouveau produit, ou les affaires municipales, quand un citoyen d&#233;nonce un changement de zonage pour accommoder une usine. &#187; Une port&#233;e qui, selon M&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;me&lt;/sup&gt; Bujold, justifie la mise en place, en octobre dernier, d'un deuxi&#232;me comit&#233; d'experts charg&#233; d'&#233;tudier la question. Compos&#233; de sp&#233;cialistes du droit, ce comit&#233; doit &#233;galement explorer la possibilit&#233; d'int&#233;grer &#224; la loi des m&#233;canismes anti-SLAPP, comme cela se fait d&#233;j&#224; dans 24 &#201;tats am&#233;ricains. La mise en place de ces groupes d'&#233;tude a &#233;t&#233; bien accueillie, mais certains doutent du r&#233;sultat final. Le gouvernement
a command&#233; le d&#233;p&#244;t des rapports pour le mois de mars, &#171; Juste dans la p&#233;riode des &#233;lections &#187;, remarque M. B&#233;lisle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;
Mars 2009 : Nous tenons &#224; mentionner qu'une erreur s'est gliss&#233; dans ce texte, en effet, il fallait lire &quot;Soutenus moralement par la municipalit&#233;
de Cantley, M. Galipeau et M&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;me&lt;/sup&gt; Landry ne se sont pas r&#233;tract&#233;s&#8230; ou pas encore.&#171; et non &#187;Soutenus financi&#232;rement par la municipalit&#233;
de Cantley, M. Galipeau et M&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;me&lt;/sup&gt; Landry ne se sont pas r&#233;tract&#233;s&#8230; ou pas encore.&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Overdose g&#233;n&#233;rale</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2007/volume-3/les-maladies-modernes/article/overdose-generale</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2007/volume-3/les-maladies-modernes/article/overdose-generale</guid>
		<dc:date>2008-03-01T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Audrey Bourget</dc:creator>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>Horace se l&#232;ve aux aurores, bruyant, affam&#233;, plein d'&#233;nergie. Il court jouer avec son chien, met la maison sans dessus dessous et fait le tour du p&#226;t&#233; de maisons &#224; bicyclette. Apr&#232;s avoir &#233;puis&#233; ses parents, c'&#233;tait au tour de son professeur, puis de son &#233;ducatrice. Horace fait maintenant partie du 5 &#224; 8% d'enfants d'&#226;ge scolaire trait&#233;s au Ritalin au Qu&#233;bec. S'il &#233;tait aux &#201;tats-Unis, la proportion atteindrait 40% dans certaines &#233;coles &#8211; la moyenne se situant autour de 10%. Le traitement de l'hyperactivit&#233; est (...)

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2007/volume-3/les-maladies-modernes/" rel="directory"&gt;Les maladies modernes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/mot/societe" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Horace se l&#232;ve aux aurores, bruyant, affam&#233;, plein d'&#233;nergie. Il court jouer avec son chien, met la maison sans dessus dessous et fait le tour du p&#226;t&#233; de maisons &#224; bicyclette. Apr&#232;s avoir &#233;puis&#233; ses parents, c'&#233;tait au tour de son professeur, puis de son &#233;ducatrice. Horace fait maintenant partie du 5 &#224; 8% d'enfants d'&#226;ge scolaire trait&#233;s au Ritalin au Qu&#233;bec. S'il &#233;tait aux &#201;tats-Unis, la proportion atteindrait 40% dans certaines &#233;coles &#8211; la moyenne se situant autour de 10%.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le traitement de l'hyperactivit&#233; est tr&#232;s diff&#233;rent outre-Atlantique o&#249; l'on consid&#232;re que le Ritalin est surprescrit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les principaux sympt&#244;mes de l'hyperactivit&#233;
sont le manque d'attention soutenue, l'incapacit&#233; &#224; se concentrer, l'instabilit&#233; &#233;motionnelle, l'impulsivit&#233;,
la difficult&#233; &#224; ob&#233;ir et quelques signes neurologiques mineurs. Il est tr&#232;s difficile de savoir si un enfant est un &#171; vrai &#187; hyperactif ou s'il est seulement plus agit&#233; que la normale. Les r&#233;sultats d'une enqu&#234;te men&#233;e par Sant&#233; Canada en 1999 inqui&#232;tent. Il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; que la consommation de m&#233;thylph&#233;nidate (Ritalin) a augment&#233; de 500 % entre 1990 et 1997. Un rapport de l'Organisation des Nations Unies confirme la tendance &#224; l'&#233;chelle mondiale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Ritalin est actuellement le traitement
m&#233;dicamenteux de r&#233;f&#233;rence. C'est un stimulant qui agit sur l'humeur en am&#233;liorant l'attention et les performances
intellectuelles. Plusieurs &#233;tudes
ont d&#233;montr&#233; son efficacit&#233; lorsqu'il est associ&#233; &#224; une psychoth&#233;rapie, mais les effets secondaires sont nombreux. Parmi eux on retrouverait l'insomnie, la nervosit&#233;, la perte d'app&#233;tit et le ralentissement
de la croissance en taille et en poids. Dans un article publi&#233; en 2006 dans le New England Journal of Medicine, Steven E. Nissen, professeur de cardiologie
et membre d'un comit&#233; de s&#233;curit&#233; sanitaire de la Food and Drug Administration,
rappelle que le m&#233;dicament, d&#233;rivant des amph&#233;tamines, cause &#233;galement des risques pour le c&#339;ur. &#171; M&#234;me si nous reconnaissons d'importants
b&#233;n&#233;fices potentiels &#224; ces produits, nous plaidons pour leur usage s&#233;lectif et mod&#233;r&#233;, &#187; &#233;crit-il.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Les enfants et leurs familles ont droit &#224; une approche pluridimensionnelle des troubles psychopathologiques et psychiatriques, &#187; dit Claude Bursztejn, professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent. Il dit ne pouvoir exclure l'utilisation de Ritalin, mais que ce dernier
doit s'inscrire au sein d'un projet th&#233;rapeutique global et coh&#233;rent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lawrence H. Diller, p&#233;diatre et psychoth&#233;rapeute,
d&#233;tonne par rapport &#224; ses coll&#232;gues am&#233;ricains, en favorisant le support des parents et gardant la prescription de Ritalin comme dernier recours. Parlant d'une publicit&#233; pour un m&#233;dicament traitant l'hyperactivit&#233;,
il dit : &#171; [&#8230;] ce qui me g&#234;ne dans cette publicit&#233; c'est qu'elle prend une t&#226;che relativement complexe, faire ses devoirs, et qu'elle la r&#233;duit &#224; un seul probl&#232;me,
&#224; savoir le cerveau de l'enfant, probl&#232;me qui peut &#234;tre r&#233;solu en avalant une pilule. &#187; Il ajoute que cela d&#233;montre jusqu'&#224; quel point, dans la t&#234;te des autorit&#233;s
scolaires et de l'opinion publique, la mauvaise conduite des enfants est un d&#233;sordre c&#233;r&#233;bral qu'il faut soigner &#224; coups de m&#233;dicaments. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;CHADD (Children and Adults with Attention Deficit/Hyperactivity Disorder),
un groupe de pression repr&#233;sentant les gens atteints d'hyperactivit&#233;, fait partie de la minorit&#233; qui pr&#244;ne l'utilisation
plus libre du Ritalin. Le financement
de pr&#232;s de 900,000$ qu'elle a re&#231;u de Ciba-Geigy (maintenant Novartis), le fabricant de Ritalin, a &#233;t&#233; fortement critiqu&#233; par la Drug Enforcement Administration.
Selon une &#233;tude de Pierre Charlebois, professeur titulaire &#224; l'&#201;cole de psycho&#233;ducation de l'Universit&#233; de Montr&#233;al, le soutien p&#233;dagogique pr&#233;ventif
et constant aux enfants hyperactifs
donne de meilleurs r&#233;sultats que la m&#233;dication. Les enfants hyperactifs qui avaient b&#233;n&#233;fici&#233; d'un soutien p&#233;dagogique
et parental durant les trois ann&#233;es de l'&#233;tude ont eu de bien meilleurs r&#233;sultats
scolaires que ceux qui n'y ont pas eu droit. Le soutien p&#233;dagogique pr&#233;ventif permet aux enfants souffrant d'hyperactivit&#233;
d'acqu&#233;rir des habilet&#233;s favorisant
sa r&#233;ussite scolaire, ce qui n'est pas le cas avec la m&#233;dication.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'hyperactivit&#233;, aussi appel&#233;e Trouble de d&#233;ficit d'attention et d'hyperactivit&#233;,
est habituellement diagnostiqu&#233;e entre 4 et 6 ans, de 4 &#224; 10 fois plus souvent
chez les gar&#231;ons que chez les filles. Les enfants hyperactifs doivent souvent vivre avec de gros probl&#232;mes scolaires
comme des rapports difficiles avec l'enseignant, le rejet des camarades et l'&#233;chec scolaire. Un traitement et une prise en charge ad&#233;quate peuvent leur permettre de poursuivre un parcours scolaire normal. D'ailleurs, les enfants hyperactifs d&#233;veloppent fr&#233;quemment un potentiel intellectuel &#233;lev&#233; et surtout une grande imagination et cr&#233;ativit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les gens qui ne sont pas atteints d'hyperactivit&#233;
ont eux aussi succomb&#233; aux vertus
&#171; miraculeuses &#187; du Ritalin, comme le confirme le World Youth Report 2003 de l'ONU. Un million d'adultes am&#233;ricains
utiliseraient cette mol&#233;cule pour ses effets psychostimulants. Lorsque sniff&#233; ou inject&#233;, ses effets se rapprochent
de ceux de la coca&#239;ne. Les inqui&#233;tudes
concernant l'abus et le mauvais usage de ce m&#233;dicament surnomm&#233; la &#171; coca&#239;ne des enfants &#187; ne cesseront s&#251;rement pas de si t&#244;t puisque la consommation de Ritalin, l&#233;gale et ill&#233;gale, continue sa croissance fulgurante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Les identit&#233;s multiples</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2007/volume-3/les-maladies-modernes/article/les-identites-multiples</link>
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		<dc:date>2008-03-01T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Bouchard</dc:creator>


		<dc:subject>Culturel</dc:subject>

		<description>N&#233; au S&#233;n&#233;gal dans une famille d'agriculteurs, Boucar Diouf a immigr&#233; &#224; Rimouski pour y faire son doctorat en biologie. Apr&#232;s quelques ann&#233;es d'enseignement universitaire, il change de profession et tente sa chance dans le monde de l'humour. Depuis, il a parcouru presque l'ensemble du Qu&#233;bec et de l'Acadie avec &#171; D'hivers Cit&#233; &#187;, son premier spectacle qui allie humour, po&#233;sie, conte et musique africaine. Rencontre avec celui qui fait se c&#244;toyer chansons de la Bolduc et sagesse africaine. L'Organe : On parle (...)

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2007/volume-3/les-maladies-modernes/" rel="directory"&gt;Les maladies modernes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/mot/culturel" rel="tag"&gt;Culturel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;N&#233; au S&#233;n&#233;gal dans une famille d'agriculteurs, Boucar Diouf a immigr&#233; &#224; Rimouski pour y faire son doctorat en biologie. Apr&#232;s quelques ann&#233;es d'enseignement universitaire,
il change de profession et tente sa chance dans le monde de l'humour. Depuis, il a parcouru presque l'ensemble
du Qu&#233;bec et de l'Acadie avec &#171; D'hivers Cit&#233; &#187;, son premier spectacle qui allie humour, po&#233;sie, conte et musique africaine. Rencontre avec celui qui fait se c&#244;toyer chansons de la Bolduc et sagesse africaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'Organe : On parle beaucoup ces jours-ci du clivage qui existerait entre les r&#233;gions et les grands centres quant &#224; la question de l'int&#233;gration des immigrants. Que pensez-vous de ce d&#233;bat ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Boucar Diouf :&lt;/strong&gt; Je n'ai jamais habit&#233; &#224; Montr&#233;al, &#231;a fait 16 ans que j'habite
au Qu&#233;bec et j'ai toujours habit&#233; &#224; Rimouski. Je d&#233;couvre Montr&#233;al, il y a des aspects que j'aime bien, d'autres qui m'attirent moins. Ce que je trouve qui est d&#233;plorable, c'est qu'autant les autorit&#233;s politiques municipales que les habitants vont toujours se targuer d'habiter dans une ville qui est multiculturelle. C'est vrai que Montr&#233;al est multiculturelle, mais il faut faire attention, car une ville peut &#234;tre multiculturelle sans &#234;tre interculturelle. Des poches de culture se c&#244;toient, mais ne se touchent pas. &#192; Montr&#233;al, tranquillement, il commence &#224; se former des esp&#232;ces de ghettos et &#231;a, je trouve que pour quelqu'un comme moi qui a v&#233;cu 16 ans &#224; Rimouski, c'est des aspects qui ne m'int&#233;ressent pas vraiment.
Ce qui m'int&#233;resse avant tout c'est l'interculturalit&#233;, c'est catalyser un flux entre toi et la culture qu&#233;b&#233;coise. &#192; un point tel que, dans mon cas, apr&#232;s 16 ans, j'ai deux identit&#233;s et ce n'est pas des identit&#233;s fragmentaires, 50% Qu&#233;b&#233;cois et 50% S&#233;n&#233;galais : je suis 100% Qu&#233;b&#233;cois
et 100% S&#233;n&#233;galais. Je pense que &#231;a devrait &#234;tre l'objectif de tout immigrant. Quand les gens ressentent en toi une partie d'eux-m&#234;mes, ils vont s'ouvrir &#224; toi tout de suite. Ce n'est pas un ph&#233;nom&#232;ne
qui est passif, c'est un travail, il ne faut pas se leurrer.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;
O : Est-ce que c'est plus facile de s'int&#233;grer en r&#233;gion ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BD :&lt;/strong&gt; Effectivement, si tu veux vivre l'interculturalit&#233;,
c'est &#231;a qu'il faut. Va vivre &#224; Thetford Mines o&#249; a Rimouski, C'est sur, t'as pas le choix, au bout de dix ans tu vas te sentir Rimouskois. Moi, quand je rentre &#224; Rimouski, je dis que je suis chez moi.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;O : Qu'est ce qui vous manque de l'Afrique ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BD :&lt;/strong&gt; Ce qui me manque de l'Afrique, c'est ce qui me tape sur les nerfs maintenant quand j'y vais. C'est aussi &#231;a, la double identit&#233;. &#192; un moment donn&#233;, tu te dis : &#171; mon pays me manque, les couleurs, les tambours dans les rues &#187;, mais en m&#234;me temps, quand je vais en Afrique, en tant que Qu&#233;b&#233;cois, &#231;a ne me tente pas que quelqu'un joue du tam-tam &#224; cot&#233; de ma fen&#234;tre. Et &#224; un moment, je veux leur dire &#171; allez-vous taper vos christ de tam-tam de l'autre cot&#233; ? &#187;. Paradoxalement, quand je suis ici c'est &#231;a qui me manque. Quand tu atteins le niveau d'hybridation
o&#249; j'en suis, quand je suis en Afrique,
c'est le Qu&#233;bec qui me manque et quand je suis au Qu&#233;bec, c'est l'Afrique qui me manque.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;O : Qu'est-ce que cette hybridation
vous permet en humour ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BD :&lt;/strong&gt; Quand je monte sur sc&#232;ne, je peux jouer sur trois univers diff&#233;rents. Je peux dire aux gens : &#171; je vous emm&#232;ne chez moi, je vais vous faire vivre une exp&#233;rience que vous ne connaissez pas, au S&#233;n&#233;gal &#187;. Je peux aussi d&#233;cider de dire je suis Boucar le Qu&#233;b&#233;cois maintenant,
mais ce que je fais souvent, c'est catalyser des ponts entre la culture africaine
et la culture qu&#233;b&#233;coise. Je fais une hybridation, c'est l'avantage d'avoir une double identit&#233;. Je suis versatile. [&#8230;] Je peux aussi me mettre de l'ext&#233;rieur et dire que toutes ces affaires d'accommodement
raisonnables, c'est de la marde. Je peux faire &#231;a, moi. Je suis capable de parler des relations interethniques, des relations entre les Qu&#233;b&#233;cois, les Noirs, les Blancs et y allez &#224; fond, alors que d'autres se feraient taper sur les doigts. [&#8230;]&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;O : Consid&#233;rez-vous que vous faites de l'humour engag&#233; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;BD : Je pense que oui. Engag&#233; est peut-&#234;tre un peu trop lourd, mais quand je monte sur sc&#232;ne, j'ai envie de communiquer
quelque chose d'autre que le rire. [&#8230;] Je pense que quand les gens sortent de mon spectacle, ils viennent me remercier.
Pas parce qu'ils ont ri, mais parce qu'ils ont vu les choses autrement.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;O : Est-ce que vous lancer en politique vous int&#233;resserait ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BD :&lt;/strong&gt; Je ne cracherais pas l&#224;-dessus, j'avoue, mais pas tout de suite. J'ai envie que les gens prennent mes jokes au s&#233;rieux.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;O : Est-ce que vous aimeriez incarner une sorte de mod&#232;le pour les immigrants ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BD :&lt;/strong&gt; Si &#231;a pouvait arriver j'aimerais &#231;a, [&#8230;] mais je ne serais pas l&#224; pour repr&#233;senter
une communaut&#233; quelconque. [&#8230;] Le communautarisme, je ne suis pas capable. Dire &#171; la communaut&#233; noire &#187;, je n'aime pas &#231;a. C'est s&#251;r que j'ai une certaine solidarit&#233; avec les Ha&#239;tiens ou les Jama&#239;cains qui arrivent ici, mais un Jama&#239;cain qui vient d'arriver n'est pas plus mon fr&#232;re qu'un Gasp&#233;sien avec qui j'ai &#233;tudi&#233;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;
O : Comment doit-on faire pour &#233;viter le communautarisme ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BD :&lt;/strong&gt; L'ouverture ! Toutes ces lois bidon sur le multiculturalisme, je ne crois pas &#224; &#231;a, moi. [&#8230;] Il faut amener les gens &#224; se sentir qu&#233;b&#233;cois, mais aussi &#233;viter les trucs que l'on voit en ce moment, les accommodements raisonnables et tout &#231;a. Je suis pour la la&#239;cit&#233; totale, m&#234;me forc&#233;e. J'ai quitt&#233; l'Afrique, moi, &#224; cause de cet archa&#239;sme, alors je n'ai pas envie de le retrouver ici. Les gens ont peur d'avoir deux identit&#233;s, les identit&#233;s
multiples, &#231;a existe. Moi, je vous recommande le livre d'Amin Maalouf, qui s'institule Les identit&#233;s meurtri&#232;res. On peut &#234;tre Arabe et Musulman, on peut &#234;tre Perse et Musulman, on peut aussi &#234;tre Perse et Musulman et Qu&#233;b&#233;cois pur laine. C'est possible, &#231;a ne se fragmente
pas. [&#8230;] Tout le monde devrait avoir quatre, cinq cultures [&#8230;]. Moi, je dis aux immigrants : &#171; laissez-vous qu&#233;b&#233;ciser,
et une fois que vous allez &#234;tre qu&#233;b&#233;cis&#233;s, c'est s&#251;r que les Qu&#233;b&#233;cois vont vous laisser les africaniser &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>H&#233;ritage de Guerre</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2007/volume-3/les-maladies-modernes/article/heritage-de-guerre</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2007/volume-3/les-maladies-modernes/article/heritage-de-guerre</guid>
		<dc:date>2008-03-01T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Edouard Reinach</dc:creator>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>&#171; Depuis 1991 [date de la premi&#232;re guerre du Golf], le nombre d'enfants n&#233;s avec une malformation cong&#233;nitale a quadrupl&#233; &#187; selon le docteur Janan Hassan, directeur d'une clinique pour enfant &#224; Basra au sud de l'Irak. Selon toute probabilit&#233;, ces enfants ont &#233;t&#233; contamin&#233;s par de l'uranium appauvri (UA), utilis&#233; comme munition anti-blindage pour amener la d&#233;mocratie en Irak. Selon le Pentagone, pour la seule premi&#232;re guerre du Golfe, les forces am&#233;ricaines auraient utilis&#233; plus de 300 tonnes d'armes &#224; l'UA, (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Depuis 1991 [date de la premi&#232;re guerre du Golf], le nombre d'enfants
n&#233;s avec une malformation cong&#233;nitale a quadrupl&#233; &#187; selon le docteur
Janan Hassan, directeur d'une clinique
pour enfant &#224; Basra au sud de l'Irak. Selon toute probabilit&#233;, ces enfants ont &#233;t&#233; contamin&#233;s par de l'uranium appauvri
(UA), utilis&#233; comme munition anti-blindage pour amener la d&#233;mocratie en Irak. Selon le Pentagone, pour la seule premi&#232;re guerre du Golfe, les forces am&#233;ricaines auraient utilis&#233; plus de 300 tonnes d'armes &#224; l'UA, mais pour le docteur
Ahmad Hardan, conseiller sp&#233;cial de l'Organisation mondiale de la sant&#233; et des Nations unies &#171; le chiffre r&#233;el est plut&#244;t de 800 (tonnes) &#187;. En 2003, les compteurs Geiger de chercheurs japonais
en Irak ont litt&#233;ralement d&#233;pass&#233; la limite possible pour ces instruments de mesure de la radioactivit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La premi&#232;re chose qu'une femme irakienne ou afghane demande lors d'un accouchement n'est pas de savoir si c'est un gar&#231;on ou une fille, mais plut&#244;t de savoir s'il est normal ou difforme.
Les femmes du Kosovo, dans une moindre proportion, sont victimes des m&#234;mes craintes. Pour le docteur Guzina, chirurgien &#224; Sarajevo de 1969 &#224; 1992, revenu en 2000 pour aider ses coll&#232;gues &#171; de toute ma vie professionnelle,
je n'ai jamais vu de tels cas. &#187;
M&#234;me constat chez les m&#233;decins du sud de l'Irak qui vont jusqu'&#224; &#233;tablir des comparaisons entre les malformations des nouveau-n&#233;s apr&#232;s le bombardement de Hiroshima et de Nagasaki. Des b&#233;b&#233;s qui naissent avec les entrailles situ&#233;es &#224; l'ext&#233;rieur du corps, avec des tumeurs &#224; la place des yeux, avec un oeil unique ou sans yeux, ou sans membres, ou parfois m&#234;me, sans t&#234;te.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Une bombe &#171; sale &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#233;chet nucl&#233;aire, l'uranium appauvri (UA) ou U-238, est le m&#233;tal le plus dense et le plus lourd. Projet&#233; &#224; une vitesse de 1 200 m&#232;tres par seconde, il peut transpercer
n'importe quel blindage ou plaque de b&#233;ton. C'est un m&#233;tal pyrophorique, c'est-&#224;-dire qu'il s'enflamme &#224; la temp&#233;rature
relativement basse de 600 degr&#233;s Celsius, facilitant ainsi la destruction des choses &#224; l'int&#233;rieur de l'abri blind&#233;. Son autre avantage est qu'il ne co&#251;te rien, en plus de &#171; r&#233;gler &#187; le probl&#232;me du stockage
des d&#233;chets nucl&#233;aires. Ce m&#233;tal est donc utilis&#233; comme le projectile anti-blindage le plus pratique de nos jours. En s'enflammant pendant la p&#233;n&#233;tration du blindage, une partie de l'UA se vaporise
en oxyde d'uranium et en poussi&#232;re d'uranium. Ces particules se r&#233;pandent dans l'atmosph&#232;re et contaminent l'air, le sol et l'eau. Jug&#233; inoffensif par l'OMS, le Pentagone et &#224; peu pr&#232;s tous les minist&#232;res
de la D&#233;fense sur la plan&#232;te, de nombreuses &#233;tudes et de nombreux cas semblent plut&#244;t d&#233;montrer que la guerre nucl&#233;aire n'est pas un &#233;v&#232;nement futuriste
tout droit sorti des romans d'anticipation.
Selon Marion Falk, physicien et chimiste retrait&#233; ayant fabriqu&#233; plusieurs
bombes nucl&#233;aires pour les &#201;tats-Unis, les armes &#224; l'UA &#171; correspondent tout &#224; fait &#224; la description des bombes sales. &#187; Selon lui, c'est &#171; l'arme parfaite
pour tuer des quantit&#233;s de gens. &#187;
Alors qu'en Irak, un &#233;pid&#233;miologiste a trouv&#233; une augmentation de 124% du nombre de tumeurs malignes d&#251; &#224; l'UA chez les enfants de moins de 15 ans dans la r&#233;gion de Bassora, en Afghanistan, la situation se complique. Les r&#233;sultats du laboratoire du Centre de recherche m&#233;dical
sur l'uranium (UMRC) indiquent de hautes concentrations d'uranium non appauvri. Selon Doug Westerman, journaliste,
l'Afghanistan aurait servi de terrain d'essai pour de nouvelles bombes anti-bunkers contenant des concentrations
d'autres alliages d'uranium.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La maladie en h&#233;ritage&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lauren Moret, sp&#233;cialiste de l'UA affirme qu' &#171; on a diagnostiqu&#233; chez de nombreux soldats expos&#233;s &#224; l'UA dans la r&#233;gion du Golfe des tumeurs et d'autres atteintes au cerveau ainsi que des probl&#232;mes
cognitifs &#187;. Le capitaine Terry Riordan,
des forces canadiennes est mort en 1999 &#224; 45 ans. Homme en excellente sant&#233; affichant une forme olympique, il revient au Canada deux mois apr&#232;s son arriv&#233;e en Irak en ne pouvant quasiment plus marcher. Il souffre d'une perte du contr&#244;le moteur, de fatigue chronique, de probl&#232;mes respiratoires, de douleurs testiculaires
et osseuses, etc&#8230; &#192; sa mort, le diagnostique devient clair : il y a de l'UA dans ses poumons et ses os. Les t&#233;moignages
de ce genre de cas ne manquent pas, et les cas de d&#233;c&#232;s d'apr&#232;s-guerre dus &#224; la contamination non plus. Plus de 10 000 soldats sont morts de maladies apr&#232;s la premi&#232;re guerre du Golfe et chez les soldats am&#233;ricains ayant &#233;t&#233; expos&#233;s de pr&#232;s ou de loin &#224; l'UA, le pourcentage d'enfants pr&#233;sentant des cas de malformations
cong&#233;nitales tourne autour de 67%. En Irak, le docteur Jawad Al-Ali, directeur du centre oncologique d'un grand h&#244;pital de Bassora a d&#233;clar&#233; en 2003 que &#171; deux ph&#233;nom&#232;nes &#233;tranges que je n'avais jamais rencontr&#233;s auparavant,
sont apparus &#224; Bassora. Le premier
consiste en deux ou trois cancers diff&#233;rents chez un m&#234;me patient, par exemple, une leuc&#233;mie et un cancer de l'estomac. Nous avons eu un patient pr&#233;sentant
deux cancers, un de l'estomac et un du rein. Quelques mois plus tard, le cancer primaire s'est &#233;tendu &#224; l'autre rein. Le second ph&#233;nom&#232;ne est l'accumulation
de cancers dans certaines familles. Nous avons 58 familles ici dont plus d'un membre souffre d'un cancer. Le docteur Yasin, chirurgien, a deux oncles, une soeur et un cousin atteints d'un cancer. Le docteur Mazen, un autre sp&#233;cialiste, a 6 membres de sa famille qui souffrent d'un cancer. Ma femme en a 9. &#187; L'effet le plus ravageur est observ&#233; sur les enfants qui vont na&#238;tre. Il est en effet difficile de voir des foetus dont l'apparence
ne s'approche m&#234;me pas d'une forme humaine. Et si ces malformations sont inconnues, c'est que selon le docteur
Hardan, on ne les trouve gu&#232;re que dans les ouvrages consacr&#233;s aux b&#233;b&#233;s n&#233;s pr&#232;s des sites d'essais nucl&#233;aires du Pacifique. Le porte-parole du Centre de recherche sur le contr&#244;le des armes, Ross B. Mirkarimi rench&#233;rit : &#171; ce sont les enfants &#224; na&#238;tre de la r&#233;gion qui paient le prix le plus &#233;lev&#233; : l'atteinte &#224; l'int&#233;grit&#233; de leur ADN . &#187;
Le probl&#232;me, c'est que la seconde guerre en Irak a vu s'intensifier l'utilisation de ces armes et que peu d'&#233;tudes peuvent &#234;tre faites sur les r&#233;percussions actuelles
et &#224; venir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'OMS et l'arm&#233;e continuent de nier les effets de ces armes sur la sant&#233; humaine tout en continuant d'insister sur l'entreposage
s&#233;curis&#233; des d&#233;chets nucl&#233;aires comme l'UA &#8230; L'arm&#233;e canadienne et am&#233;ricaine n'offre aucune indemnisation
aux soldats contamin&#233;s ou &#224; leur famille, pr&#233;textant qu'il est &#171; impossible que l'uranium appauvri soit la cause de ces maladies. &#187; Quant aux populations vivant pr&#232;s des lieux de combats, quelle indemnisation ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le comt&#233; de Jefferson (Indiana), le Pentagone a ferm&#233; un champ de tir d'environ
80 hectares o&#249; &#233;taient test&#233;s les obus &#224; l'UA. Le devis le plus pessimiste pour d&#233;contaminer le site se chiffrait &#224; 7,8 milliards de dollars, sans compter l'entreposage de six m&#232;tres de terre et de v&#233;g&#233;tation &#224; enlever. Jugeant le co&#251;t trop &#233;lev&#233;, l'arm&#233;e a d&#233;cid&#233; d'offrir le terrain au service des parcs nationaux pour y faire une r&#233;serve naturelle, offre refus&#233;e par ce dernier. L'ex-champ de tir devrait &#234;tre class&#233; en &#171; zone nationale de sacrifice &#187; avec interdiction d'acc&#232;s pour l'&#233;ternit&#233;. Allons-nous devoir proc&#233;der &#224; la m&#234;me classification du territoire irakien,
afghan, bosniaque et libanais ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le marketing de la peur</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2007/volume-3/les-maladies-modernes/article/le-marketing-de-la-peur</link>
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		<dc:date>2008-03-01T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Edouard Reinach</dc:creator>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>Ce sont des blockbusters, et ils se vendent comme des petits pains chauds, boost&#233;s par des &#233;quipes de marketing et port&#233;s par de grandes campagnes de publicit&#233; n'&#233;pargnant aucune sph&#232;re de la soci&#233;t&#233;, les m&#233;dicaments se vendent autant aux malades qu'aux biens Les &#233;quipes de d&#233;veloppement clinique et les forces de ventes travaillent d&#233;sormais main dans la main pour produire des m&#233;dicaments qui se vendent bien, tr&#232;s bien m&#234;me. Lorsqu'il n'y a plus assez de malades pour r&#233;pondre aux besoins de croissances (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce sont des blockbusters, et ils se vendent comme des petits
pains chauds, boost&#233;s par des &#233;quipes de marketing et port&#233;s par de grandes campagnes de publicit&#233; n'&#233;pargnant aucune sph&#232;re de la soci&#233;t&#233;, les m&#233;dicaments se vendent autant aux malades qu'aux biens&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les &#233;quipes de d&#233;veloppement clinique
et les forces de ventes travaillent
d&#233;sormais main dans la main pour produire des m&#233;dicaments qui se vendent bien, tr&#232;s bien m&#234;me. Lorsqu'il n'y a plus assez de malades pour r&#233;pondre aux besoins de croissances
des entreprises pharmaceutiques,
il faut alors se tourner vers le march&#233; des biens portants. Selon J&#246;rg Blech, la tension pr&#233;menstruelle se transforme en une maladie mentale
appel&#233;e &#171; trouble dysphorique pr&#233;menstruel &#187; et la timidit&#233; est un &#171; trouble d'anxi&#233;t&#233; sociale &#187;. Pleurez la mort d'un &#234;tre cher pendant plus de deux mois fait de vous une personne
atteinte de &#171; trouble d&#233;pressif mineur &#187;, si vous &#234;tes un optimiste de nature, vous souffrez d'un &#171; trouble
g&#233;n&#233;ralis&#233; de la gaiet&#233; &#187; et si vous refusez tout type de m&#233;decine, vous faites partie des personnes atteintes de la &#171; phobie du m&#233;decin et du sang &#187;. En fait, le message des compagnies pharmaceutiques est clair, toute personne
est un malade qui s'ignore.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant d'inventer de nouvelles maladies,
plusieurs techniques sont utilis&#233;es
par ces compagnies. L'abaissement
des seuils, la multiplication des analyses et le d&#233;pistage sont autant de techniques utilis&#233;es pour amener les gens &#224; consommer plus de m&#233;dicaments.
C'est ainsi qu'en France, par exemple, le taux de cholest&#233;rol acceptable
est pass&#233; de 260 milligrammes &#224; 200 milligrammes par d&#233;cilitres, dans les ann&#233;es 90. Les laboratoires semblent
aussi avoir constat&#233; que chaque nouvelle analyse permet d'augmenter le nombre de maladies diff&#233;rentes. Si &#224; chaque analyse, 5% de la population est dite &#171; &#224; risque &#187; pour une certaine maladie, chaque nouvelle mesure diminue fortement le nombre de personnes
saines. De m&#234;me, les camions de d&#233;pistage distribuant de l'information
m&#233;dicale &#224; haute saveur commerciale
permettent de d&#233;pister de nouvelles maladies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La technique de commercialisation la plus &#233;vidente reste bas&#233; sur la peur. C'est ainsi que David Healy, docteur en psychologie, relate l'impact des campagnes de peur sur les comportements vis-&#224;-vis des maladies comme le trouble bipolaire. Dans une publicit&#233;, une compagnie
arrive &#224; faire croire aux gens qu'ils pourraient peut-&#234;tre &#234;tre atteint d'une des maladies les plus s&#233;rieuses et d&#233;bilitantes du r&#233;pertoire psychiatrique, le trouble bipolaire, voir la maniaco-d&#233;pression. Selon Healy, &#171; apr&#232;s 1995, il y a eu une augmentation dramatique dans la fr&#233;quence d'utilisation du terme &#8216;stabilisateur
d'humeur' dans la litt&#233;rature scientifique &#187; et cette augmentation des d&#233;bats co&#239;ncide avec l'augmentation des personnes consultants pour ce trouble, selon ses tableaux. Il n'y a d'ailleurs aucun consensus sur la question d&#233;pressive,
et plusieurs &#233;tudes ind&#233;pendantes tendent &#224; montrer que les personnes qui pourraient &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme bipolaire et n'ayant pas de suivi m&#233;dical ne pr&#233;sentent pas plus de risques de suicides que celles qui sont suivis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Les laboratoires pharmaceutiques red&#233;finissent les fronti&#232;res de la maladie, et d'une certaine fa&#231;on, les fronti&#232;res du normal et de l'anormal &#187; explique Joel Lexchin. Selon lui, Pfizer a red&#233;fini le probl&#232;me de dysfonction &#233;rectile. Alors que ce probl&#232;me ne touchait en majorit&#233; que des personnes avec des probl&#232;mes m&#233;dicaux, c'est d&#233;sormais devenu quelque chose de banal qui &#171; peut arriver &#224; tout le monde &#187;. Une solution &#224; un probl&#232;me m&#233;dical s&#233;rieux est devenu d'utilisation
banale, am&#233;lioration du style de vie et arme contre l'&#233;chec ou &#171; la peur de l'&#233;chec &#187; selon Lexchin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certains gouvernements, comme le gouvernement fran&#231;ais, se sont rendu compte de l'impact de la pression pharmaceutique sur les comportements d'achat. C'est ainsi que la caisse nationale d'assurance-maladie constate &#171; le co&#251;t particuli&#232;rement &#233;lev&#233; des nouveaux m&#233;dicaments &#187; et d&#233;plore les r&#233;percussions
de ces co&#251;ts sur les caisses de l'&#201;tat. Le Qu&#233;bec n'&#233;chappe pas non plus &#224; cette tendance, ce qui ajoute au poids fiscal reposant sur son syst&#232;me de sant&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ironie du sort, les maladies ainsi cr&#233;&#233;es engendrent de nouvelles maladies par le d&#233;veloppement d'effets secondaires d&#251; &#224; l'absorption des m&#233;dicaments &#171; miracles &#187;. Ces maladies seront, &#224; leur tour, trait&#233;es par de nouveaux m&#233;dicaments&#8230;
Un cercle tr&#232;s vicieux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Infections en milieu hospitalier</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2007/volume-3/les-maladies-modernes/article/infections-en-milieu-hospitalier</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2007/volume-3/les-maladies-modernes/article/infections-en-milieu-hospitalier</guid>
		<dc:date>2008-03-01T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Audrey Bourget</dc:creator>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>Les risques de mourir d'une infection contract&#233;e dans un h&#244;pital sont plus grands que ceux de mourir dans un accident de voiture. Ces infections, appel&#233;es infections nosocomiales, seraient symptomatiques des probl&#232;mes dans le syst&#232;me de sant&#233; public. Le Clostridium difficile est une des bact&#233;ries qui se retrouve au quatri&#232;me rang des causes de d&#233;c&#232;s en Am&#233;rique du Nord. L'Organisation Mondiale de la Sant&#233; soulignait d&#233;j&#224; leur importance en 2002 : &#171; On retrouve les infections nosocomiales &#224; travers le (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les risques de mourir d'une infection contract&#233;e dans un h&#244;pital sont plus grands que ceux de mourir dans un accident
de voiture. Ces infections, appel&#233;es infections nosocomiales,
seraient symptomatiques des probl&#232;mes dans le syst&#232;me de sant&#233; public.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Clostridium difficile est une des bact&#233;ries qui se retrouve au quatri&#232;me rang des causes de d&#233;c&#232;s en Am&#233;rique du Nord. L'Organisation Mondiale de la Sant&#233; soulignait d&#233;j&#224; leur importance en 2002 : &#171; On retrouve les infections nosocomiales &#224; travers le monde entier. Elles sont l'une des principales causes de mortalit&#233; et morbidit&#233; pour les patients hospitalis&#233;s. Ce type d'infection est un fardeau
important tant pour les patients que pour la sant&#233; publique. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Quand la mission premi&#232;re d'une institution se trouve &#224; &#234;tre corrompue, c'est qu'il y a une grave crise. La mission premi&#232;re d'un h&#244;pital c'est l'hospitalit&#233; et la s&#233;curit&#233; des gens &#224; qui on donne l'hospitalit&#233;. De savoir que les h&#244;pitaux manquent &#224; leur devoir de s&#233;curit&#233;, on parle d'une atteinte &#224; l'int&#233;grit&#233; m&#234;me de la mission essentielle d'un h&#244;pital, &#187; dit D&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;r&lt;/sup&gt;. Luc Bessette, m&#233;decin &#224; la clinique
priv&#233;e MD-Plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La r&#233;sistance bact&#233;rienne aux antibiotiques
est point&#233;e du doigt, mais, manifestement,
&#231;a ne peut &#234;tre la seule cause, dit D&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;r&lt;/sup&gt;. Bessette. &#171; Parmi les ph&#233;nom&#232;nes
qui expliquent l'&#233;closion de tout &#231;a, il y a l'hygi&#232;ne essentielle qui n'est pas remplie et il y a une promiscuit&#233; des patients qui sont mis les uns &#224; c&#244;t&#233; des autres, sans les mesures de pr&#233;vention n&#233;cessaires. [&#8230;] &#192; partir du moment o&#249; l'on a commenc&#233; &#224; d&#233;velopper un int&#233;r&#234;t
pour ses mesures d'hygi&#232;ne, les taux d'infections ont diminu&#233;. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'ailleurs, H&#233;l&#232;ne Gingras, porte-parole du minist&#232;re de la Sant&#233; et des Services sociaux explique que le taux d'incidence du C. difficile a diminu&#233; de 60 pour cent depuis 2004. &#171; Cela d&#233;montre
que les programmes de pr&#233;ventions et de contr&#244;le des infections qui ont &#233;t&#233; mis en place dans les &#233;tablissements ont donn&#233; des r&#233;sultats. Maintenant, les &#233;tablissements ont la capacit&#233; de r&#233;agir plus promptement parce qu'ils ont des outils pour le faire. &#187; Le nombre de d&#233;c&#232;s a &#233;galement diminu&#233; entre 2004 et 2006 de 190 &#224; 85.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gingras rappelle que la m&#234;me recrudescence
saisonni&#232;re est v&#233;cue chaque ann&#233;e : &#171; Depuis le mois de septembre, &#231;a a commenc&#233; &#224; augmenter et on s'attend
qu'autour des mois de f&#233;vrier mars on soit pas mal &#224; notre plus haut et les taux vont rebaisser jusqu'&#224; l'&#233;t&#233;. C'est attendu d'ann&#233;e en ann&#233;e. L&#224;, on est &#224; maintenir le plus possible. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour Karl Weiss, microbiologiste-infectiologue &#224; l'h&#244;pital Maisonneuve-Rosemont, la situation n'est vraiment pas satisfaisante : &#171; Si l'on regarde les taux de C.difficile, ils ont diminu&#233; d'&#224; peu pr&#232;s 50 pour cent et la situation est nettement mieux qu'au pic de 2004, mais le Clostridium difficile ne repr&#233;sente qu'une partie des infections nosocomiales. Il y a beaucoup d'infections
nosocomiales dont on ne conna&#238;t pas l'ampleur au Qu&#233;bec parce qu'on ne les mesure m&#234;me pas. Dire qu'on contr&#244;le les infections nosocomiales, c'est un bien grand mot. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans aller jusqu'&#224; utiliser le mot &#171; r&#233;forme &#187;, plusieurs m&#233;decins et travailleurs
du milieu de la sant&#233; pr&#244;nent des changements majeurs dans le fonctionnement
du syst&#232;me de sant&#233; publique.
D&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;r&lt;/sup&gt;. Bessette dit bien vouloir d'un monopole, mais pas &#224; n'importe quel prix. Un syst&#232;me de sant&#233; public, oui, mais o&#249; les administrations sont responsables
et nos taxes g&#233;r&#233;es de fa&#231;on responsable. Selon lui, la question de l'imputabilit&#233; administrative et minist&#233;rielle
est au c&#339;ur du d&#233;bat. &#171; Comment se fait-il que quelques semaines avant No&#235;l, quelqu'un qui va prendre une consommation abusive qui va l'amener au-del&#224; de la limite d'alcool permise au niveau sanguin, s'il a un accident involontaire
et que quelqu'un d&#233;c&#232;de, il va &#234;tre consid&#233;r&#233; criminellement responsable.
Alors que dans les administrations publiques, certains administrateurs n'ont pas pris les mesures essentielles, des dizaines de morts surnum&#233;raires sont survenues et &#231;a n'a jamais fait la premi&#232;re page du Journal de Montr&#233;al. &#199;a passe comme dans du beurre ! &#187; s'exclame-
t-il.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;r&lt;/sup&gt;. Weiss confirme qu'il est clair qu'aujourd'hui, les h&#244;pitaux doivent avoir une fa&#231;on diff&#233;rente de traiter les gens de celle qu'on a vue durant les 15 derni&#232;res ann&#233;es, o&#249; on a moins de personnel,
on a coup&#233; des lits et on &#224; moins d'espace pour les gens plus malades.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ajoute : &#171; Aujourd'hui, on note les universit&#233;s et il y a le classement des &#233;coles secondaires. Un jour, il y aura probablement le classement des h&#244;pitaux
et probablement que les infections nosocomiales vont jouer un r&#244;le fondamental
l&#224; dedans. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;r&lt;/sup&gt;. Weiss pratique &#224; l'h&#244;pital Maisonneuve-
Rosemont o&#249; les mesures d'hygi&#232;ne
sont serr&#233;es : les visiteurs doivent se d&#233;sinfecter les mains &#224; l'entr&#233;e et la sortie (un agent de s&#233;curit&#233; les surveille) ; des banni&#232;res rappellent les r&#232;gles &#233;l&#233;mentaires
d'hygi&#232;ne et des masques d'asepsie ainsi que du d&#233;sinfectant sont disponibles partout. Il consid&#232;re cependant
que ce n'est pas assez : &#171; Lorsque vous allez dans un h&#244;tel, le plus miteux soit-il, vous avez habituellement votre propre chambre et votre propre salle de bain. Lorsque vous venez &#224; l'h&#244;pital, qui est en th&#233;orie la place de l'hygi&#232;ne par excellence, vous partagez votre salle de bain avec la moiti&#233; d'un &#233;tage. Si vous n'aviez pas attrap&#233; le microbe, l&#224;, c'est certain que vous allez l'attraper. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;H&#233;l&#232;ne Gingras, les D&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;r&lt;/sup&gt;. Bessette et Weiss &#233;tant d'accord, rappelle toutefois que les infections nosocomiales ne sont pas enti&#232;rement &#233;vitables. Il y en aura toujours. L'objectif est de les r&#233;duire au plus petit nombre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Il y a aussi un travail &#224; faire de la part des visiteurs qui est de respecter les mesures d'hygi&#232;ne et d'isolement &#187;, dit D&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;r&lt;/sup&gt;. Weiss.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au-del&#224; de ces actions imm&#233;diates, D&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;r&lt;/sup&gt;. Bessette souligne l'importance d'apporter
des changements au syst&#232;me de sant&#233; : &#171; On ne peut plus se permettre d'&#234;tre conduit passivement par un r&#233;seau qui peut bouffer une partie de notre vie. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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