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	<title>l'Organe magazine, Montr&#233;al</title>
	<link>http://www.lorgane.org/</link>
	<description>l'Organe est un magazine th&#233;matique mensuel, francophone et &#233;tudiant bas&#233; &#224; Montr&#233;al, Universit&#233; Concordia.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Les uns contre les autres</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/article/les-uns-contre-les-autres</link>
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		<dc:date>2008-04-01T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Ginoux</dc:creator>


		<dc:subject>Revue litt&#233;raire</dc:subject>

		<description>L'autre est par d&#233;finition celui par lequel nous nous identifions. Qu'il s'agisse de notre conjoint, de notre voisin, de collaborateurs ou d'&#233;trangers. Que nous l'aimions, le d&#233;testions, en ayons piti&#233;, l'enviions, nous en m&#233;fiions ou qu'il nous soit indiff&#233;rent. L'autre nous sert de point de rep&#232;re et, parfois, de point de rupture. Car l'autre, c'est aussi l'autre soi-m&#234;me, ce soi que nous cachons ou refusons. D&#233;couvrons dans cette &#233;dition certains aspects de cet &#171; autre &#187; qui nous est si intime. On (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'autre est par d&#233;finition celui par lequel nous nous identifions. Qu'il s'agisse de notre
conjoint, de notre voisin, de collaborateurs ou d'&#233;trangers. Que nous l'aimions, le d&#233;testions,
en ayons piti&#233;, l'enviions, nous en m&#233;fiions ou qu'il nous soit indiff&#233;rent. L'autre
nous sert de point de rep&#232;re et, parfois, de point de rupture. Car l'autre, c'est aussi
l'autre soi-m&#234;me, ce soi que nous cachons ou refusons. D&#233;couvrons dans cette &#233;dition
certains aspects de cet &#171; autre &#187; qui nous est si intime.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong&gt;On n'emp&#234;che pas un petit
c&#339;ur d'aimer&lt;/strong&gt;
de Claire Castillon
&#201;ditions Fayard &#8211; hiver 2007
162 pages &#8211; 22,95 $&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Claire Castillon est une jeune auteure
fran&#231;aise qui s'est faite conna&#238;tre gr&#226;ce
&#224; Insecte, un premier recueil de nouvelles
d&#233;licieusement grin&#231;antes portant
sur les relations tortueuses que m&#232;res
et filles peuvent entretenir. Dans ce
second volet, l'&#233;crivaine nous invite une
nouvelle fois &#224; parcourir les m&#233;andres
d'un univers relationnel rong&#233; par la
tristesse, les frustrations, la jalousie et
l'hypocrisie &#224; travers une vingtaine de
courts r&#233;cits aussi infects &#8211; la rime est
assez facile avec Insecte, il faut l'admettre
&#8211; que r&#233;v&#233;lateurs. En effet, Claire
Castillon a cette fois-ci donn&#233; la parole &#224;
un cercle plus large de sombres personnages.
Parmi ces derniers se trouve par
exemple une jeune fille incestueuse qui
pousse son p&#232;re &#224; quitter le foyer familial
pour elle ; un kidnappeur d'enfant
qui ne comprend pas pourquoi sa proie,
qu'il aime pourtant plus que tout, veut
s'enfuir ; ou encore une m&#232;re si boulevers&#233;e
par la mort violente de sa fille
qu'elle en devient folle, ce qui conduit
son mari &#224; l&#226;cher le chien de garde de
la maison sur elle pour l'&#233;gorger. Dures,
tordues, implacables, les nouvelles de
Claire Castillon s'&#233;grainent sur un ton
l&#233;ger qui en accentue la cruaut&#233; et l'irr&#233;v&#233;rence.
Et aussi incroyables que soient
les histoires qu'elle met en sc&#232;ne, il n'est
pas rare que nous nous reconnaissions
dans l'une ou l'autre de ces situations
tant les traits de caract&#232;re des personnages
nous sont familiers, voire intimes.
Un grand moment de lucidit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong&gt;Moebius (num&#233;ro 114) &#8211; S&#233;curit&#233; / Surveillance&lt;/strong&gt;
Collectif &#8211; automne 2007
182 pages &#8211; 10 $&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; trop nous attarder aux livres, on en
oublie parfois que la cr&#233;ation litt&#233;raire
emprunte bien des voies. La revue
Moebius fait en l'occurrence partie de
ces petits bijoux qu'il faut absolument
d&#233;couvrir. Produite par l'&#233;quipe des
&#233;ditions Triptyque, elle explore chaque
ann&#233;e quatre th&#232;mes &#224; travers la plume
d'une quinzaine d'auteurs qu&#233;b&#233;cois qui
nous r&#233;servent souvent de belles surprises.
L'&#233;dition de l'automne 2007, consacr&#233;e
au sujet &#171; S&#233;curit&#233; / Surveillance &#187;,
nous a notamment donn&#233; le plaisir de
lire une nouvelle (Montana) sign&#233;e par
Laurent Chabin, qui n'a pas h&#233;sit&#233;, avec
l'audace qu'on lui conna&#238;t, &#224; critiquer
de mani&#232;re parabolique le pi&#232;ge des
pr&#233;jug&#233;s que l'on entretient vis-&#224;-vis
des autres, ou du moins de ce que l'on
ne conna&#238;t pas. Que dire &#233;galement de
M&#233;m&#233; est la condition post-mortem, d'Ollivier
Dyens, un d&#233;luge litt&#233;raire qui fustige
de mani&#232;re totalement loufoque la
tyrannie des id&#233;ologies. Il serait en fait
long de s'arr&#234;ter sur chacun des r&#233;cits,
r&#233;flexions et po&#232;mes qui constituent ce
num&#233;ro, car ils sont tous d'une qualit&#233;
remarquable et propices au d&#233;bat. Aussi
pr&#233;f&#233;rons-nous vous en conseiller vivement
la lecture si vous aimez la litt&#233;rature
qu&#233;b&#233;coise et souhaitez en suivre
l'&#233;volution.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong&gt;Balade en train assis sur les
genoux du dictateur&lt;/strong&gt;
de St&#233;phane Achille
VLB &#233;diteur &#8211; automne 2007
192 pages &#8211; 21,95 $&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au m&#234;me titre que les Prix litt&#233;raires
de Radio-Canada, le Prix Robert-Cliche
du premier roman nous permet chaque
ann&#233;e de d&#233;couvrir des auteurs prometteurs.
Ce fut encore le cas en 2007
avec St&#233;phane Achille, qui a r&#233;alis&#233; un
roman &#224; la fois tr&#232;s original et d'une
force incroyable sur le th&#232;me de l'exc&#232;s
du pouvoir et, parall&#232;lement, sur
celui de la vision que l'on peut avoir de
soi et des autres, avec tout ce que cette
derni&#232;re comporte de fauss&#233; et d'hypocrite.
Le r&#233;cit met en sc&#232;ne deux hommes
qu'au premier abord tout s&#233;pare.
Le premier est un musicien rat&#233; qui
cherche &#224; oublier ses &#233;checs en allant se
r&#233;fugier dans un h&#244;tel new-yorkais aux
frais de son fr&#232;re, qui brasse de grosses
affaires un peu partout. Et le second,
un &#233;trange personnage qui va se prendre d'affection pour cet artiste et l'inviter
&#224; le suivre dans son pays, quelque
part en Am&#233;rique latine. Les cartes du
jeu s'abattent d&#232;s lors progressivement
sur la table. On apprend que l'h&#244;te est
un dictateur de la pire esp&#232;ce qui n'h&#233;site
pas &#224; tuer des gens innocents pour
se prot&#233;ger, semer la terreur ou simplement
se faire plaisir. Que son image
repose sur une supercherie et qu'il ne
croit en rien, si ce n'est dans la culture
du pouvoir, culture qu'il a construite de
mani&#232;re &#233;minemment raffin&#233;e. Face &#224;
cet homme sans scrupules mais d'une
extr&#234;me intelligence, notre musicien
rat&#233; se r&#233;v&#232;le bient&#244;t comme un &#234;tre
aussi orgueilleux, arrogant et m&#233;prisant
que ceux qu'il tentait auparavant
de d&#233;noncer. Dans le huit clos d'un
train qui m&#232;nera ces deux hommes &#224;
travers les terres d'un pays au bord du
chaos, la v&#233;rit&#233; tapie au fond de l'un
comme de l'autre jaillira de mani&#232;re
tant&#244;t cruelle, tant&#244;t ironique ou sensible,
mais toujours troublante. &#192; d&#233;vorer
sans mod&#233;ration.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>T&#233;l&#233;r&#233;alit&#233; : je regarde donc je suis</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/article/telerealite-je-regarde-donc-je</link>
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		<dc:date>2008-04-01T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Dor&#233;las</dc:creator>


		<dc:subject>Culturel</dc:subject>

		<description>Qu'on l'aime ou qu'on la d&#233;teste, la t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233;, genre hybride m&#233;langeant la r&#233;alit&#233;, la fiction et le documentaire, occupe une place pr&#233;pond&#233;rante au petit &#233;cran. La plupart des grands t&#233;l&#233;diffuseurs aux quatre coins du monde proposent de plus en plus d'heures de ce type de programmation. Pop Idol, la version chinoise d'American Idol, attire en moyenne 400 millions de t&#233;l&#233;spectateurs. En effet, l'engouement pour ces aspirants chanteurs, ces lofteurs publics ou ces hurluberlus cherchant leur minute de gloire (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'on l'aime ou qu'on la d&#233;teste,
la t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233;, genre hybride
m&#233;langeant la r&#233;alit&#233;, la fiction
et le documentaire, occupe une place
pr&#233;pond&#233;rante au petit &#233;cran. La plupart
des grands t&#233;l&#233;diffuseurs aux quatre
coins du monde proposent de plus
en plus d'heures de ce type de programmation.
Pop Idol, la version chinoise
d'American Idol, attire en moyenne
400 millions de t&#233;l&#233;spectateurs. En
effet, l'engouement pour ces aspirants
chanteurs, ces lofteurs publics ou ces
hurluberlus cherchant leur minute de
gloire ne cesse de cro&#238;tre. On ne cesse de
les &#233;pier et de commenter leurs moindres
faits et gestes devant la cam&#233;ra.
Plaisir anodin ou pur voyeurisme ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Luc Dupont, professeur de communication
&#224; l'Universit&#233; d'Ottawa et auteur
de T&#233;l&#233;r&#233;alit&#233; : quand la r&#233;alit&#233; est un mensonge,
ouvrage dans lequel il analyse l'ampleur
de ce ph&#233;nom&#232;ne t&#233;l&#233;visuel, explique
que &#171; le coup fumant des t&#233;l&#233;diffuseurs,
c'est de nous faire accroire que c'est de
la r&#233;alit&#233; alors que cela ne l'est pas. &#187;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233; d'hier &#224;
aujourd'hui&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 1963, Andy Warhol pr&#233;sente Sleep,
long m&#233;trage de six heures o&#249; l'on voit
un individu endormi. &#171; Andy Warhol est
celui qui a lanc&#233; tout &#231;a en disant qu'un
jour, on verrait du vrai monde dans un
vrai contexte devenir c&#233;l&#232;bre &#187;, explique
Dupont.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Am&#233;rique du Nord, c'est en 1989
que le genre appara&#238;t au petit &#233;cran.
COPS, &#233;mission dans laquelle un cam&#233;raman
suit les p&#233;rip&#233;ties quotidiennes
de policiers, a &#233;t&#233; la premi&#232;re &#233;mission
&#224; porter le titre de t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233;. Toujours
&#224; l'antenne sur le r&#233;seau FOX, elle continue
d'&#234;tre l'&#233;mission phare du genre.
Durant les ann&#233;es 1990, la cha&#238;ne MTV
proposa The Real World. Dans cette
&#233;mission, de jeunes adultes dans la
vingtaine devaient cohabiter. Ces deux
&#233;missions ont pos&#233; les bases de la t&#233;l&#233;
r&#233;alit&#233; telle qu'on la conna&#238;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour la sociologue de l'UQAM Anouk
B&#233;langer, le ph&#233;nom&#232;ne n'a rien de
nouveau. &#171; La t&#233;l&#233;vision (&#8230;) a subi une
transformation aux cours des 20 derni&#232;res
ann&#233;es. La t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233; entre dans
cette transition qui s'est poursuivie &#187;,
explique-t-elle. Avec les ann&#233;es 1980
et 1990, une int&#233;gration des t&#233;l&#233;spectateurs
s'&#233;tait progressivement faite
&#224; la t&#233;l&#233;vision. Plusieurs avaient pris
l'habitude de suivre des talk-shows qui
&#233;taient devenus des lieux de confession
extraordinaires pour des gens ordinaires.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Vendre de la r&#233;alit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D'un point de vue &#233;conomique, la
t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233; est tr&#232;s rentable. Les cotes
d'&#233;coute sont g&#233;n&#233;ralement bonnes.
L'&#233;mission American Idol d&#233;multiplie
ses profits gr&#226;ce &#224; la vente de produits
d&#233;riv&#233;s, d'albums et de places de concert.
Les co&#251;ts de production sont minimes
par rapport aux profits. La firme de production
t&#233;l&#233;visuelle Endemol a mis la
main sur plusieurs concepts de t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233;
(Big Brother, Loft Story, Fear Factor,
etc.) et les revend &#224; des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;vision
partout au monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De plus, la t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233; innove en terme
de regroupement des supports. Au Qu&#233;bec,
Quebecor Media a su faire mousser
le ph&#233;nom&#232;ne Star Acad&#233;mie en diffusant
ces &#233;missions sur Internet, &#224; la
t&#233;l&#233;vision g&#233;n&#233;raliste (TVA) ainsi que
sur les ondes de certaines cha&#238;nes de
radio lors des quotidiennes du dimanche
soir. Parall&#232;lement, Star Acad&#233;mie
a stimul&#233; la vente d'albums dans les
magasins HMV, cha&#238;ne aussi d&#233;tenue
par Quebecor Media.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La culture de l'ordinaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233; a donc ouvert une porte
sur la culture de l'ordinaire. Comment
expliquer que tant de gens participent
&#224; une culture du banal ? &#171; On est dans
une soci&#233;t&#233; individualiste, et on sait que
tout le monde r&#234;ve de devenir une star
au fond. La t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233; est donc venu
combler cela &#187;, avance Dupont. Pour
B&#233;langer, &#171; beaucoup de gens participent
&#224; ces &#233;missions, qui sont &#224; la base une
nouvelle forme de s&#233;rie dramatique avec
une forte intensification du r&#233;el. &#187; La
repr&#233;sentation de gens ordinaires a de
plus une incidence directe sur les t&#233;l&#233;spectateurs,
puisque cela procure &#224; ces
derniers une facilit&#233; d'identification aux
protagonistes. Ils collaborent donc avec
le concurrent, identifiable comme l'un
des leurs. &#171; Ces h&#233;ros ou underdogs doivent
affronter bien des &#233;preuves. Le public
d&#233;veloppe un sentiment d'attachement
rapide avec eux &#187;, estime B&#233;langer. Les
t&#233;l&#233;spectateurs deviennent aussi des
participants lorsqu'ils se prononcent
moralement sur les concurrents et lorsqu'ils
sont appel&#233;s &#224; voter pour le candidat
ou la candidate qu'ils d&#233;sirent voir
rester dans l'&#233;mission, lorsque celle-ci
met en jeu un processus d'&#233;limination
progressive des participants. Cela ajoute
beaucoup plus &#224; ce processus de d&#233;mocratisation
de la t&#233;l&#233;vision.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Une c&#233;l&#233;brit&#233; &#233;ph&#233;m&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement &#224; cette explosion
d'&#233;missions, on a assist&#233; &#224; une exposition
grandissante de ces nouvelles personnalit&#233;s
publiques dans les m&#233;dias,
particuli&#232;rement dans la presse &#224; potin.
Les magazines sont nombreux &#224; mettre
en premi&#232;re page des participants
de t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233;. Consid&#233;r&#233;s comme des
gens ordinaires, leurs vies priv&#233;es sont
scrut&#233;es dans les moindres d&#233;tails. Les
m&#233;dias exposent leurs drames priv&#233;s et
leurs confessions publiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces c&#233;l&#233;brit&#233;s ont su toucher le public
autant que les grandes stars hollywoodiennes.
Le &#171; star syst&#232;me &#187; actuel est-il
appel&#233; &#224; dispara&#238;tre pour faire place &#224;
la c&#233;l&#233;brit&#233; ordinaire ? Pour Dupont, il
est clair que le &#171; star syst&#232;me &#187; semble
perdre des plumes. &#171; On ne parle pas des
stars classiques, car il y a une fatigue
des stars actuelles. On regarde le voisin
par voie de cons&#233;quence. On s'int&#233;resse
au voisin qui est pass&#233; dans une t&#233;l&#233;
r&#233;alit&#233; ou &#224; la t&#233;l&#233;vision. &#187;, estime-t-il.
&#171; Certaines vedettes sont devenues par
ricochet des vedettes des sites Web sur
les c&#233;l&#233;brit&#233;s. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le propos de B&#233;langer est plus nuanc&#233;.
&#171; L'int&#233;r&#234;t du public s'est dirig&#233; vers la
surveillance de l'ordinaire en m&#234;me
temps que la t&#233;l&#233; r&#233;alit&#233; est devenue
populaire. On ne s'int&#233;resse plus aux
vedettes pour leur dernier film, album
ou livre. On s'int&#233;resse davantage &#224; leur
vie personnelle. Ils se pr&#234;tent &#224; ce jeu et
se repr&#233;sentent aussi dans leurs quotidiennet&#233;s
en nous pr&#233;sentant leur nouveau-
n&#233;, leur nouvelle flamme amoureuse
ou m&#234;me leur garde-robe. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'exp&#233;rience de Milgram</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/article/l-experience-de-milgram</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/article/l-experience-de-milgram</guid>
		<dc:date>2008-04-01T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Vera Zabeida</dc:creator>


		<dc:subject>Sciences et technologies</dc:subject>

		<description>&#171; Ce n'est pas moi, c'est l'autre ! &#187; Combien de fois avons-nous dis cela &#233;tant enfant pour ne pas nous faire bl&#226;mer d'avoir cass&#233; la tasse jaune citron de papa ou d'avoir accidentellement jet&#233; &#224; la poubelle les importants papiers de maman ? L'autre, &#231;a pouvait &#234;tre n'importe qui, mais pas nous ! Malgr&#233; ce que l'on pourrait croire, ce syndrome de d&#233;l&#233;gation des responsabilit&#233;s ne se dissiperait pas avec l'&#226;ge. C'est ce qu'a d&#233;couvert Stanley Milgram en 1963 dans une s&#233;rie d'exp&#233;riences portant sur (...)

-
&lt;a href="http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/" rel="directory"&gt;L'Autre&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.lorgane.org/mot/sciences-et-technologies" rel="tag"&gt;Sciences et technologies&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Ce n'est pas moi, c'est l'autre ! &#187; Combien de fois avons-nous dis cela &#233;tant
enfant pour ne pas nous faire bl&#226;mer d'avoir cass&#233; la tasse jaune citron de
papa ou d'avoir accidentellement jet&#233; &#224; la poubelle les importants papiers de
maman ? L'autre, &#231;a pouvait &#234;tre n'importe qui, mais pas nous !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; ce que l'on pourrait
croire, ce syndrome de d&#233;l&#233;gation
des responsabilit&#233;s
ne se dissiperait pas avec l'&#226;ge. C'est ce
qu'a d&#233;couvert Stanley Milgram en 1963
dans une s&#233;rie d'exp&#233;riences portant
sur l'ob&#233;issance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Choqu&#233;, comme tant d'autres, par
les atrocit&#233;s de la Seconde Guerre Mondiale,
Milgram a voulu comprendre ce
qui pouvait inciter des gens apparemment
sains d'esprit &#224; commettre ces crimes.
C'est de ce questionnement qu'a
d&#233;coul&#233; l'une des exp&#233;riences les plus
consternantes sur la nature humaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette exp&#233;rience avait pour but de
mesurer la limite de l'ob&#233;issance des
individus aux ordres d'un sup&#233;rieur
si la responsabilit&#233; de leurs actions
&#233;tait prise en charge par celui-ci. On
a donc recrut&#233; des volontaires par le
biais d'une annonce pass&#233;e dans un
journal local, disant que l'on cherchait
des participants &#224; une exp&#233;rience sur
la m&#233;moire. Les volontaires &#233;taient
r&#233;mun&#233;r&#233;s, mais faiblement. Il y avait
trois participants lors des exp&#233;riences :
l'exp&#233;rimentateur, le volontaire,
et un acteur qui avait &#233;t&#233; engag&#233; pour
les besoins de l'exp&#233;rience, mais qui se
pr&#233;sentait comme un volontaire. Par le
biais d'un tirage truqu&#233;, on assignait
le r&#244;le de &#171; professeur &#187; au volontaire et
celui d'&#171; &#233;tudiant &#187; &#224; l'acteur. Le professeur
devait tester l'&#233;tudiant et lui administrer
&#224; chaque mauvaise r&#233;ponse une
d&#233;charge &#233;lectrique dont l'intensit&#233;
&#233;tait variable : de minime, elle pouvait
devenir fatale. Tout au long de l'exp&#233;rience,
l'exp&#233;rimentateur se trouvait
dans la m&#234;me salle que le professeur
et l'&#233;l&#232;ve et ordonnait au professeur
d'augmenter les chocs &#224; mesure que
l'exp&#233;rience progressait, et ceci, malgr&#233;
les protestations v&#233;h&#233;mentes de
l'&#233;tudiant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, 65 % des volontaires sont all&#233;s
jusqu'au bout, soit jusqu'&#224; administrer
la d&#233;charge &#233;lectrique mortelle &#224; l'&#233;tudiant.
Aucun expert ne s'attendait &#224; de
tels r&#233;sultats. Selon les pr&#233;visions, seuls
2 % des individus devaient aller jusqu'&#224;
la dose fatale, et il aurait alors fallu les
consid&#233;rer comme des psychopathes.
Depuis, l'exp&#233;rience a &#233;t&#233; reproduite
sous plusieurs formes, sur plusieurs
continents, et sur une longue p&#233;riode.
Les r&#233;sultats ? Toujours les m&#234;mes. Le
test a mis en jeu des hommes et des
femmes, et on a observ&#233; que cette variable
n'avait aucune influence sur les
r&#233;sultats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que peut-on tirer de cette &#233;tude ? La
plus grande le&#231;on r&#233;side dans le fait
qu'une personne ordinaire peut commettre
des actes atroces lorsqu'elle
entre dans une structure hi&#233;rarchique
o&#249; sa conscience est mise en veilleuse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette &#233;tude a suscit&#233; de nombreuses
controverses sur le plan &#233;thique et
m&#233;thodologique. Martin Orne, l'un de
ces critiques, affirme que le sujet d'une
exp&#233;rimentation a le d&#233;sir d'&#234;tre effi-
cace et utile. Il est donc possible qu'il
s'en remette souvent &#224; l'expertise de
l'exp&#233;rimentateur quant &#224; la s&#233;curit&#233;
et au caract&#232;re moral de l'exp&#233;rience, ce
que l'on nomme le &#171; pacte d'ignorance &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour appuyer sa th&#233;orie, Orne a
men&#233; une exp&#233;rience dans laquelle il
a demand&#233; &#224; des sujets de lancer un
serpent ou du vitriol au visage d'un
inconnu. La majorit&#233; des sujets ont
ob&#233;i sans broncher, se justifiant par le
fait qu'&#233;tant dans une clinique de psychologie
exp&#233;rimentale, ils croyaient
que l'exp&#233;rience &#233;tait truqu&#233;e. D'autres
critiques se sont aussi questionn&#233;s sur
l'&#233;thique de cette exp&#233;rience en raison
du consid&#233;rable choc nerveux qu'ont
ressenti les sujets.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; toutes ces critiques, Milgram a
r&#233;pondu que les vid&#233;os de l'exp&#233;rience
confirmaient que les sujets avaient ressenti
une immense tension psychologique,
ce qui allait donc &#224; l'encontre de
la th&#232;se du pacte d'ignorance. De plus,
selon Milgram, les sujets interrog&#233;s &#224;
la suite de l'exp&#233;rience se disaient heureux
d'avoir particip&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgr&#233; les r&#233;sultats plut&#244;t pessimistes
de cette exp&#233;rience, on pourrait
aussi consid&#233;rer la nature humaine
sous l'autre angle : celui des gens qui ne
sont pas all&#233;s jusqu'au bout.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois Rochat et Andr&#233; Modigliani,
tous deux professeurs &#224; l'Universit&#233; du
Michigan, ont compar&#233; les r&#233;actions
des sujets d&#233;sob&#233;issants &#224; celles des
habitants d'un village fran&#231;ais qui ont
contribu&#233; &#224; sauver la vie de milliers de
Juifs entre 1940 et 1944. Ils en ont conclu
que ces gens &#233;taient tout simplement des
&#234;tres humains, et non des h&#233;ros ou des
saints, ce qui prouve que &#171; l'ordinaire de
la bont&#233; est une r&#233;alit&#233; humaine aussi
tangible que la banalit&#233; du mal &#187;. L'enqu&#234;te
a &#233;galement r&#233;v&#233;l&#233; que, bien que
des motivations personnelles &#233;videntes
&#233;taient &#224; l'&#339;uvre, la r&#233;ussite a surtout
&#233;t&#233; due &#224; l'action collective des individus.
Milgram a lui-m&#234;me observ&#233; que
&#171; la r&#233;sistance &#224; l'autorit&#233; malveillante
doit &#234;tre enracin&#233;e dans l'action collective
si elle veut &#234;tre v&#233;ritablement effi-
cace. &#187; Autrement dit, &#171; quand un individu
veut se dresser contre l'autorit&#233;, le
meilleur moyen pour lui d'y parvenir
est de s'appuyer sur le groupe auquel
il appartient : la solidarit&#233; reste notre
rempart le plus efficace contre les exc&#232;s
de l'autorit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>RAWCATCHERS</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/article/rawcatchers</link>
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		<dc:date>2008-04-01T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Edouard Reinach</dc:creator>


		<dc:subject>Culturel</dc:subject>

		<description>Le projet RAWCATCHERS, litt&#233;ralement &#171; les capteurs de brut &#187;, a &#233;t&#233; lanc&#233; au Kenya alors que j'&#233;tais en stage aupr&#232;s du Programme des Nations Unies pour l'environnement, &#224; Nairobi. Je voulais offrir la possibilit&#233; aux jeunes de l'un des pires bidonvilles en Afrique, situ&#233; &#224; quelques kilom&#232;tres &#224; peine de chez moi, de t&#233;moigner de leur r&#233;alit&#233; quotidienne &#224; travers la photographie. J'ai donc envoy&#233; un appel &#224; contribution &#224; tous mes amis et connaissances. Le succ&#232;s a &#233;t&#233; surprenant : en moins de deux semaines, (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le projet &lt;a href='htpp://rawcatchers.com/' class='spip_out'&gt;RAWCATCHERS&lt;/a&gt;, litt&#233;ralement &#171; les capteurs de brut &#187;, a &#233;t&#233; lanc&#233; au Kenya
alors que j'&#233;tais en stage aupr&#232;s du Programme des Nations Unies pour l'environnement,
&#224; Nairobi. Je voulais offrir la possibilit&#233; aux jeunes de l'un des pires bidonvilles
en Afrique, situ&#233; &#224; quelques kilom&#232;tres &#224; peine de chez moi, de t&#233;moigner
de leur r&#233;alit&#233; quotidienne &#224; travers la photographie. J'ai donc envoy&#233; un appel
&#224; contribution &#224; tous mes amis et connaissances. Le succ&#232;s a &#233;t&#233; surprenant : en
moins de deux semaines, nous avions r&#233;colt&#233; presque 700 dollars. Nous avons donc
s&#233;lectionn&#233; un groupe de 20 enfants &#226;g&#233;s de 8 &#224; 16 ans et leur avons achet&#233; chacun
un appareil photo et trois pellicules.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='htpp://rawcatchers.com/' class='spip_out'&gt;RAWCATCHERS&lt;/a&gt;, c'est un voyage de trois semaines dans la r&#233;alit&#233; d'un quotidien
qui nous d&#233;passe. C'est plus de mille photos traitant de sujets qui tiennent &#224; coeur
aux jeunes photographes participant au projet. Durant ces trois semaines, les
F&#233;lix, Purity et James du groupe ont parcouru avec ardeur les 10 kilom&#232;tres carr&#233;s
d'une poubelle &#224; ciel ouvert pour nous montrer des choses que nous n'aurions
jamais pu photographier. Les images sont &#224; vendre et l'argent servira &#224; la scolarisation
de plusieurs jeunes ainsi qu'&#224; diff&#233;rents projets socioculturels du bidonville,
en partenariat avec Mathare Roots Youth Group et un groupe de stagiaire et de jeunes
employ&#233;s de l'ONU. Ce projet est un voyage intime dans la r&#233;alit&#233; quotidienne
des jeunes de Mathare que j'esp&#232;re pouvoir reproduire ailleurs dans le monde, pour
donner la chance &#224; d'autres jeunes de t&#233;moigner. Vous pouvez visiter notre galerie,
en savoir plus sur le projet, acheter une photo, faire un don ou simplement nous
donner un coup de main sur notre site Internet : &lt;a href='htpp://rawcatchers.com/' class='spip_out'&gt;www.rawcatchers.com&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les valeurs am&#233;ricaines, rien d'autre</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/article/les-valeurs-americaines-rien-d</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/article/les-valeurs-americaines-rien-d</guid>
		<dc:date>2008-04-01T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Faille-Lefran&#231;ois</dc:creator>


		<dc:subject>Politique</dc:subject>

		<description>Les &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique cherchent depuis longtemps &#224; s'affirmer en tant que d&#233;fenseurs de la d&#233;mocratie et de la libert&#233;, et c'est sur ces valeurs que le pays a b&#226;ti son image. Plus d'une fois, ils sont all&#233;s tr&#232;s loin pour la d&#233;fendre. &#171; Le prix de la libert&#233; est une &#233;ternelle vigilance &#187;, comme le fait remarquer Michael Heale, professeur &#233;m&#233;rite &#224; l'Universit&#233; Lancaster, en Angleterre, et auteur du livre American Anticommunism. C'est avec une vigueur particuli&#232;re que cette vigilance a cibl&#233; le socialisme, (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique cherchent depuis longtemps &#224;
s'affirmer en tant que d&#233;fenseurs de la d&#233;mocratie et de la
libert&#233;, et c'est sur ces valeurs que le pays a b&#226;ti son image.
Plus d'une fois, ils sont all&#233;s tr&#232;s loin pour la d&#233;fendre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Le prix de la libert&#233; est une &#233;ternelle
vigilance &#187;, comme le fait
remarquer Michael Heale, professeur
&#233;m&#233;rite &#224; l'Universit&#233; Lancaster,
en Angleterre, et auteur du livre
&lt;i&gt;American Anticommunism&lt;/i&gt;. C'est avec une
vigueur particuli&#232;re que cette vigilance
a cibl&#233; le socialisme, jug&#233; contraire
&#224; l'esprit am&#233;ricain depuis la guerre
civile, soit bien avant l'arriv&#233;e de p&#233;riodes
d'anticommunisme radical, commun&#233;ment
appel&#233;es p&#233;riodes de Peur
Rouge. Entre patriotisme et phobie, de
nombreux obstacles ont bloqu&#233; l'acc&#232;s
au socialisme du peuple am&#233;ricain,
ce qui est toujours le cas aujourd'hui.
&#171; Les id&#233;ologies collectivistes &#187;, indique
Heale, &#171; ont toujours &#233;t&#233; per&#231;ues comme
incompatibles avec l'&lt;i&gt;am&#233;ricanisme&lt;/i&gt;, avec
son identification &#224; l'individualisme &#187;.
Le &#171; grand attachement aux institutions
am&#233;ricaines &#187; dont Heale fait &#233;tat &#233;tait
d&#233;j&#224; solidement implant&#233; avant l'&#232;re
de l'industrialisation o&#249;, en r&#233;ponse
&#224; la condition sociale des travailleurs,
ont &#233;clos la majeure partie des mouvements
socialistes qui ont provoqu&#233; dans
le pays une r&#233;action d&#233;mesur&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Chasse aux sorci&#232;res&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La Premi&#232;re Guerre Mondiale et les
ann&#233;es 1950 ont constitu&#233; &#171; des p&#233;riodes
d'anticommunisme national plut&#244;t
intenses &#187;, comme le dit Heale. Certains
faisaient simplement la promotion
des valeurs am&#233;ricaines, &#224; la fa&#231;on du
&lt;i&gt;Loyalty Day&lt;/i&gt;, f&#234;te qui vante les traditions
nationales de d&#233;mocratie et de libert&#233;.
Mais d'autres n'ont pas h&#233;sit&#233; &#224; attiser la
peur du peuple envers le socialisme. &#171; Il
y avait des d&#233;magogues comme McCarthy
qui brassaient les choses &#187;, explique
Heale. Joseph McCarthy, ancien s&#233;nateur
r&#233;publicain de l'&#201;tat du Wisconsin,
a men&#233; une croisade contre le communisme
o&#249; les accusations r&#233;p&#233;t&#233;es et
rarement fond&#233;es rappelaient les chasses
aux sorci&#232;res de Salem. L'explication
de cette r&#233;action d&#233;mesur&#233;e est &#224; chercher
dans les fondements de la d&#233;mocratie
am&#233;ricaine. &#171; Les Am&#233;ricains se
sont toujours sentis vuln&#233;rables. D&#232;s le
d&#233;but, l'exp&#233;rience remarquable d'un
gouvernement r&#233;publicain, qui repose
sur le soutien du bas plut&#244;t que l'autorit&#233;
du haut, &#233;tait per&#231;ue comme fondamentalement
pr&#233;caire, et donc n&#233;cessitait
une attention continue vis-&#224;-vis de
menaces potentielles. &#187;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Un patriotisme qui flirte avec l'anticommunisme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement &#224; la chasse aux ennemis de l'int&#233;rieur, les
valeurs am&#233;ricaines ont fait l'objet d'une promotion vigoureuse.
C'est dans cet objectif, par exemple, que le Loyalty Day,
une f&#234;te nationale tenue le 1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;er&lt;/sup&gt; mai, a &#233;t&#233; instaur&#233;e. &#171; C&#233;l&#233;brer le
Loyalty Day &#187;, affirme Robert Andrew, pr&#233;sident de la Loyalty
Day Foundation, &#171; c'est manifester notre patriotisme et notre
fiert&#233; du pays. Nous c&#233;l&#233;brons notre histoire et la d&#233;mocratie
am&#233;ricaine. C'est l'occasion de partager notre histoire avec le
reste du monde. &#187; Si cette f&#234;te est fix&#233;e en m&#234;me temps que la
r&#233;volution russe et la journ&#233;e internationale des travailleurs,
cela n'a rien d'une co&#239;ncidence. Judy Andrew, secr&#233;taire de la
Loyalty Day Foundation, soutient toutefois que cette f&#234;te n'est
pas anticommuniste &#224; proprement parler : &#171; Ce que l'on dit, ce
n'est pas que [le Loyalty Day] &#233;tait anticommuniste, c'&#233;tait
plut&#244;t une r&#233;ponse &#224; la parade russe du May Day [sic]. C'&#233;tait
une d&#233;monstration de patriotisme, plut&#244;t qu'une initiative
militaire. On y faisait des discours et on y jouait de la musique.
&#199;a tournait beaucoup plus autour du patriotisme que de
l'anticommunisme. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le patriotisme am&#233;ricain demeure toujours fervent, et les
valeurs am&#233;ricaines ne montrent aucun signe d'essoufflement.
Robert Andrew organise les &#233;v&#233;nements du Loyalty Day
dans la p&#233;ninsule de Long Beach, &#171; une petite communaut&#233;
tr&#232;s tr&#232;s patriotique &#187; qui c&#233;l&#232;bre cette f&#234;te depuis 1958. Pendant
plusieurs jours, Long Beach devient le lieu de rassemblement
des citoyens de part et d'autre de l'&#201;tat de Washington
et de l'Oregon. Parmi ceux qui prennent part aux festivit&#233;s,
on trouve aussi bien des v&#233;t&#233;rans que de jeunes &#233;tudiants. Le
flambeau du patriotisme am&#233;ricain, et les traditions qui s'y
rattachent, continuent ainsi de s'&#233;changer d'une g&#233;n&#233;ration
&#224; l'autre.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Un avenir pour le socialisme ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les tensions qui ont longtemps persist&#233; entre les &#201;tats-Unis
et l'ex-Union sovi&#233;tique, et Cuba encore aujourd'hui, ont certainement
contribu&#233; &#224; nourrir la r&#233;sistance des Am&#233;ricains &#224;
l'&#233;gard du socialisme. Les man&#339;uvres militaires excessives
et brutales des Sovi&#233;tiques, qui ont terni l'image du communisme,
auront sans doute suffi &#224; porter le coup de gr&#226;ce &#224; l'id&#233;e
d'un &#233;ventuel socialisme am&#233;ricain. &#171; Il ne restait pas grandchose
avec l'arriv&#233;e des ann&#233;es 1960, et la &#8220;nouvelle gauche&#8221;
a tent&#233; de se distancer de la &#8220;vieille gauche&#8221; &#187;, avance Heale.
&#171; M&#234;me le parti d&#233;mocrate s'est d&#233;plac&#233; au centre au fil des
ans. Regardez les mauvais r&#233;sultats de John Edwards, avec
son programme pro-travailleurs, dans les r&#233;centes primaires
am&#233;ricaines &#8211; et il est loin d'&#234;tre socialiste. &#187; Un capitalisme &#224;
tendance socialiste ne risque donc pas de trouver sa place aux
&#201;tats-Unis de sit&#244;t.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La guerre de l'invisible</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/article/la-guerre-de-l-invisible</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/article/la-guerre-de-l-invisible</guid>
		<dc:date>2008-04-01T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-H&#233;l&#232;ne Lafond</dc:creator>


		<dc:subject>Politique</dc:subject>

		<description>Ami aujourd'hui, ennemi demain, qui est cet autre, cet acteur inconnu ? Personne ne le voit ni ne lui parle. Traqu&#233; dans une guerre traditionnelle, l'autre est invisible. Il prend des formes multiculturelles, religieuses, frontali&#232;res ou politiques. Personne ne conna&#238;t sa forme mais il a pourtant &#233;t&#233; baptis&#233; sous le nom de &#171; terrorisme &#187;. Un concept, une abstraction, une id&#233;e floue : la communaut&#233; internationale n'a pu s'entendre sur une d&#233;finition claire du terrorisme. D&#232;s 1937, la Soci&#233;t&#233; des nations, (...)

-
&lt;a href="http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/" rel="directory"&gt;L'Autre&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.lorgane.org/mot/politique" rel="tag"&gt;Politique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ami aujourd'hui, ennemi
demain, qui est cet autre,
cet acteur inconnu ? Personne
ne le voit ni ne lui parle.
Traqu&#233; dans une guerre
traditionnelle, l'autre est invisible.
Il prend des formes
multiculturelles, religieuses,
frontali&#232;res ou politiques.
Personne ne conna&#238;t
sa forme mais il a pourtant
&#233;t&#233; baptis&#233; sous le nom de
&#171; terrorisme &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un concept, une abstraction,
une id&#233;e floue : la communaut&#233;
internationale n'a pu s'entendre
sur une d&#233;finition claire du terrorisme.
D&#232;s 1937, la Soci&#233;t&#233; des nations,
anc&#234;tre de l'Organisation des Nations
Unies (ONU), a tent&#233; d'adopter une d&#233;fi-
nition commune pour sa pr&#233;vention.
Toutefois, sans accord entre les &#201;tats,
le processus a rapidement &#233;t&#233; abandonn&#233;.
M&#234;me chose apr&#232;s des ann&#233;es
de d&#233;bats au sein de l'ONU. M&#234;me la
Cour p&#233;nale internationale a d&#251; exclure
le terrorisme de son champ d'expertise
faute d'une d&#233;finition, et ce, bien que la
Cour juge et sanctionne un large &#233;ventail
de crimes, du g&#233;nocide aux crimes
de guerre. Une d&#233;finition commune
s'av&#232;re toujours impossible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Le mot terrorisme est n&#233;gatif. Certes,
on veut le d&#233;finir, mais personne
ne veut &#234;tre &#233;tiquet&#233; ou accus&#233; de terrorisme
t&#244;t ou tard. On pr&#233;f&#232;re les termes
de guerriers de la libert&#233; &#187;, explique Alex
Macleod, directeur du Centre d'&#233;tudes
des politiques &#233;trang&#232;res et de s&#233;curit&#233;
(CEPES), initiative conjointe de l'UQAM
et de Concordia. Certains voient dans
le terrorisme une forme de r&#233;sistance
h&#233;ro&#239;que, d'autres, une volont&#233; de blocage
politique. &#171; Penser que les terroristes
cherchent &#224; prendre le pouvoir
n'est pas toujours vrai. On parle plus
de recherche de la reconnaissance, de
la recherche d'un impact &#187;, poursuit
Macleod.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si une d&#233;finition claire du terrorisme
&#233;tait adopt&#233;e, une r&#233;ponse politique ou
militaire de la communaut&#233; internationale
dans la lutte au terrorisme serait
plus l&#233;gitime et mieux articul&#233;e autour
d'un regroupement de pays ayant les
m&#234;mes objectifs. Ainsi, l'adoption
d'une d&#233;finition internationale du
terrorisme &#233;quivaudrait &#224; d&#233;finir les
groupes terroristes, et donc &#224; l&#233;gitimer
la pr&#233;vention de cette menace par une
action militaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'impr&#233;cision qui r&#232;gne actuellement
&#171; est d'ailleurs encourag&#233;e par les
m&#233;dias &#187;, &#233;crit Johann Soufi, professeur
de droit international humanitaire &#224;
l'Universit&#233; Paris XI, dans son m&#233;moire
Vers une d&#233;finition universelle du terrorisme ?.
&#171; Leur objectif, qui est de transmettre
une information souvent complexe en
un minimum de temps, les a conduit
&#224; taxer de &#8220;terrorisme&#8221; une tr&#232;s large
gamme d'actions violentes. &#187; La violence,
la rapidit&#233;, la soudainet&#233; du terrorisme
cr&#233;ent des images choquantes.
Son c&#244;t&#233; dramatique, souvent spectaculaire,
attire un large public, et les
m&#233;dias ne peuvent faire abstraction de
cette fascination.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La m&#233;fiance r&#232;gne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; La s&#233;curit&#233; de notre nation et celle de
nos collectivit&#233;s sont &#233;troitement li&#233;es
&#224; la politique que nous appliquons sur
notre territoire et &#224; l'&#233;tranger en mati&#232;re
de lutte contre le terrorisme &#187;, proclamait
Bill Clinton en ao&#251;t 1996, lors de
la campagne &#233;lectorale qui le m&#232;nerait
&#224; un deuxi&#232;me mandat. &#171; Nous ne pouvons
faire progresser notre soci&#233;t&#233; sans
aussi encourager le progr&#232;s aux quatre
coins du monde. Nous ne pouvons
att&#233;nuer les menaces que fait peser le
terrorisme sur notre peuple sans aussi
r&#233;duire celles qu'il fait peser hors de nos
fronti&#232;res. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;&#171; R&#233;ussir &#224; &#233;radiquer le
terrorisme par des strat&#233;gies
militaires est une
chose tr&#232;s rare. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;
Bien des gouvernements, les &#201;tats-
Unis en t&#234;te, ont d&#251; revoir leurs strat&#233;gies
de s&#233;curit&#233; nationale pour contrer
la menace terroriste. &#192; la suite des
attentats du 11 septembre, l'administration
am&#233;ricaine n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; cr&#233;er
son bureau de la Homeland Security, sorte
de super agence du renseignement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certaines arm&#233;es, dont celle des
&#201;tats-Unis, s'organisent maintenant
autour de cinq objectifs strat&#233;giques :
anticipation, intervention, pr&#233;vention,
protection et dissuasion. L'anticipation
regroupe la fonction du renseignement.
En recueillant eux-m&#234;mes des renseignements,
les gouvernements esp&#232;rent
devenir autonomes, puisque l'ami
d'aujourd'hui est peut-&#234;tre l'ennemi de
demain. On ne se limite toutefois pas &#224;
espionner son voisin ou &#224; douter de sa
collaboration, puisqu'un important dispositif
de partage d'information pour la
lutte contre le terrorisme a &#233;galement
&#233;t&#233; mis en branle, particuli&#232;rement &#224; la
suite de l'&#233;chec des services am&#233;ricains
du renseignement &#224; pr&#233;venir les attentats
du 11 septembre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La pr&#233;vention se traduit souvent par
des interventions militaires comme
celles de l'Irak et de l'Afghanistan, ce
que certains chercheurs critiquent,
avan&#231;ant que les op&#233;rations militaires
ext&#233;rieures devraient &#234;tre r&#233;duites pour
laisser davantage de place &#224; la diplomatie
et &#224; la n&#233;gociation. Malgr&#233; tout, les
obligations internationales d'entraide
et de protection des pays vuln&#233;rables
au terrorisme, les pays du tiers monde
&#233;tant souvent vis&#233;s, sont devenues une
strat&#233;gie de lutte au terrorisme. Mais
pour le directeur du CEPES, cette strat&#233;gie
n'est pas adapt&#233;e &#224; la situation. &#171; Les
op&#233;rations militaires sont limit&#233;es &#187;,
dit-il. &#171; Elles ne touchent qu'une partie
superficielle du probl&#232;me. R&#233;ussir &#224;
&#233;radiquer le terrorisme par des strat&#233;gies
militaires est une chose tr&#232;s rare,
sauf pour quelques cas, comme la Russie
et la Tch&#233;tch&#233;nie, mais &#224; quel prix ?
Les &#201;tats-Unis ne pouvaient pas ne pas
r&#233;pliquer [aux attentats du 11 septembre]. &#187; En cinq ans, plus de 4 000 soldats
ont trouv&#233; la mort en Irak, dont une
grande majorit&#233; d'Am&#233;ricains. De ce
nombre, 40 % ont p&#233;ri dans des attentats
pi&#233;g&#233;s. L'intervention militaire
irakienne n'ayant pas pu emp&#234;cher la
propagation d'attentats terroristes, il
semble que cette gu&#233;rilla ne se gagnera
qu'en compl&#233;tant l'op&#233;ration par des
moyens diplomatiques et politiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sept ans apr&#232;s la chute des tours
du World Trade Center, le bilan de la
guerre am&#233;ricaine en Irak est tr&#232;s sombre
et la guerre contre le terrorisme n'a
toujours pas atteint son ultime but,
souvent per&#231;u comme inaccessible.
L'autre est toujours pr&#233;sent. Le terrorisme,
tout comme sa d&#233;finition, rel&#232;ve
de l'interpr&#233;tation culturelle que tout
un chacun en fait. La place de cet autre
dans le monde bouscule bien des choses
et la fin du terrorisme semble inatteignable.
Alex Macleod, quant &#224; lui,
est pessimiste : &#171; Jamais, jamais cette
guerre ne se terminera. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Violence conjugale</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/article/violence-conjugale</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/article/violence-conjugale</guid>
		<dc:date>2008-04-01T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Claude Frenette</dc:creator>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>Au centre Regard en Elle, maison pour femmes victimes de violence conjugale, c'est brique par brique qu'on apprend aux Sylvie, Marie-Th&#233;r&#232;se, Diane ou Anabelle &#224; d&#233;construire ce &#171; mur de la peur &#187; qui obstrue toute vision qu'elles pourraient avoir de leur droit &#224; une vie saine et meilleure. Toutefois, les &#233;l&#233;ments qui composent cette fa&#231;ade ne sont pas n&#233;cessairement les premiers qui nous viennent &#224; l'esprit. En effet, lors de certains ateliers appel&#233;s &#171; th&#233;matiques &#187;, les femmes violent&#233;es sont amen&#233;es &#224; (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au centre Regard en Elle, maison pour femmes victimes de
violence conjugale, c'est brique par brique qu'on apprend
aux Sylvie, Marie-Th&#233;r&#232;se, Diane ou Anabelle &#224; d&#233;construire
ce &#171; mur de la peur &#187; qui obstrue toute vision qu'elles pourraient
avoir de leur droit &#224; une vie saine et meilleure. Toutefois,
les &#233;l&#233;ments qui composent cette fa&#231;ade ne sont pas
n&#233;cessairement les premiers qui nous viennent &#224; l'esprit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En effet, lors de certains ateliers
appel&#233;s &#171; th&#233;matiques &#187;, les femmes
violent&#233;es sont amen&#233;es &#224;
illustrer litt&#233;ralement un mur de briques
symbolisant les causes de l'effroi
qui les habite. Or, ce n'est pas les mots
&#171; injures &#187;, &#171; coups de poing &#187; et &#171; menaces &#187; qui apparaissent au tableau.
L'agr&#233;gat semble plut&#244;t assembl&#233; la plupart
du temps par les termes &#171; estime de
soi &#187;, &#171; honte &#187; et &#171; pr&#233;jug&#233;s &#187;. &#171; Beaucoup
de femmes ont de la difficult&#233; &#224; parler
parce qu'elles ont peur d'&#234;tre jug&#233;es par
leur entourage &#187;, explique la directrice
de la maison Regard en Elle, Nathalie
Lemieux. Bacheli&#232;re en psychologie,
elle indique que quitter un conjoint
implique souvent des cons&#233;quences
qui font qu'une telle d&#233;cision ne se
prend pas du jour au lendemain. &#171; Ce
n'est pas si simple par exemple quand
tu as des enfants, &#231;a implique quitter
un quartier, un voisinage ou m&#234;me un
emploi. &#187;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La peur de soi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; La premi&#232;re question que je pose &#224;
quelqu'un qui nous rejoint par t&#233;l&#233;phone,
c'est &#8220;qu'est-ce qui se passe ?&#8221; &#187;,
confie Mari-Jo Landry, travailleuse
sociale et intervenante aupr&#232;s de la jeunesse
&#224; Regard en Elle. Aussi banale que
cette phrase puisse para&#238;tre, elle secoue
la majorit&#233; des femmes qui l'entendent.
Pour la premi&#232;re fois, on les questionne
sur ce qu'elles vivent. Leur d&#233;confiture
leur est refl&#233;t&#233;e comme dans un miroir.
De cette discussion na&#238;t un p&#233;rilleux
cheminement qui les am&#232;nera &#224; prendre
conscience du cercle vicieux dans
lequel elles sont prises, le cycle de la
violence conjugale (voir encadr&#233;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les intervenants tentent en premier
lieu de faire cheminer une femme
meurtrie par rapport &#224; elle-m&#234;me, au
lieu de directement la confronter &#224; la
s&#233;paration. Selon l'Institut national
de sant&#233; publique du Qu&#233;bec (INSP),
l'une des raisons fondamentales pour
lesquelles une femme reste avec son
conjoint violent est l'espoir de changement.
&#171; L'homme violent repr&#233;sente &#224; la
base une personne qu'elles ont aim&#233;e,
chez qui elles ont trouv&#233; des qualit&#233;s
fondamentales et qui est souvent le
p&#232;re de leurs enfants &#187;, ajoute Landry.
Les convaincre de quitter l'agresseur
n'est pas n&#233;cessairement la premi&#232;re
solution.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'homme violent repr&#233;sente
&#224; la base une personne
qu'elles ont aim&#233;e,
chez qui elles ont trouv&#233;
des qualit&#233;s fondamentales
et qui est souvent le
p&#232;re de leurs enfants. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;
Les aidantes vont donc commencer
par travailler avec la victime sur le plan
personnel et &#233;motionnel. Les intervenantes
consid&#232;rent plut&#244;t la r&#233;sidence
Regard en Elle comme un coffre &#224; outils
o&#249; leurs prot&#233;g&#233;es puisent des ressources
et des trucs. &#171; On les aide &#224; reprendre
confiance en elles, &#224; cibler leurs
int&#233;r&#234;ts, leurs comp&#233;tences. C'est r&#233;apprendre
&#224; &#234;tre pour reprendre le pouvoir
qu'elles ont perdu &#187;, indique Lemieux.
L'INSP souligne effectivement que
contrairement &#224; la croyance populaire,
la violence conjugale ne se traduit pas
par une &#171; perte de contr&#244;le &#187;, mais bien
par une &#171; prise de contr&#244;le &#187; volontaire
de la part d'un individu.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Tabous, mythes et statistiques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans des situations aussi d&#233;licates
et subjectives, il s'agit d'ausculter &#224; la
loupe tous les facteurs. Par exemple, la
violence en tant que telle ne constitue
qu'un aspect de la probl&#233;matique conjugale,
qui elle-m&#234;me est multiforme.
&#171; La violence verbale, psychologique,
&#233;conomique [monopole des finances] et
sexuelle ne sont pas non plus &#224; n&#233;gliger.
La blessure physique ne vient souvent
qu'en dernier recours, quand les autres
tactiques de manipulation ne fonctionnent
plus &#187;, confirme Isabelle Vanasse,
coordonnatrice des services psychosociaux
courants du CLSC Le Meilleur, &#224;
Repentigny. &#201;tant mieux inform&#233;es des
diff&#233;rentes formes d'agression, les femmes
h&#233;sitent de moins en moins &#224; aller
chercher du soutien. Elles sont aussi
de plus en plus nombreuses &#224; d&#233;tecter
&#224; l'avance une situation qui pourrait
d&#233;g&#233;n&#233;rer, et donc &#224; ne plus attendre la premi&#232;re violence pour demander de
l'aide. &#171; On ne le r&#233;p&#233;tera jamais assez,
la violence verbale, &#231;a reste de la violence &#187;, insiste Landry.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Hommes battus ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude effectu&#233;e en juin 2007 par
l'Enqu&#234;te sociale g&#233;n&#233;rale (ESG) de Statistiques
Canada a soulev&#233; un toll&#233; en
sugg&#233;rant qu'au Qu&#233;bec, les hommes
&#233;taient davantage victimes de violence
conjugale que les femmes. &#171; Un homme
sur 66 et une femme sur 70 ont &#233;t&#233;
victimes de violence de la part de leur
conjoint ou d'un ex-conjoint &#187;, selon
l'analyse qu'a fait l'Institut de la statistique
du Qu&#233;bec des donn&#233;es recueillies
par l'ESG. Ces r&#233;sultats contrediraient
ceux des autorit&#233;s polici&#232;res, ainsi que
ceux de l'INSP, selon lequel 13 840 femmes
ont fait l'objet de violences conjugale
en 2003, contre 2 618 hommes. Du
c&#244;t&#233; des CLSC, Vanasse, tout en &#233;tant
pleinement consciente de l'existence du
ph&#233;nom&#232;ne, avoue ne jamais avoir rencontr&#233;
elle-m&#234;me de cas d'hommes violent&#233;s.
Du point de vue de la directrice
de Regard en Elle, Nathalie Lemieux,
la soci&#233;t&#233; subirait encore les effets du
syst&#232;me patriarcal dominant. Sans
entrer dans la guerre entre f&#233;ministes
et masculinistes, la directrice maintient
que les acc&#232;s de col&#232;re viennent toujours
plus rapidement et facilement
chez l'homme. &#171; On n'a seulement qu'&#224;
constater le nombre d'hommes en prison
comparativement au nombre de
femmes &#187;, fait-elle remarquer. Selon les
donn&#233;es de Statistiques Canada pour la
p&#233;riode 2004-2005, les femmes repr&#233;sentaient
5 % de la population carc&#233;rale
nouvellement admise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les deux intervenantes ont aussi rappel&#233;
qu'il ne fallait pas m&#233;langer &#171; violence &#187; et
&#171; l&#233;gitime d&#233;fense &#187;. &#171; Il arrive parfois que
des hommes portent plainte contre leur
conjointe alors qu'ils l'avaient d'abord
violent&#233;e &#187;, souligne Isabelle Vanasse.
Elle prend toutefois soin de pr&#233;ciser qu'il
ne faut pas banaliser la situation des
hommes qui pourraient avoir subi de la
violence conjugale. &#171; Une violence verbale
de la part d'une femme peut &#234;tre tout
aussi nocive &#187;, ench&#233;rit-elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 2004, 86 % des femmes violent&#233;es
se trouvant dans un refuge fuyaient
des violences psychologiques ou &#233;motives,
68 % des violences physiques,
50 % des menaces, 46 % une exploitation
financi&#232;re, 31 % un harc&#232;lement,
et 27 % la violence sexuelle.
Source : Statistiques Canada&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La th&#233;rapie des ombres</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/article/la-therapie-des-ombres</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/article/la-therapie-des-ombres</guid>
		<dc:date>2008-04-01T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Edouard Reinach</dc:creator>


		<dc:subject>Culturel</dc:subject>

		<description>&#192; l'heure o&#249; les m&#233;dias ont transform&#233; la femme en objet sexuel aux allures de porte-manteau, plusieurs femmes ont perdu leurs rep&#232;res vis-&#224;-vis de ces corps parfaits et sensuels qui n'ont plus rien de naturel. Certaines n'osent m&#234;me plus se regarder dans le miroir tant la r&#233;alit&#233; semble &#233;loign&#233;e de l'image de ce qu'elles devraient &#234;tre. Patrick Wecksteen, photographe de nu artistique, s'est propos&#233; de tenir ce miroir et de les aider &#224; se voir comme elles devraient toujours le faire. Le constat d'un regard (...)

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/ 
&lt;a href="http://www.lorgane.org/mot/culturel" rel="tag"&gt;Culturel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; les m&#233;dias ont transform&#233; la femme en objet
sexuel aux allures de porte-manteau, plusieurs femmes
ont perdu leurs rep&#232;res vis-&#224;-vis de ces corps parfaits et
sensuels qui n'ont plus rien de naturel. Certaines n'osent
m&#234;me plus se regarder dans le miroir tant la r&#233;alit&#233; semble
&#233;loign&#233;e de l'image de ce qu'elles devraient &#234;tre.
Patrick Wecksteen, photographe de nu artistique, s'est
propos&#233; de tenir ce miroir et de les aider &#224; se voir comme
elles devraient toujours le faire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le constat d'un regard&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s sa grossesse, le regard de St&#233;phanie
sur elle-m&#234;me a chang&#233;. &#171; Je
n'&#233;tais d&#233;sormais plus une jeune fille,
mais vraiment une femme et une m&#232;re.
Mon corps avait chang&#233;, beaucoup trop
chang&#233; et moi je ne me retrouvais plus. &#187;
Le regard qu'Isabelle se porte, lui, a
chang&#233; &#224; la suite d'un divorce &#224; l'approche
de la quarantaine, car dans cette
p&#233;riode, &#171; la concurrence peut &#234;tre tr&#232;s
rude et on a besoin de se persuader que
l'on peut plaire encore, surtout quand
on essuie un &#233;chec, et apr&#232;s avoir subi
des vexations qui touchent notre &#234;tre
et surtout notre f&#233;minit&#233;. &#187; Delphine,
quant &#224; elle, n'a pas eu besoin d'une
grossesse pour vivre une d&#233;pression,
&#171; comme souvent lorsqu'on estime ne
pas &#234;tre reconnue comme un &#234;tre fait
d'humanit&#233;, mais au mieux comme une
fille aux attraits seulement sexuels. &#187;
Des femmes comme St&#233;phanie, Isabelle
ou Delphine, Patrick Wecksteen en a
connu des centaines, et la grande majorit&#233;
vivait avec ces m&#234;mes doutes et
questionnements sur leur beaut&#233;, leur
f&#233;minit&#233; ou leur pouvoir de s&#233;duction.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;De l'art &#224; la th&#233;rapie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Photographe de formation vivant dans
la r&#233;gion parisienne, Patrick Wecksteen
a &#233;t&#233; directeur commercial pendant
plusieurs ann&#233;es avant de d&#233;cider de se
consacrer pleinement &#224; sa passion pour
la photo au milieu des ann&#233;es 1990.
Attir&#233; par le nu artistique, il se d&#233;couvre,
au fil des s&#233;ances, dou&#233; d'un sens
du contact particulier avec ses mod&#232;les.
Il travaille une approche pour les aider
&#224; se mettre en confiance. Le talent photographique
en prime, bon nombre de
ses mod&#232;les d'un jour qui n'ont encore
jamais pos&#233; nues de leur vie repartent
en laissant de pr&#233;cieux t&#233;moignages
sur le bien-&#234;tre que la s&#233;ance photo leur
a apport&#233;. &#171; En quelques heures, il a su
capter cette beaut&#233; en moi que je ne
voyais pas... Cette lumi&#232;re, ces courbes,
ces &#233;motions... J'ai v&#233;cu un moment
magique, une grande complicit&#233; qui se
traduit dans chacune des images... Patrick
a su me montrer qu'une m&#232;re pouvait
aussi &#234;tre une femme s&#233;duisante.
Sa patience, son amour des femmes,
son talent ont eu raison de mes doutes.
Aujourd'hui, je me sens plus belle que
jamais et je lui dois beaucoup &#187;, explique
St&#233;phanie sur le site Internet de Wecksteen.
Isabelle, elle non plus, ne tarit pas
d'&#233;loges. &#171; En l'espace de quatre ou cinq
heures, il fait na&#238;tre une femme dont
on ignore m&#234;me l'existence en nous.
Il est en quelque sorte le th&#233;rapeute,
l'accoucheur et le saint-bernard providentiel
qui la sauve de la d&#233;prime. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'effet th&#233;rapeutique
est naturel du simple
fait que pendant quatre
heures, vous devenez le
centre d'attention. Quelqu'un
s'occupe exclusivement
de vous, et vous,
vous repartez avec une
image revaloris&#233;e. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;
Et c'est ainsi que Wecksteen d&#233;couvre un
b&#233;n&#233;fice, loin d'&#234;tre marginal, &#224; son
art. &#171; J'ai un peu fait de la photo-th&#233;rapie
sans le savoir. C'est au moment o&#249;
les t&#233;moignages sur les effets produits
se sont faits plus nombreux que je me
suis dit qu'il serait int&#233;ressant de mettre
&#231;a [le c&#244;t&#233; th&#233;rapeutique] en avant &#187;,
explique-t-il. D&#233;marche artistique &#224; la
base donc, il n'en reste pas moins que
&#171; le c&#244;t&#233; th&#233;rapeutique est un corollaire
qui est venu s'ajouter naturellement au
processus puisque ce qui m'int&#233;resse le
plus, c'est de photographier des mod&#232;les
amateurs. Donc j'accorde beaucoup
d'importance au confort de la personne
(&#8230;). L'effet th&#233;rapeutique est naturel
du simple fait que pendant quatre heures,
vous devenez le centre d'attention.
Quelqu'un s'occupe exclusivement de
vous, et vous, vous repartez avec une
image revaloris&#233;e. &#187;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;v&#233;ler la beaut&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 15 ans, Wecksteen a photographi&#233;
plus de 300 femmes et couples dans
l'intimit&#233; de son studio. &#194;g&#233;s de 18 &#224;
60 ans, la plupart de ses mod&#232;les sont
regroup&#233;s dans la tranche d'&#226;ge des 35-
45 ans. Il constate &#224; ce sujet que &#171; c'est
une &#233;poque de la vie o&#249; de nombreuses
femmes, et aussi des hommes, se
remettent en question. Parfois &#224; cause
d'un &#233;v&#232;nement comme une s&#233;paration
ou une grossesse ; parfois simplement
parce qu'elles se sentent vieillir. &#187; Et
c'est sans compter un monde o&#249; l'image
des femmes est aussi parfaite que st&#233;r&#233;otyp&#233;e
et o&#249; la comparaison entre la
publicit&#233; de magazine et le miroir de la
salle de bain est non seulement r&#233;ductrice,
mais surtout injuste pour le commun
des femmes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La photographie entre alors en sc&#232;ne.
&#192; l'aide d'un &#233;clairage soign&#233;, d'une
technique ma&#238;tris&#233;e, d'une grande
patience et d'un oeil sensible aux femmes,
Wecksteen a su rendre &#224; ces nombreuses
femmes l'estime qu'elles m&#233;ritaient
de se porter.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est vrai, on ne vit que
par le regard des autres,
et quel beau regard que
celui d'un photographe
qui sait vous mettre en
valeur. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;
C'est le d&#233;but de la fin pour la d&#233;pression
de Delphine. Une r&#233;v&#233;lation. &#171; En
voyant le r&#233;sultat des photos, ce fut un
d&#233;clic ! (sans jeu de mots) J'avais l'impression
de voir quelqu'un qui &#224; la fois &#233;tait
moi, mais que je ne reconnaissais pas.
Ou que &#171; je ne connaissais pas &#187;, disait
le photographe. Au fur et &#224; mesure que
je me regardais, je finissais en quelque
sorte par m'apprivoiser. Curieusement,
l'impression de &#171; bien &#234;tre &#187; s'amplifiait
au fil du temps et des s&#233;ances photo qui
se r&#233;p&#233;taient. Les gens que je rencontrais
commen&#231;aient &#224; me faire des compliments.
Sans doute m'en faisaient-ils
d&#233;j&#224;, mais maintenant je les entendais.
Mon sentiment de mal-&#234;tre ou ma
d&#233;prime permanente disparaissaient
peu &#224; peu. Aujourd'hui, je me porte
bien mieux, au moins je m'accepte
parce que je suis &#187;, t&#233;moigne Delphine.
Et c'est aussi l'acquisition d'une r&#233;putation
enviable aupr&#232;s d'un public f&#233;minin
en qu&#234;te d'une meilleure image de
soi. &#171; Une de mes mod&#232;les est venue de
Lausanne [Suisse, ndlr] pour poser, certaines
reviennent plusieurs fois, pour
certaines d'entre elles, les s&#233;ances ont
comme l'effet d'une drogue &#187;, explique
l'artiste en riant.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Photo-th&#233;rapeute ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Th&#233;rapeute, Wecksteen ne pr&#233;tend pas &#224; ce
titre. Pourtant, de nombreuses femmes paieront
pour vivre cette exp&#233;rience de quelques
heures dans son studio. &#171; Je demande aux
personnes ne d&#233;sirant pas voir leurs photos
publi&#233;es une r&#233;tribution financi&#232;re, mais
par contre, c'est gratuit si je peux publier
ces images ensuite &#187;, nous explique-t-il.
Un accord mutuellement b&#233;n&#233;fique qui
est plus proche des ententes que l'on
retrouve dans le milieu photographique
que dans le milieu psychoth&#233;rapeutique.
Mais apr&#232;s tout, l'important, c'est d'abord
le r&#233;sultat. Et le rem&#232;de &#224; notre
propre d&#233;valorisation, bien souvent,
c'est de changer la perception
que nous avons de la fa&#231;on
dont les autres nous voient,
comme le note tr&#232;s justement
Delphine. &#171; C'est vrai, on ne vit
que par le regard des autres,
et quel beau regard que celui
d'un photographe qui sait
vous mettre en valeur. &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La comp&#233;tition avant la comp&#233;tition</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/article/la-competition-avant-la</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/article/la-competition-avant-la</guid>
		<dc:date>2008-04-01T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Audrey Bourget</dc:creator>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>&#171; Tout ce que je veux, c'est &#234;tre le meilleur possible et courir le plus vite possible &#187;. Le sprinteur David Pedneault s'entra&#238;ne depuis 11 ans en vue des Jeux Olympiques. Un objectif difficile &#224; atteindre, d'autant plus que les exigences d'Athl&#233;tisme Canada mettent des b&#226;tons dans les roues des athl&#232;tes. Un dixi&#232;me de seconde : c'est la diff&#233;rence entre une m&#233;daille d'or, d'argent et de bronze. C'est aussi ce qui diff&#233;rencie l'athl&#232;te qui se qualifie pour les Olympiques et celui qui doit passer son tour. (...)

-
&lt;a href="http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/" rel="directory"&gt;L'Autre&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.lorgane.org/mot/societe" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Tout ce que je veux, c'est &#234;tre le meilleur possible et
courir le plus vite possible &#187;. Le sprinteur David Pedneault
s'entra&#238;ne depuis 11 ans en vue des Jeux Olympiques. Un
objectif difficile &#224; atteindre, d'autant plus que les exigences
d'Athl&#233;tisme Canada mettent des b&#226;tons dans les
roues des athl&#232;tes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un dixi&#232;me de seconde : c'est la
diff&#233;rence entre une m&#233;daille
d'or, d'argent et de bronze. C'est
aussi ce qui diff&#233;rencie l'athl&#232;te qui se
qualifie pour les Olympiques et celui qui
doit passer son tour. Au Canada, plusieurs
athl&#232;tes doivent rester chez eux,
et ce, m&#234;me s'ils r&#233;pondent aux exigences
internationales. En collaboration
avec Sport Canada, Athl&#233;tisme Canada
&#233;tablit ses propres exigences, auxquelles
les athl&#232;tes doivent satisfaire s'ils
veulent participer aux comp&#233;titions
internationales. Les exigences d'Athl&#233;tisme
Canada pour le 100 m&#232;tres varient
de plusieurs dixi&#232;mes de secondes par
rapport aux exigences internationales,
dont celles des Olympiques. Pour le
60 m&#232;tres, la performance minimum
&#233;tait de 6,70 secondes lors des derniers
Championnats du monde d'athl&#233;tisme
en Espagne, mais le Canada exigeait
6,60 secondes de ses sprinteurs. Nicolas
Macrozonaris, champion canadien
du 100 m&#232;tres, n'a pas pu s'y rendre. Il
r&#233;pondait aux exigences internationales,
mais pas aux canadiennes.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'important, c'est de participer ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Certains athl&#232;tes ont la chance de
leur vie [en participant &#224; des comp&#233;titions
internationales], mais le Canada
leur refuse l'acc&#232;s &#187;, dit Pedneault. &#171; &#199;a
va compl&#232;tement &#224; l'encontre de l'esprit
sportif. &#187; Mathieu Gent&#232;s, d'Athl&#233;tisme
Canada, confirme : &#171; Notre but
aux Olympiques c'est de gagner, pas de
participer. Nous avons besoin de r&#233;sultats
si on veut plus de financement. &#187; Il
explique que les exigences d'Athl&#233;tisme
Canada permettent seulement aux athl&#232;tes
qui pourraient se qualifier dans le
top 12 de participer aux comp&#233;titions
internationales. &#171; On voit rarement des
athl&#232;tes qui ne sont pas dans le top 12
se pr&#233;senter aux Olympiques et gagner
une m&#233;daille. &#199;a arrive, mais c'est tr&#232;s
rare. On ne peut pas compter sur des
athl&#232;tes qui sortent de nulle part pour
se prouver aux Olympiques. On veut
envoyer des athl&#232;tes qui sont pr&#234;ts. &#187; Il
ajoute que les exigences des comp&#233;titions
internationales sont d'abord des
outils de promotion servant &#224; s'assurer
un nombre suffisant de participants
provenant du plus de pays possible.
Pedneault fait toutefois remarquer que
l'exp&#233;rience acquise lors d'une grande
comp&#233;tition peut &#234;tre tr&#232;s b&#233;n&#233;fique
pour un athl&#232;te, le poussant &#224; se d&#233;passer
et lui permettant d'&#234;tre bien pr&#233;par&#233;
la prochaine fois qu'il devra performer
dans un environnement aussi stressant.
Il mentionne &#233;galement qu'un
athl&#232;te qui se classe par exemple au 15&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt;
rang mondial, dans un environnement
aussi motivant que les Olympiques,
peut offrir une performance surprenante.
Athl&#233;tisme Canada a un crit&#232;re
nomm&#233; &#171; &#233;toile montante &#187; qui reconna&#238;t
l'importance de l'exp&#233;rience que
peut gagner un athl&#232;te dans une situation
semblable, mais il s'adresse seulement
&#224; ceux qui n'ont jamais pris part
&#224; des comp&#233;titions internationales.
Loin d'&#234;tre en guerre contre Athl&#233;tisme
Canada, Pedneault aimerait cependant
voir son fonctionnement changer. &#171; En
ce moment &#231;a ne m'affecte pas &#224; un
niveau qui cr&#233;e une grande anxi&#233;t&#233;,
mais &#231;a s'en vient. &#187;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les r&#233;percussions&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le sprinteur de 21 ans essaie de se
concentrer seulement sur ses performances,
parce que trop se concentrer sur
ces d&#233;tails l'emp&#234;cherait de progresser.
&#171; Les r&#233;percussions sont tr&#232;s grandes
pour un athl&#232;te. Mettre les standards si
haut, c'est d&#233;truire la pr&#233;paration mentale
qu'il accomplit durant son entra&#238;nement. &#187; Les Jeux Olympiques et les
championnats mondiaux donnent de la
visibilit&#233; aux athl&#232;tes, et c'est cette visibilit&#233;
qui leur permet de gagner leur vie,
explique Daniel St-Hilaire, entra&#238;neur
olympique au Club St-Laurent S&#233;lect,
dont font partie les trois espoirs qu&#233;becois
du sprint David Pedneault, Nicolas
Macrozonaris et Hank Palmer. En effet,
les bourses et commandites que re&#231;oivent
les athl&#232;tes d&#233;pendent grandement
de cette visibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;Mettre les standards si
haut, c'est d&#233;truire la
pr&#233;paration mentale que
l'athl&#232;te accomplit durant
son entra&#238;nement.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;
St-Hilaire consid&#232;re que le Canada
demande aux athl&#232;tes d'atteindre des
performances &#233;lev&#233;es trop rapidement,
puisque cela prend de six &#224; huit ans
en temps normal. Certains athl&#232;tes
peuvent &#234;tre tent&#233;s de retourner dans
leur pays d'origine, ou d'accepter l'offre
d'achat d'autres pays o&#249; ils seraient
plus appr&#233;ci&#233;s et mieux encadr&#233;s. St-
Hilaire va m&#234;me jusqu'&#224; faire un lien
direct entre l'utilisation de st&#233;ro&#239;des
par certains athl&#232;tes et les exigences
trop &#233;lev&#233;es du Canada, disant que l'on
pourrait revivre des scandales &#224; la Ben
Johnson.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Un manque de soutien&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; On se tire dans le pied parce qu'on
est l'un des pays membres du G8 avec le
moins de support, alors c'est tr&#232;s dur de
faire le top 12 quand on n'a aucun support
sur le terrain &#187;, dit St-Hilaire. &#171; &#199;a
ne me d&#233;rangerait pas que les standards
soient &#233;lev&#233;s si on recevait le financement
appropri&#233;. Sans ce financement,
ce n'est pas une bonne id&#233;e d'avoir des
standards si hauts. &#187; Est-ce donc avant
tout une question d'argent ? Oui, r&#233;pond
Gent&#232;s. Les exigences d'Athl&#233;tisme
Canada doivent r&#233;pondre aux crit&#232;res
du programme de financement Vers
l'excellence du Comit&#233; Olympique Canadien
(COC) et de Sport Canada. Le but
du programme est de r&#233;colter le plus de
m&#233;dailles possible aux Jeux de 2008 et
2012. Selon le site Web du COC, le plan
se concentre sur des mesures imm&#233;diates
qui assureront une meilleure
performance du Canada lors des prochains
Jeux d'&#233;t&#233;. Cependant, rien n'est
mentionn&#233; pour ce qui est du d&#233;veloppement
des athl&#232;tes &#224; plus long terme.
L'accent est mis sur la performance. On
demande aux athl&#232;tes canadiens de
mieux performer, tout de suite. Gent&#232;s
affirme que les exigences ne changeront
certainement pas avant Beijing.
Elles pourraient s'assouplir &#224; l'avenir,
d&#233;pendamment du financement, mais
rien n'est moins certain..&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dialogue de Sourds</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/article/dialogue-de-sourds</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/article/dialogue-de-sourds</guid>
		<dc:date>2008-04-01T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Edouard Reinach</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;ditorial</dc:subject>

		<description>Hier dans le monde, deux hommes se parlaient. L'un disait &#224; l'autre combien il d&#233;testait les autres, et l'autre lui disait combien il en d&#233;testait certains. L'un ajouta que les autres &#233;taient tr&#232;s diff&#233;rents, et l'autre remarqua que certains l'&#233;taient bien plus. Alors qu'ils voyageaient tranquillement dans un train conduit par un autre, quelqu'un s'approcha d'eux et leur demanda du feu. &#171; Laissez-nous tranquilles &#187;, s'exclama l'un, &#171; allez en demander ailleurs. &#187; L'autre r&#233;pliqua que &#231;a ne se refusait pas, (...)

-
&lt;a href="http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2008/Volume-5/L-Autre/" rel="directory"&gt;L'Autre&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.lorgane.org/mot/editorial" rel="tag"&gt;&#201;ditorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Hier dans le monde, deux hommes se parlaient. L'un disait &#224; l'autre combien il
d&#233;testait les autres, et l'autre lui disait combien il en d&#233;testait certains. L'un ajouta
que les autres &#233;taient tr&#232;s diff&#233;rents, et l'autre remarqua que certains l'&#233;taient bien
plus. Alors qu'ils voyageaient tranquillement dans un train conduit par un autre,
quelqu'un s'approcha d'eux et leur demanda du feu. &#171; Laissez-nous tranquilles &#187;,
s'exclama l'un, &#171; allez en demander ailleurs. &#187; L'autre r&#233;pliqua que &#231;a ne se refusait
pas, qu'apr&#232;s tout, ce monsieur n'&#233;tait pas comme les autres, il &#233;tait quelqu'un.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Oui, mais c'est quelqu'un que je ne n'aime pas, r&#233;pondit l'un, il n'est pas
plus diff&#233;rent que certains !
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Moi, ceux que je n'aime pas, ce sont tous les autres, r&#233;pondit l'autre.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Et moi, ceux qui m'&#233;nervent, ce sont ceux qui se prennent pour d'autres en
refusant du feu &#224; certains, dit quelqu'un.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; C'est vrai ! Pourquoi s'en prendre &#224; certains ? dit l'autre.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Parce que je les connais, bien s&#251;r, dit l'un. Et croyez-moi, ils sont pires que
les autres.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Qu'en savez-vous, vous ne connaissez m&#234;me pas les autres, dit l'autre.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Pas plus que vous n'en savez quelque chose, remarqua quelqu'un.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Eh bien ! Je sais qu'ils ne sont pas comme moi, dit l'autre. Et en plus, je ne
compte pas pour eux. Je me m&#233;fie des gens pour qui je ne compte pas.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Je ne connais peut-&#234;tre pas les autres, mais j'en connais certains qui les
connaissent. Et vous ? Pourquoi avez-vous besoin de compter pour les
autres ?
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Parce que si je compte pour eux, je suis quelqu'un ! r&#233;pondit l'autre.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Alors, vous ne savez vivre qu'&#224; travers les autres, dit l'un.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Pas comme certains, s'exclama quelqu'un en le regardant.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Et en plus, ils vous ignorent autant que vous les d&#233;testez, rench&#233;rit l'un.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Et c'est bien pour &#231;a que je les d&#233;teste, dit l'autre.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Alors que moi j'en d&#233;teste certains, mais pas les autres, dit l'un.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; C'est comme &#231;a que vous faites pour &#234;tre quelqu'un ? dit l'autre.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Et c'est pour &#231;a que vous ne donnerez jamais du feu &#224; certains, dit quelqu'un.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Oui c'est vrai, je n'en aime pas certains, car ils m'emp&#234;chent d'&#234;tre quelqu'un,
dit l'un.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Alors que moi, je n'aime les autres que s'ils me permettent d'&#234;tre quelqu'un,
dit l'autre.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Alors, moi tout le monde m'envie et me d&#233;teste &#224; la fois, dit quelqu'un. Parfois,
je pr&#233;f&#232;rerais encore n'&#234;tre personne, vous savez.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Si vous n'&#233;tiez personne, vous seriez comme les autres, dit l'un.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lorgane.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Et nous aurons tous un jour besoin de quelqu'un &#187;, dit l'autre&#8230;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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