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	<title>l'Organe magazine, Montr&#233;al</title>
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	<description>l'Organe est un magazine th&#233;matique mensuel, francophone et &#233;tudiant bas&#233; &#224; Montr&#233;al, Universit&#233; Concordia.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Le Rat de Montre&#769;al et le Rat de banlieue</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Faille-Lefran&#231;ois</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;ditorial</dc:subject>

		<description>Les occasions se faisaient rares ou&#768; le Rat de Montre&#769;al et le Rat de banlieue trouvaient le temps et la volonte&#769; pour un te&#770;te-a&#768;-te&#770;te. Leurs rencontres ante&#769;rieures s'e&#769;taient toutes termi- ne&#769;es dans la discorde, et, chaque fois, chacun repartait be&#770;tement de son co&#770;te&#769;. Ils pouvaient difficilement faire autrement, tant la mentalite&#769; de l'un diffe&#769;rait de celle de l'autre. Les deux voisins s'efforce&#768;rent tout de me&#770;me de mettre de co&#770;te&#769; leur orgueil, et parvinrent un jour a&#768; se convaincre qu'il leur (...)

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2010/volume-8/montreal-et-la-banlieue/" rel="directory"&gt;Montr&#233;al et la banlieue&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les occasions se faisaient rares ou&#768; le Rat de Montre&#769;al et le Rat de banlieue trouvaient le temps et la volonte&#769; pour un te&#770;te-a&#768;-te&#770;te. Leurs rencontres ante&#769;rieures s'e&#769;taient toutes termi- ne&#769;es dans la discorde, et, chaque fois, chacun repartait be&#770;tement de son co&#770;te&#769;. Ils pouvaient difficilement faire autrement, tant la mentalite&#769; de l'un diffe&#769;rait de celle de l'autre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les deux voisins s'efforce&#768;rent tout de me&#770;me de mettre de co&#770;te&#769; leur orgueil, et parvinrent un jour a&#768; se convaincre qu'il leur fallait repartir a&#768; ze&#769;r&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;o&lt;/sup&gt;. Ils planifie&#768;rent donc un rendez-vous, et, pour une fois, ne se dispute&#768;rent me&#770;me pas sur le lieu de rencontre. Ils emprunte&#768;rent chacun une barque, et se rejoignirent au milieu du fleuve Saint-Laurent. La facilite&#769; qu'ils eurent a&#768; trouver un compromis aurait pu e&#770;tre de bon augure pour la soire&#769;e, mais ce ne fut pas le cas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Rat de banlieue e&#769;tait si content d'avoir e&#769;vite&#769; les tracas de la ville qu'il ne put s'empe&#770;cher de le dire au Rat de Montre&#769;al. Il n'en fallut pas plus pour re&#769;veiller les vieux de&#769;bats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8211;	Prends le pas mal, mais j'suis pas tente&#769; de perdre deux heures jamme&#769; dans le trafic a&#768; me faire klaxonner par des enrage&#769;s, tout c&#807;a pour traverser un pont d'un kilome&#768;tre. Si c'est c&#807;a que c&#807;a prend pour venir te voir, j'aime autant m'en passer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8211;	Ces enrage&#769;s-la&#768;, je te ferai remarquer, viennent comme toi des banlieues. Nous, les Rats de Montre&#769;al, c'est le transport en commun qu'on utilise. On n'a pas besoin de polluer la plane&#768;te avec nos gros 4x4 pour se remonter l'estime de soi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8211;	Ouais, tu parles d'un choix ! C'est bon tant que t'aimes passer l'hiver a&#768; te geler en attendant l'autobus. Apre&#768;s c&#807;a, si c&#807;a t'e&#769;c&#339;ure pas trop d'e&#770;tre pogne&#769; debout pendant le trajet, le nez colle&#769; sur le dos d'un gars qui pue la sueur, la ville est vraiment faite pour toi. Pis la&#768;, je te parle me&#770;me pas des fucke&#769;s qui te regardent croche, l'air de dire qu'ils veulent t'attaquer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8211;	Parce que tu vas me dire que le monde des banlieues est plus normal ? Vous passez votre temps a&#768; espionner vos voisins. Vous e&#770;tes des voyeurs. Mais pour le reste, vous e&#770;tes juste plates. Quand le plus gros trip de l'anne&#769;e, c'est d'acheter une nouvelle tondeuse, c&#807;a en dit pas mal long sur combien on peut se faire de fun en dehors de l'i&#770;le.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8211;	Au moins, on s'en fout pas, nous, de nos voisins. C&#807;a arrive me&#770;me qu'on leur sourie. Vous devriez essayer c&#807;a a&#768; Montre&#769;al !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8211;	Le seul voisin dont on n'a rien a&#768; foutre, c'est celui de la banlieue !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Furieux, le Rat de Montre&#769;al se leva d'un bond dans sa barque, et tenta d'agripper le cou du Rat de banlieue. L'autre essaya quant a&#768; lui de frapper son assaillant avec la rame qu'il avait garde&#769;e a&#768; porte&#769;e de main, ayant pre&#769;vu que les choses de&#769;ge&#769;ne&#769;reraient.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le combat dura le temps que les deux barques chavirent, entrai&#770;nant les rats dans l'eau du me&#770;me coup. Peut-e&#770;tre auraient-ils pu tenter de rejoindre la rive, ou de retourner une des barques, mais ces rats ne savaient pas nager.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Petit groupe deviendra grand</title>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Phil Lambert</dc:creator>


		<dc:subject>Culturel</dc:subject>

		<description>La rivalite&#769; culturelle qui de&#769;chire Montre&#769;al et le reste du Que&#769;bec s'ave&#768;re aussi intense que la de&#769;funte rivalite&#769; Canadiens-Nordiques. Les me&#769;dias rame&#768;nent constamment la soi-disant he&#769;ge&#769;monie artistique de la me&#769;tropole sur ses banlieues et sur les re&#769;gions e&#769;loigne&#769;es. Pourtant, pas facile la vie d'artiste au Que&#769;bec quand on n'est pas vedette. Est-il plus aise&#769; pour un cre&#769;ateur de s'imposer en banlieue ou en re&#769;gion, la&#768; ou&#768; le sentiment d'appartenance a&#768; la communaute&#769; demeure ge&#769;ne&#769;ralement plus (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La rivalite&#769; culturelle qui de&#769;chire Montre&#769;al et le reste du Que&#769;bec s'ave&#768;re aussi intense que la de&#769;funte rivalite&#769; Canadiens-Nordiques. Les me&#769;dias rame&#768;nent constamment
la soi-disant he&#769;ge&#769;monie artistique de la me&#769;tropole sur ses banlieues et sur les re&#769;gions e&#769;loigne&#769;es. Pourtant, pas facile la vie d'artiste au Que&#769;bec quand on n'est pas vedette. Est-il plus aise&#769; pour un cre&#769;ateur de s'imposer en banlieue ou en re&#769;gion, la&#768; ou&#768; le sentiment d'appartenance a&#768; la communaute&#769; demeure ge&#769;ne&#769;ralement plus tangible ? Percer en banlieue ou en re&#769;gion serait-il plus simple ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Organe s'est entretenu avec les Vulgaires Machins, les Trois Accords, Ade&#768;le Blais, une jeune artiste peintre collagiste de la rele&#768;ve tre&#768;s en vogue, et le Conseil monte&#769;re&#769;gien de la culture et des communications (CMCC).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Campagne, banlieue, ville&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; C&#807;a ne change rien d'e&#770;tre issu d'une place ou d'une autre, il y a autant d'exemples de re&#769;ussite dans les deux situations &#187;, propose d'emble&#769;e Simon Proulx, chanteur des Trois Accords. Inutile de rappeler qu'Hawai&#776;enne, succe&#768;s instantane&#769; tire&#769; de Gros Mammouth Album Turbo, a sorti le groupe de son Drummondville natal en 2004 pour le projeter sur la carte musicale du Que&#769;bec. Pour le parolier et guitariste, la provenance d'un groupe joue peu sur ses chances de succe&#768;s. &#171; C'est une affaire de talent, de travail et d'opportunite&#769; &#187;, ajoute-t-il.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; A&#768; Granby la sce&#768;ne e&#769;tait toute petite, les groupes, peu nombreux et le public, sensiblement toujours le me&#770;me. C&#807;a a jete&#769; des bases qui ont contribue&#769; a&#768; notre succe&#768;s ailleurs &#187;, avance Guillaume Beauregard, chanteur, guitariste et principal parolier des Vulgaires Machins. &#171; Le microcosme culturel des re&#769;gions, c'est un plus dans l'e&#769;quation. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'expe&#769;rience d'Ade&#768;le Blais semble toutefois diffe&#769;rente. &#171; Y' a juste a&#768; Montre&#769;al que j'aurais pu re&#769;aliser tout c&#807;a &#187;, explique l'artiste peintre originaire de Sherbrooke. Depuis quatre ans, la jeune me&#768;re ne vit que pour son art, et elle a pre&#769;sente&#769; de nombreuses expositions. Les plus re&#769;centes ont eu lieu a&#768; l'Agora Gallery de New York et a&#768; la Quiet Life Gallery de Lambertville, au New Jersey. &#171; La critique me boudait au de&#769;but. Le monde qui a achete&#769; mes toiles m'a incite&#769;e a&#768; perse&#769;ve&#769;rer. Depuis, les bonnes critiques fusent. On a commence&#769; a&#768; parler de moi. Les galeries me sollicitent pour pre&#769;senter mon travail. &#187; Le sentiment d'appartenance a&#768; une petite communaute&#769; n'a eu gue&#768;re d'impact sur le cheminent de l'artiste collagiste. &#171; Les citoyens de Sherbrooke e&#769;prouvent une certaine fierte&#769; envers mon succe&#768;s et mon travail. J'ai me&#770;me tente&#769; un retour dans ma ville natale. Tout c&#807;a, pour mieux revenir a&#768; Montre&#769;al. Dans mon petit atelier d'Hochelaga, je me conside&#768;re vraiment comme une artiste montre&#769;alaise &#187;, rigole-t-elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Compe&#769;tition, 100 milles a&#768; l'art&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'offre culturelle demeure pourtant omnipre&#769;sente dans les grands centres urbains comme Montre&#769;al. Nos artistes ne craignent-ils pas de voir leur produit se noyer dans une mer d'articles culturels qui ne trouvent pas toujours preneur ? &#171; Une ville vivante culturellement encourage la curiosite&#769; &#187;, avance le volubile Beauregard du groupe Vulgaires Machins. Proulx, qui est aussi le cofondateur du Festival de la poutine de Drummondville, abonde dans le me&#770;me sens : &#171; Une capitale culturelle offre plusieurs avantages pour le de&#769;veloppement des artistes, par exemple, celui de se me&#769;langer dans diverses activite&#769;s culturelles. Les rencontres et les e&#769;changes sont la base d'un cheminement artistique. &#187; Blais banalise aussi le phe&#769;nome&#768;ne de la compe&#769;titivite&#769; dans le domaine des arts. &#171; J'e&#769;volue en dehors des grands courants en art moderne. C&#807;a ne me touche pas vraiment. On semble appre&#769;cier l'authenticite&#769; de mes toiles. Je fais mes petites affaires. J'e&#769;le&#768;ve mes enfants. Je veux juste e&#770;tre heureuse &#187;, explique celle qui se dit tre&#768;s chanceuse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mange ta ville&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Avec la convergence des me&#769;dias, la reconnaissance d'un artiste &#8220;en ville&#8221; est souvent synonyme d'une reconnaissance en re&#769;gion. E&#769;videmment, il y a des exceptions, mais ge&#769;ne&#769;ralement si un artiste habite Montre&#769;al et fait les Francofolies, le front du Voir, du Journal de Montre&#769;al, est invite&#769; a&#768; Musique Plus et E&#769;nergie dans la me&#770;me journe&#769;e, il aura, au plus, marche&#769; 500 me&#768;tres. C'est un peu moins vrai a&#768; Drummondville &#187;, lance avec humour Proulx, qui admet qu'un artiste doit s'exposer a&#768; Montre&#769;al s'il de&#769;sire un jour vivre de son art. Beauregard renche&#769;rit : &#171; Il faut que l'inte&#769;re&#770;t et l'estime existent partout. Montre&#769;al et Que&#769;bec sont effectivement les deux grandes villes, oui. Le succe&#768;s dans ces villes aide grandement le travail ailleurs en re&#769;gion. Si les choses ne se passent pas aussi bien que dans les grandes villes, c'est inutile d'espe&#769;rer vivre de sa musique &#187;, nuance- t-il toutefois. Donc, de meilleures recettes en ville ? &#171; Depuis que je suis relativement connue a&#768; Montre&#769;al, on me demande maintenant partout &#187; confirme la peintre Blais influence&#769;e par Frida Khalo et Borduas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et l'aide ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; En art visuel, il n'y a pas de programme qui aide re&#769;ellement les artistes &#187;, explique Blais. &#171; J'ai postule&#769; a&#768; de nombreux programmes de bourses et mes demandes sont rejete&#769;es a&#768; chaque fois, malgre&#769; le semblant de notorie&#769;te&#769; acquise &#187;, ajoute-t-elle. &#171; L'art visuel, me&#770;me s'il est conside&#769;re&#769; comme le summum de l'expression artistique, demeure encore mal-aime&#769;. La population pre&#769;fe&#768;re acheter un disque ou un livre pour quelques dizaines de dollars, au lieu d'acheter une toile qui se de&#769;taille souvent a&#768; plusieurs centaines de dollars. &#187; De plus, la culture de me&#769;ce&#768;ne e&#769;tant absente du paysage artistique que&#769;be&#769;cois, l'artiste-peintre se de&#769;sole de la relative &#171; absence de richesse au Que&#769;bec &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Conseil des arts et des lettres du Que&#769;bec (CALQ) et les diffe&#769;rents conseils re&#769;gionaux tels que le Conseil monte&#769;re&#769;gien de la culture et des communications (CMCC) remettent chaque anne&#769;e de nombreux prix et bourses. Jacinthe Barabe&#769;, agente de communication au CMCC explique que les bourses et les prix remis par le CALQ et autres organismes visent a&#768; reconnai&#770;tre la carrie&#768;re d'un artiste solidement e&#769;tabli dans sa communaute&#769;. Des prix pour les artistes de la rele&#768;ve sont remis, mais les montants exce&#768;dent rarement 5 000 $. &#171; Il s'agit de fait d'une reconnaissance qui met les projecteurs sur la carrie&#768;re d'un artiste et qui le fait connai&#770;tre tant dans sa discipline que dans sa re&#769;gion. Le fait que ces prix soient remis par des organismes e&#769;tablis et reconnus dans le milieu culturel national donne assure&#769;ment de la valeur a&#768; la reconnaissance. De me&#770;me, le fait que les candidatures soient analyse&#769;es par un jury de pairs contribue a&#768; la valeur du prix. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Bienvenue au pays des merveilles</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Faille-Lefran&#231;ois</dc:creator>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>C'est un mardi matin, un peu apre&#768;s 10 h. Deux jeunes retraite&#769;s prennent leur dose de cafe&#769;ine matinale, et feuillettent le journal en discutant d'actualite&#769; dans un cafe&#769; du quartier Dix30, a&#768; Brossard. Les deux amis se pre&#769;nomment tous deux Claude. Pour Claude Gosselin comme pour Claude Benoi&#770;t, le quartier Dix30, ame&#769;nage&#769; en 2006, est beaucoup plus qu'un simple centre commercial. C'est aussi l'endroit ou&#768; ils viennent pour une soire&#769;e au cine&#769;ma, un spectacle ou un bon resto. Quand on leur donne le (...)

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2010/volume-8/montreal-et-la-banlieue/" rel="directory"&gt;Montr&#233;al et la banlieue&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est un mardi matin, un peu apre&#768;s 10 h. Deux jeunes retraite&#769;s prennent leur dose de cafe&#769;ine matinale, et feuillettent le journal en discutant d'actualite&#769; dans un cafe&#769; du quartier Dix30, a&#768; Brossard. Les deux amis se pre&#769;nomment tous deux Claude. Pour Claude Gosselin comme pour Claude Benoi&#770;t, le quartier Dix30, ame&#769;nage&#769; en 2006, est beaucoup plus qu'un simple centre commercial. C'est aussi l'endroit ou&#768; ils viennent pour une soire&#769;e au cine&#769;ma, un spectacle ou un bon resto.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand on leur donne le choix entre sortir a&#768; Montre&#769;al et sortir au Dix30, tous deux n'he&#769;sitent pas longtemps avant de faire connai&#770;tre leur pre&#769;fe&#769;rence. Ils n'ont pas peur de dire du Dix30 que c'est le nouveau &#171; centre-ville &#187; de la Rive-Sud et une excellente alternative a&#768; Montre&#769;al. La me&#769;tropole n'est pas, selon eux, des mieux adapte&#769;es pour recevoir les gens de l'exte&#769;rieur qui veulent la visiter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Montre&#769;al responsable de son impopularite&#769;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec le Dix30, &#171; t'as la proximite&#769;, t'as le stationnement &#187;, commence Gosselin. &#171; Ce qui est embe&#770;tant beaucoup a&#768; Montre&#769;al, c'est le stationnement &#187;, renche&#769;rit Benoi&#770;t, qui compare la hausse des tarifs a&#768; une ve&#769;ritable &#171; prise en otage &#187; des visiteurs. &#171; Ils auront beau dire ce qu'ils voudront, que &#8220;c&#807;a va encourager les gens a&#768; prendre les transports&#8221;, mais c'est pas vrai. Les gens sortent de Montre&#769;al. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le stationnement semble y e&#770;tre pour beaucoup. Le quartier Dix30 offre un stationnement souterrain gratuit de 1 500 places, en plus du stationnement exte&#769;rieur. Julie Turcot, directrice ge&#769;ne&#769;rale de la salle de spectacle L'E&#769;toile, dans le quartier Dix30, reconnai&#770;t que c'est un des avantages majeurs de l'endroit par rapport a&#768; Montre&#769;al. Le stationnement fait une &#171; grosse diffe&#769;rence &#187;, dit-elle. Cependant, Turcot croit aussi que la se&#769;curite&#769; a beaucoup a&#768; voir avec la popularite&#769; du Dix30, ce que confirment les deux Claude. &#171; Si tu sors du restaurant a&#768; 10 h du soir, et que tu veux faire un tour a&#768; pied, tu ne te feras pas attaquer &#187;, fait remarquer Gosselin, qui trouve que Montre&#769;al est moins se&#769;curitaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'E&#769;toile dans la &#171; grosse ligue &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Est-ce seulement en raison des inconve&#769;nients inhe&#769;rents a&#768; Montre&#769;al que le Dix30 re&#769;ussit a&#768; performer ? Turcot ne croit pas, du moins en ce qui a trait a&#768; la salle de spectacle. &#171; L'E&#769;toile s'est impose&#769;e comme une des salles principales au Que&#769;bec &#187;, avance-t-elle en soulignant qu'ils ont un public qui vient d'aussi loin que Laval pour assister a&#768; certaines repre&#769;sentations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gosselin et Benoi&#770;t partagent le me&#770;me sentiment, ils n'e&#769;prouvent pas la me&#770;me admiration pour les autres salles de banlieue. &#171; Pour moi, les autres salles, c'est des salles communautaires &#187;, avoue Gosselin. &#171; L'E&#769;toile, c&#807;a fait partie de la grosse ligue. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'est pas le seul a&#768; le penser. En 2010, le nombre de repre&#769;sentations devrait s'e&#769;lever a&#768; 280, selon les estimations de Turcot. Il s'en trouve pourtant plusieurs pour critiquer le manque de diversite&#769; dans l'offre de spectacles de l'E&#769;toile. La directrice rejette a&#768; ce reproche. Elle fait remarquer que l'E&#769;toile a pre&#769;sente&#769; quelques pie&#768;ces de the&#769;a&#770;tre, de me&#770;me que de la chanson. Construite en partenariat avec la Ville de Brossard, la salle est aussi un incontournable de la vie culturelle de la communaute&#769;. Une chorale vient d'ailleurs s'y produire. Turcot note que la direction ne mise pas uniquement sur des valeurs su&#770;res, car elle cherche aussi a&#768; pousser la rele&#768;ve et a&#768; faire de&#769;couvrir de nouveaux talents.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle admet cependant que l'humour occupe une place pre&#769;ponde&#769;rante dans la pre&#769;sentation. &#171; C'est certain que l'humour, on en fait beaucoup, explique-t-elle, mais c'est qu'il y a une tre&#768;s, tre&#768;s grande demande de ce co&#770;te&#769;-la&#768; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'ambition brossardoise &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le de&#769;fi pour l'E&#769;toile reste de diversifier sa cliente&#768;le. Pour l'instant, elle se compose en grande partie de retraite&#769;s, comme Gosselin et Benoi&#770;t. &#171; Il faut essayer d'aller chercher les jeunes &#187;, dit Turcot. &#171; C'est peut-e&#770;tre un peu plus difficile a&#768; faire, mais c'est un travail a&#768; long terme. C'est un beau projet devant nous a&#768; re&#769;aliser. &#187;
De&#768;s le de&#769;part, il e&#769;tait convenu que le quartier Dix30 serait construit en plusieurs e&#769;tapes. Apre&#768;s trois ans, les projets de construction ne sont toujours pas termine&#769;s sur le site du Dix30. L'ouverture d'une re&#769;sidence pour personnes a&#770;ge&#769;es, d'un immeuble en coproprie&#769;te&#769;, et d'une station-service est pre&#769;vue dans un avenir rapproche&#769;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gosselin et Benoi&#770;t ont tous deux vide&#769; leur tasse de cafe&#769;, et il est plus de 11 h au moment ou&#768; ils se disent au revoir. Gosselin doit se de&#769;pe&#770;cher, car il pre&#769;voit visiter le Salon de l'habitation a&#768; Montre&#769;al durant l'apre&#768;s-midi. La me&#769;tropole ne le rebute pas autant qu'on pourrait le croire. En fait, il y a travaille&#769; de nombreuses anne&#769;es. Selon lui, Mon- tre&#769;al devrait quand me&#770;me songer a&#768; re&#769;viser son attitude a&#768; l'endroit des banlieusards et de leurs voitures tant d&#233;cri&#233;es. En attendant, cette fois, il a pr&#233;vu le coup : il va y aller assez t&#244;t pour &#233;viter l'heure de pointe. Ce sera d&#233;j&#224; &#231;a de gagn&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un esprit sain dans un corps sain</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2010/volume-8/montreal-et-la-banlieue/article/un-esprit-sain-dans-un-corps-sain</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Florence Savard</dc:creator>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>Avoir une conscience e&#769;cologique, manger bio, &#171; acheter local &#187;, re&#769;utiliser, composter. Aujourd'hui, tout ce qui est synonyme d'un mode de vie sain semble e&#770;tre tendance. Or, un environnement urbain, avec sa pollution et son rythme acce&#769;le&#769;re&#769;, semble pluto&#770;t entrer en contradiction avec un mode de vie sain. Les centres de spa et les centres de yoga s'incrivent dans cette nouvelle tendance et peuvent reme&#769;dier aux conditions de vie urbaine. Mais jusqu'a&#768; quel point sont-ils efficaces ? Les centres de (...)

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2010/volume-8/montreal-et-la-banlieue/" rel="directory"&gt;Montr&#233;al et la banlieue&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/mot/societe" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avoir une conscience e&#769;cologique, manger bio, &#171; acheter local &#187;, re&#769;utiliser, composter. Aujourd'hui, tout ce qui est synonyme d'un mode de vie sain semble e&#770;tre tendance. Or, un environnement urbain, avec sa pollution et son rythme acce&#769;le&#769;re&#769;, semble pluto&#770;t entrer en contradiction avec un mode de vie sain. Les centres de spa et les centres de yoga s'incrivent dans cette nouvelle tendance et peuvent reme&#769;dier aux conditions de vie urbaine. Mais jusqu'a&#768; quel point sont-ils efficaces ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les centres de spa sont de plus en plus nombreux et de plus en plus fre&#769;quente&#769;s. Il en existe me&#770;me plusieurs en ville. &#171; Aujourd'hui, on est tellement bombarde&#769;s et encourage&#769;s a&#768; consommer, qu'on a envie de se reposer un peu de tout c&#807;a &#187;, affirme Brigitte Fre&#769;gault, superviseure des soins et de la massothe&#769;rapie au Spa BALNE&#769;A et massothe&#769;rapeute depuis 17 ans. Selon elle, une grande partie de la cliente&#768;le du Spa BALNE&#769;A, qui est pourtant situe&#769; a&#768; Bromont, vient de Montre&#769;al.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un bain chaud avec c&#807;a ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chaque anne&#769;e a&#768; Montre&#769;al, 9 % des de&#769;ce&#768;s sont relie&#769;s a&#768; la pollution de l'air, selon un article publie&#769; sur le site de Passeport Sante&#769; en juin 2006. Les victimes sont souvent atteintes de maladies cardiaques et respiratoires chroniques. De fac&#807;on ge&#769;ne&#769;rale, Sante&#769; Canada affirme que les effets de la pollution atmosphe&#769;rique sur la sante&#769; se traduisent par des troubles respiratoires et l'irritation des poumons. Les re&#769;serves thermales sont donc un bon moyen de se de&#769;sintoxiquer des impurete&#769;s de l'air de la ville. Le principe est simple : on doit d'abord relaxer dans une source chaude, que ce soit un bain de vapeur, un sauna ou un jacuzzi, pendant une quinzaine de minutes. Ensuite, il faut s'immerger le plus longtemps possible dans un bassin d'eau froide. On doit se reposer pendant au moins 15 minutes et s'hydrater. Selon Fre&#769;gault, c'est ce qu'on appelle une expe&#769;rience thermale. Cette activite&#769; a pour but d'activer la circulation sanguine et la lymphe, d'e&#769;purer le corps et d'apaiser le syste&#768;me nerveux. &#171; Le plus important c'est d'e&#770;tre a&#768; l'e&#769;coute de son corps, de faire sortir la fatigue et d'atteindre un niveau de relaxation &#187;, explique Fre&#769;gault.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le bien-e&#770;tre qui re&#769;sulte d'une se&#769;ance de spa est passager. Selon Fre&#769;gault, a&#768; titre pre&#769;ventif, les gens qui vivent en ville et qui ont un rythme de vie stressant devraient s'arre&#770;ter dans un centre de spa une journe&#769;e par mois au moins. &#171; Certains clients locaux viennent tous les jours. &#187; Fre&#769;gault ne croit pas que les centres de spa peuvent compenser toutes les mauvaises conditions de la vie urbaine. Elle affirme que prendre soin de soi, c'est une activite&#769; de tous les jours. &#171; Par contre, en ressortant d'ici, les gens ont envie de faire plus attention &#187;, conclut-elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est toujours possible de prendre soin de soi a&#768; la maison, mais, &#171; pour de&#769;crocher comple&#768;tement, les centres de spa, c'est parfait &#187;, affirme Fre&#769;gault. Selon cette dernie&#768;re, le fait que BALNE&#769;A soit situe&#769; en montagne apporte davantage d'apaisement a&#768; sa cliente&#768;le. &#171; L'air est plus pur en haut de la montagne, et c'est moins bruyant. &#187;, dit- elle. Certains centres de spa offrent aussi a&#768; leur cliente&#768;le une large gamme d'activite&#769;s. Par exemple, BALNE&#769;A offre une re&#769;serve thermale, les services de massothe&#769;rapeutes, d'esthe&#769;ticiennes, de naturopathes, d'entraineurs personnels (boot camp, yoga), un panorama, des soire&#769;es musicales et de cine&#769;ma. Le programme que proposent les spas semble plus axe&#769; sur les expe&#769;riences sensorielles que sur les traitements the&#769;rapeutiques. &#171; Bien su&#770;r, les gens viennent ici pour se revitaliser, mais ils viennent surtout pour se ga&#770;ter &#187;, confie Fre&#769;gault.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Respirez et saluez le soleil&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le yoga a une approche diffe&#769;rente. Il ne&#769;cessite plus de motivation que d'aller au spa, car c'est une pratique qui demande beaucoup de patience. &#171; Le yoga nous pre&#769;pare en quelque sorte a&#768; vivre des situations stressantes. Par exemple en essayant une posture difficile, tu peux e&#770;tre fa&#770;che&#769; de ne pas re&#769;ussir, mais c'est inutile &#187;, explique Alexandre Richardson, professeur de yoga a&#768; Concordia. Le principe s'applique donc a&#768; la vie quotidienne. Le yoga enseigne que le stress est souvent un choix mental. &#171; On ne peut pas changer les situations stressantes, mais apprendre a&#768; ne pas les laisser nous angoisser &#187;, poursuit Richardson. La meilleure chose a&#768; faire, c'est de reconnai&#770;tre l'e&#769;tat d'une situation et de re&#769;agir en conse&#769;quence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon Alexandre Richardson, la pratique physique du yoga ainsi que la me&#769;ditation sont les deux reme&#768;des contre le stress. &#171; Pratiquer la me&#769;ditation a pour but de se de&#769;tacher de son corps pour mieux comprendre. Si on compare l'esprit a&#768; la mer, la me&#769;ditation permet de calmer la mer comple&#768;tement pour discerner les e&#769;le&#769;ments perturbants de notre vie &#187;, affirme le professeur de yoga. A&#768; Montre&#769;al, plus de 30 % des adultes souffrent de stress. C'est d'ailleurs la ville canadienne qui compte le plus grand nombre de personnes vivant sous le stress, selon une e&#769;tude mise a&#768; jour en 2007 par l'Agence de la sante&#769; et des services sociaux de Montre&#769;al.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour Richardson, toute la pratique du yoga est inde&#769;niablement be&#769;ne&#769;fique a&#768; la qualite&#769; de vie d'une personne. La circulation sanguine est ame&#769;liore&#769;e, ce qui favorise l'e&#769;limination des toxines, et les syste&#768;mes immunitaire et digestif fonctionnent mieux, ainsi que tous les organes internes. Richardson croit donc que le yoga peut reme&#769;dier aux inconve&#769;nients de la ville.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;A&#768; chacun son rythme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est difficile de de&#769;terminer combien de temps chaque personne doit consacrer au yoga et a&#768; la me&#769;ditation et a&#768; quel moment elle obtiendra des effets be&#769;ne&#769;fiques. Il est certain que le rythme et l'intensite&#769; de&#769;pendent de l'individu. Bien que le yoga soit re&#769;pute&#769; comme me&#769;thode de diminution du stress, selon Richardson, la plupart des e&#769;coles de yoga axent leur cours sur la pratique physique. &#171; Si vous n'avez jamais pratique&#769; le yoga ou la me&#769;ditation, il faut commencer lentement &#187;, affirme-t-il.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour Richardson, le yoga est une pratique b&#233;n&#233;fique &#224; long terme pour la sant&#233;. &#171; Ce n'est pas une pratique mentale, mais presque. Il faut changer ton esprit en fonction de ton environnement et t'adapter aux situations. De cette fa&#231;on. tu n'auras pas besoin d'aller dans les spas chaque fois que tu vis du stress &#187;, conclut-il.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>La banlieue, ou rien !</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2010/volume-8/montreal-et-la-banlieue/article/la-banlieue-ou-rien</link>
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		<dc:date>2010-06-09T17:35:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Virginie Karagirwa</dc:creator>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>Un grand nombre d'immigrants choisit maintenant de s'installer en banlieue pluto&#770;t qu'en me&#769;tropole selon le Rapport 2009 sur l'immigration et la diversite&#769; dans les villes et les collectivite&#769;s canadiennes. D'un point de vue e&#769;conomique, la banlieue n'offre pas plus d'avantage que la ville. Mais qu'est-ce qui encourage alors les immigrants a&#768; choisir la pe&#769;riphe&#769;rie ? Diaime Wamegni, 41 ans, est d'origine camerounaise. En 2006, elle a de&#769;me&#769;nage&#769; de Que&#769;bec avec son mari et ses six enfants pour venir (...)

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2010/volume-8/montreal-et-la-banlieue/" rel="directory"&gt;Montr&#233;al et la banlieue&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/mot/societe" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un grand nombre d'immigrants choisit maintenant de s'installer en banlieue pluto&#770;t qu'en me&#769;tropole selon le Rapport 2009 sur l'immigration et la diversite&#769; dans les villes et les collectivite&#769;s canadiennes. D'un point de vue e&#769;conomique, la banlieue n'offre pas plus d'avantage que la ville. Mais qu'est-ce qui encourage alors les immigrants a&#768; choisir la pe&#769;riphe&#769;rie ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Diaime Wamegni, 41 ans, est d'origine camerounaise. En 2006, elle a de&#769;me&#769;nage&#769; de Que&#769;bec avec son mari et ses six enfants pour venir vivre sur la Rive-Sud, a&#768; Saint-Jean-Baptiste. La municipalite&#769; ne compte pas plus de 3 000 habitants. Pour Wamegni, ce n'e&#769;tait pas un changement difficile. &#171; Que&#769;bec est une trop grande ville &#187;, explique-t-elle. &#171; Ici, c'est tout petit, c'est tranquille et comme on est une famille nombreuse, on se sent plus en se&#769;curite&#769;. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Andre&#769; Jacob, 67 ans, professeur retraite&#769; de l'E&#769;cole de travail social de l'Universite&#769; du Que&#769;bec a&#768; Montre&#769;al (UQAM), est coordonnateur de l'Observatoire international sur le racisme et les discriminations . Selon Jacob, l'environnement dans lequel les immigrants vivaient avant de venir au Canada peut influencer leur choix de destination. &#171; Les immigrants de petites villes ont tendance a&#768; chercher un milieu de taille similaire ou&#768; ils peuvent s'inte&#769;grer socialement et culturellement. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'inte&#769;gration sociale est l'un des nombreux facteurs qui font appre&#769;cier a&#768; Wamegni la vie en banlieue. Selon ses dires, les voisins en banlieue sont souvent plus chaleureux que dans les grandes villes, ou&#768; l'individualisme domine. En communaute&#769; restreinte, il est plus facile de connai&#770;tre son entourage et de recevoir de l'aide en cas de besoin. Elle avoue qu'il arrive parfois que chez elle certains voisins fassent preuve de racisme envers elle. &#171; Il y a toujours ceux qui ont peur de l'e&#769;tranger, mais je leur re&#769;ponds toujours avec un sourire &#187;, affirme- t-elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jacob ajoute que la banlieue peut elle aussi avoir des xe&#769;nophobes. Cependant, il assure que les habitants des banlieues sont pour la plupart beaucoup plus accueillants. &#171; En ge&#769;ne&#769;ral les gens sont assez ouverts, mais comme dans tout les quartiers, certains feront le premier pas alors que d'autres seront plus ferme&#769;s &#187;, explique Jacob.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Banlieue : terre d'accueil&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jacob met en avant la facilite&#769; d'inte&#769;gration que permet la banlieue par rapport a&#768; la me&#769;tropole. &#171; En ville, les gens ont tendance a&#768; se regrouper avec des gens de leur culture &#187;, explique Jacob. Or, selon lui, lorsqu'ils arrivent en banlieue, ils doivent s'adapter a&#768; un nouveau milieu, ce qui les aide a&#768; s'inte&#769;grer beaucoup plus vite et notamment a&#768; apprendre la langue franc&#807;aise s'ils ne la parlent pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant, le proble&#768;me d'inte&#769;gration sociale a beaucoup diminue&#769; depuis qu'un nombre important d'immigrants s'installe en banlieue. &#171; Maintenant les banlieues sont plus cosmopolites, elles sont tre&#768;s e&#769;tendues, en particulier celles de la Rive-Sud et Laval &#187;, souligne Jacob. De plus, certaines banlieues ont construit des mosque&#769;es ainsi que des marche&#769;s d'alimentation exotique afin de satisfaire une partie de leur population.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cachez ce niqab que je ne saurais voir !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais l'installation de mosque&#769;es ne diminue pas pour autant la controverse autour du niqab, un voile qui recouvre entie&#768;rement le visage et le corps de certaines femmes musulmanes, ne laissant voir que leurs yeux. En banlieue comme en ville, le niqab suscite des sentiments partage&#769;s parmi la population. Rachad Antonius, professeur de sociologie a&#768; l'UQAM et chercheur a&#768; l'Institut de recherches et d'e&#769;tudes sur le monde arabe et musulman, pense que le proble&#768;me vient de l'image que refle&#768;te le niqab. &#171; Beaucoup de gens, dans la socie&#769;te&#769; majoritaire, perc&#807;oivent le niqab comme un proble&#768;me et comme un refus de communiquer &#187; explique Antonius. Il rejette par contre l'e&#769;tiquette &#171; refus de s'inte&#769;grer &#187; sur le niqab, car il est contre l'ide&#769;e que chaque individu devrait se baser sur le mode&#768;le de la socie&#769;te&#769; dominante. Cependant, Antonius pense que le niqab &#171; c'est un refus de faire affaire avec l'autre face a&#768; face, c'est donc un rejet de l'autre &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien que la banlieue semble ge&#769;ne&#769;ralement plaire aux immigrants sur bien des points, la controverse sur le port du niqab n'est pas le seul inconve&#769;nient que la banlieue peut avoir. Souvent en banlieue, il est en re&#768;gle impossible de se de&#769;placer au moyen de transports en commun.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon Wamegni, aucun ve&#769;hicule de transport en commun ne circule dans Saint-Jean-Baptiste. &#171; Il faut vraiment avoir une voiture. Sinon, pour se rendre a&#768; Montre&#769;al, il faudrait se de&#769;brouiller pour se rendre jusqu'a&#768; Mont-Saint-Hilaire, la ville voisine, pour prendre le bus &#187;, dit-elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Diplo&#770;me&#769; et cho&#770;meur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais pour Wamegni, l'un des plus grands de&#769;savantages de la banlieue reste le manque d'emplois. Elle explique n'avoir jamais eu le me&#770;me voisin plus d'un an en raison des faibles possibilite&#769;s d'emploi qu'offre la banlieue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Rapport du 19 mars 2009 sur l'immigration et la diversite&#769; dans les villes et les collectivite&#769;s canadiennes indique qu'en banlieue, quatre fois plus d'immigrants avec un diplo&#770;me universitaire sont au cho&#770;mage par comparaison avec les non-immigrants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Josue&#769; Wamegni, l'e&#769;poux de Diaime Wamegni, a lui aussi fait face aux proble&#768;mes de cho&#770;mage. Josue&#769; Wamegni a une mai&#770;trise et un doctorat en environnement ainsi qu'une mai&#770;trise en biologie ve&#769;ge&#769;tale. A&#768; la suite de la fermeture de l'entreprise ou&#768; il travaillait, il s'est retrouve&#769; au cho&#770;mage pendant six mois. La plupart des employeurs qu'il a rencontre&#769;s ont refuse&#769; sa candidature parce qu'il e&#769;tait trop qualifie&#769;. &#171; Il y a beaucoup d'offres d'emploi pour les techniciens en banlieue, mais il est difficile de trouver un emploi quand on a beaucoup de diplo&#770;mes &#187;, explique Diaime Wamegni. Son mari travaille maintenant a&#768; Ottawa et revient chaque fin de semaine a&#768; Saint-Jean-Baptiste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec le nouveau travail de son &#233;poux &#224; Ottawa, Diaime Wamegni et ses enfants risquent de quitter la banlieue. Mais pour elle, sans les contraintes de l'emploi, son choix serait d&#233;j&#224; fait. &#171; C'est un vrai coin de paradis ici. Si &#231;a ne d&#233;pendait que de moi, je resterais en banlieue. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Montre&#769;al en sons et en images</title>
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		<dc:creator>Panagiota Arhontou</dc:creator>


		<dc:subject>Culturel</dc:subject>

		<description>Qu'est ce que Montre&#769;al ? Comment la ville est-elle devenue ce qu'elle est aujourd'hui ? Quelques artistes et cine&#769;astes nous aident a&#768; re&#769;pondre a&#768; ces questions. Par une journe&#769;e chaude et humide de septembre 1961, des cine&#769;astes de&#769;cident de filmer un des quartiers les plus pauvres de Montre&#769;al. Le but du film est d'e&#769;tudier les maux de Saint-Henri, de comprendre les habitants et leur mise&#768;re. Le re&#769;sultat est un court documentaire qui ouvre les yeux sur la pauvrete&#769; de l'Ame&#769;rique actuelle : une (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Qu'est ce que Montre&#769;al ? Comment la ville est-elle devenue ce qu'elle est aujourd'hui ? Quelques artistes et cine&#769;astes nous aident a&#768; re&#769;pondre a&#768; ces questions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par une journe&#769;e chaude et humide de septembre 1961, des cine&#769;astes de&#769;cident de filmer un des quartiers les plus pauvres de Montre&#769;al. Le but du film est d'e&#769;tudier les maux de Saint-Henri, de comprendre les habitants et leur mise&#768;re. Le re&#769;sultat est un court documentaire qui ouvre les yeux sur la pauvrete&#769; de l'Ame&#769;rique actuelle : une pauvrete&#769; teinte&#769;e de luxe. La communaute&#769; est forme&#769;e de familles ouvrie&#768;res propres, bien nourries et pourvues d'une bonne e&#769;ducation. Il y a de quoi faire l'envie de tous les vrais taudis de la plane&#768;te. Saint-Henri est inspecte&#769; sous tous les angles : la rentre&#769;e scolaire des enfants, la jeunesse pleine d'e&#769;nergie, les femmes dans leur train-train quotidien, les hommes au cho&#770;mage et d'autres a&#768; la recherche d'un boulot. Les industries quittent le quartier, et garder son emploi devient de plus en plus difficile. Les temps sont durs et les gens sortent noyer leur mise&#768;re dans un verre de bie&#768;re. L'architecture et la vie nocturne ne sont pas si diffe&#769;rentes 50 ans plus tard, mais l'arrondissement Saint-Henri n'est plus le me&#770;me. On s'aperc&#807;oit que les quartiers de Montre&#769;al ont perdu de leur innocence. Les enfants ne jouent plus sur les trottoirs et ne nagent plus dans les rivie&#768;res, tout comme les familles ne se re&#769;unissent plus apre&#768;s le souper. Pour nous les jeunes, voila&#768; l'occasion de mieux comprendre d'ou&#768; viennent nos ance&#770;tres. Les histoires raconte&#769;es par nos parents y prennent ve&#769;ritablement forme. Ce fut un temps ou&#768; les voisins se connaissaient, s'entraidaient, se respectaient. Difficile a&#768; croire, mais on en a une preuve dans ce film.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Montre&#769;al vu par&lt;/i&gt;, 1991 &lt;br&gt;
Denys Arcand, Michel Brault, Atom Egoyan, Jacques Leduc, Le&#769;a Pool, Patricia Rozema&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Six courts-me&#769;trages re&#769;alise&#769;s dans les rues de Montre&#769;al. La premie&#768;re histoire me&#769;rite la poubelle. Qui veut vraiment voir une Torontoise s'envoyer maladroitement en l'air sur un toit dans une danse contemporaine me&#769;diocre ? Pas moi. Probablement pas vous non plus, alors, de gra&#770;ce, avancez au deuxie&#768;me court-me&#769;trage. Celui ou&#768; un tableau de peinture pre&#769;sente Montre&#769;al sous toutes ses coutures. La troisie&#768;me histoire est un coup de c&#339;ur pour les amateurs de hockey nostalgiques de l'e&#768;re Carbonneau-Roy. Un couple a&#770;ge&#769; e&#769;volue dans les coulisses de l'ancien Forum. Le montage est bien re&#769;ussi et aide au de&#769;roulement d'une histoire poignante. Le quatrie&#768;me court-me&#769;trage est un vrai petit chef-d'&#339;uvre. Il comprend une douanie&#768;re artiste et un homme qui voient le monde en images. Les deux se trouvent face a&#768; face dans la foule du Festival de jazz. Le cinquie&#768;me court-me&#769;trage montre une femme victime d'un accident, qui se reme&#769;more sa vie. L'enfance, l'inceste, le drame familial et l'homosexualite&#769; se suivent dans un film bouleversant. Le dernier segment est un peu de&#769;rangeant. On y voit une bande de snobs fortune&#769;s venus des quatre coins de la plane&#768;te discuter de Montre&#769;al, et une dame de&#769;crit ses e&#769;bats sexuels pendant la crise du F.L.Q. Dans ce dernier cas, la connexion des the&#768;mes est aussi maladroite que la prestation des acteurs. Le produit final ressemble davantage a&#768; un copier-coller de diverses pie&#768;ces de the&#769;a&#770;tre, mais les rues de Montre&#769;al continuent de nous faire sentir leur forte impression. Elles restent les me&#770;mes, bien su&#770;r, mais ne finissent jamais d'inspirer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Le blues de la me&#769;tropole&lt;/i&gt;, 1974 &lt;br&gt;
Beau Dommage&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Montre&#769;al, durant les anne&#769;es 60 et 70, e&#769;tait une ville en plein changement, avec la lai&#776;cisation, les nouvelles liberte&#769;s sexuelles et les troubles politiques de la province. Ces troubles allaient d'ailleurs a&#768; l'encontre de l'esprit peace and love des hippies. Le groupe Beau Dommage arrive a&#768; capter tous ces changements dans un morceau remarquable. La chanson Le blues de la me&#769;tropole de&#769;bute avec un homme un peu nai&#776;f, une fleur dans les cheveux, lors de l'Exposition universelle de 1967. A&#768; mesure que le morceau progresse, le personnage perd son innocence. C'est un te&#769;moin de la jeunesse qui embarque dans les exce&#768;s de la drogue et de l'alcool, de l'exode des villes vers la campagne, des attaques terroristes du F.L.Q. Sa blonde et ses amis disparaissent, il devient alors me&#769;lancolique en pensant a&#768; sa ville. Toutes ses expe&#769;riences sont entrelace&#769;es dans une petite histoire qui dure 4 minutes et 12 secondes. L'auteur-compositeur Pierre Huet arrive a&#768; mettre notre ville en images et en sons. L'arrangement musical est e&#769;galement inspirant : une guitare souple, un rythme de blues vibrant, et des paroles vraies et accessibles. Les rues de Montre&#769;al semblent avoir change&#769; depuis 1975, mais la ville a garde&#769; le me&#770;me esprit. Me&#770;me si on ne la reconnai&#770;t plus vraiment, &#171; on est toujours dix mille s'a rue Saint-Paul, avec le blues d'la me&#769;tropole &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Chacun dans son espace&lt;/i&gt;, 2003 &lt;br&gt;
Vincent Vallie&#768;res&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peu importe ou&#768; on se trouve &#8211; Montre&#769;al, banlieue, ou village e&#769;loigne&#769; &#8211;, toute bonne musique nous fait voyager. L'album Chacun son espace de Vincent Vallie&#768;res est un voyage a&#768; travers le Que&#769;bec, a&#768; travers les saisons, a&#768; travers les e&#769;le&#769;ments. A&#768; certains moments, la campagne et la nature font surface, comme dans les morceaux Nouvelle saison et Blues baby. Et puis, la vie de banlieue prend forme dans les morceaux Ma tante Marielle et L'avenir est plus proche qu'avant. Certains peuvent e&#770;tre porte&#769;s a&#768; croire que la vie de banlieue est une suite d'emmerdements et de bonheurs pre&#769;fabrique&#769;s, mais Vallie&#768;res de&#769;montre que c'est un espace rempli de gens avec des aspirations et une belle cre&#769;ativite&#769;. Voila&#768; un album bien e&#769;quilibre&#769; et entrai&#770;nant. Certaines chansons s'appliquent a&#768; la grande ville comme a&#768; la banlieue : le morceau Tom de&#769;crit un homme qui bascule dans une vie sans espoir. Il se tourne vers la bie&#768;re et son buzz, et finit par vivre a&#768; temps partiel a&#768; force de passer trop de temps a&#768; travailler. L'art de la composition musicale est a&#768; son sommet : une guitare remarquable, une basse bien agence&#769;e, des percussions inspirantes et des paroles intelligentes. Que peut-on demander de plus ? Le he&#769;ros de Tom est bien dans son e&#769;le&#769;ment, bien dans son espace. Dans une entrevue avec le journal Voir, Vallie&#768;res dit que &#171; la mission premie&#768;re d'une chanson, c'est de faire du bien. Quand tu e&#769;coutes de la musique, tu pars pour un mini-voyage &#187;. Eh bien, Vincent Vallie&#768;res a re&#769;ussi sa mission.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Jamais assez de soleil&lt;/i&gt;, 2001 &lt;br&gt;
Villeray&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici un groupe d'artistes qui s'unissent pour chanter les louanges de Montre&#769;al. Les chansons Jamais assez de soleil, De&#769;luge de lumie&#768;re et Vague a&#768; l'a&#770;me arrivent a&#768; diffuser un rayon de soleil musical. Un air de guitare entrai&#770;nant et des paroles un peu simplistes peuvent e&#769;gayer les journe&#769;es les plus me&#769;lancoliques, et ces morceaux en sont la preuve. Voila&#768; aussi une formation qui arrive a&#768; donner une voix aux groupes multiethniques qui ont repeint le visage de Montre&#769;al. Mais soyons honne&#770;tes, certaines chansons sont emmerdantes. A&#768; la premie&#768;re e&#769;coute, on pense avoir affaire a&#768; un album destine&#769; aux enfants du primaire. Mieux vaut ignorer les morceaux Mamie et Comme un oiseau. Des paroles comme &#171; vroum, vroum, au revoir, boom, boom, mes amis &#187; portent a&#768; croire que certains morceaux sont de&#769;die&#769;s a&#768; des enfants de quatre ans. Mais il ne faut pas s'en tenir la&#768;. L'e&#769;coute de cet album peut tout de me&#770;me e&#770;tre plaisante. N'oublions pas que chaque lecteur de disque ou MP3 vient avec un bouton avance rapide et que iTunes nous permet de faire une liste de chansons personnalise&#769;e ! Oui, l'album en ge&#769;ne&#769;ral n'est pas un chef-d'&#339;uvre, mais certaines chansons captent un brin d'e&#769;te&#769; montre&#769;alais. Elles sont parfaites pour les journe&#769;es ensoleille&#769;es, les barbecues en famille, les apre&#768;s-midis passe&#769;s dans un parc. Bref, c'est parfait pour tous ceux qui aiment leur ville et qui ne re&#770;vent pas de partir au loin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Histoires de villes</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Ginoux</dc:creator>


		<dc:subject>Revue litt&#233;raire</dc:subject>

		<description>Montre&#769;al, Que&#769;bec, New York. Trois villes d'Ame&#769;rique du Nord tre&#768;s diffe&#769;rentes les unes des autres, a&#768; l'image de l'approche qu'en ont les livres se&#769;lectionne&#769;s pour cette e&#769;dition. Uchronie(s), une se&#769;rie e&#769;crite par Corbeyran et dessine&#769;e par Chabbert, Tibery et Defali E&#769;ditions Gle&#769;nat Tomes de 56 pages Il n'est plus ne&#769;cessaire de pre&#769;senter Corbeyran. Sce&#769;nariste multiforme d'exception, il est a&#768; l'origine de se&#769;ries tendres a&#768; l'intention des enfants, comme de sagas bien plus sombres. Alors, (...)

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2010/volume-8/montreal-et-la-banlieue/" rel="directory"&gt;Montr&#233;al et la banlieue&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Montre&#769;al, Que&#769;bec, New York. Trois villes d'Ame&#769;rique du Nord tre&#768;s diffe&#769;rentes les unes des autres, a&#768; l'image de l'approche qu'en ont les livres se&#769;lectionne&#769;s pour cette e&#769;dition.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Uchronie(s)&lt;/i&gt;, une se&#769;rie e&#769;crite par Corbeyran et dessine&#769;e par Chabbert, Tibery et Defali &lt;br&gt;
E&#769;ditions Gle&#769;nat &lt;br&gt;
Tomes de 56 pages &lt;br&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'est plus ne&#769;cessaire de pre&#769;senter Corbeyran. Sce&#769;nariste multiforme d'exception, il est a&#768; l'origine de se&#769;ries tendres a&#768; l'intention des enfants, comme de sagas bien plus sombres. Alors, apre&#768;s nous avoir notamment offert Le chant des Stryges et De cape et de crocs, deux se&#769;ries dont je vous recommande vivement la lecture, il cosigne depuis 2008 une aventure en trois volets, Uchronie(s), qui est rapidement devenue un classique du genre tant l'approche y est audacieuse et inte&#769;ressante. En effet, a&#768; partir d'un symbole typique de notre socie&#769;te&#769; moderne, a&#768; savoir la ville de New York, Corbeyran, e&#769;paule&#769; par trois dessinateurs talentueux, a transpose&#769; trois dimensions diffe&#769;rentes : un New York ottoman (New Byzance), un New York contro&#770;le&#769; par une majorite&#769; noire (New Harlem) et un troisie&#768;me New York plus actuel. Ces trois volets, dans lesquels certains personnages se retrouvent sous des jours diffe&#769;rents, comprendront chacun trois tomes et fusionneront au sein d'un e&#769;pilogue commun, ce qui est de&#769;ja&#768; inusite&#769;. Mais il faut vraiment souligner la qualite&#769; et la richesse de la re&#769;flexion pre&#769;sente dans les tomes de&#769;ja&#768; publie&#769;s de cette saga, car au-dela&#768; de faire de la bande dessine&#769;e cre&#769;ative, Corbeyran invite les lecteurs a&#768; prendre conscience de la socie&#769;te&#769; qui les entoure et du destin qui guide leurs pas. Une grande re&#769;ussite !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Rue des e&#769;rables&lt;/i&gt;, de Michel Albert &lt;br&gt;
E&#769;ditions Cornac, janvier 2010 &lt;br&gt;
56 pages&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Michel Albert a de&#769;couvert l'univers de la poe&#769;sie a&#768; 18 ans, alors qu'il co&#770;toyait ceux qui ont marque&#769; de manie&#768;re inde&#769;le&#769;bile le paysage litte&#769;raire que&#769;be&#769;cois. Miron, Langevin, Beaulieu, Pe&#769;loquin, Godin, il les a tous connus et a beaucoup appris a&#768; leur contact. Depuis cette date, de nombreux recueils sont ne&#769;s de sa main. Mais Rue des E&#769;rables a ceci de particulier qu'il constitue une anthologie, si bien que tout en nous faisant de&#769;couvrir le style actuel de l'auteur, il nous permet de revisiter ses anciens e&#769;crits. Re&#769;solument urbain, Que&#769;be&#769;cois et citoyen du monde, Michel Albert nous convie dans ses poe&#768;mes a&#768; le suivre dans son quotidien montre&#769;alais. Promenades, boulot, observation de la nature et de ceux qui l'entourent, amour, re&#769;flexions sur la vie et sur le vivre ensemble dans la socie&#769;te&#769; multiculturelle qui est la marque de Montre&#769;al, tout est e&#769;crit de manie&#768;re tre&#768;s authentique et accessible, sans chichis et avec pudeur. Certains pourront peut-e&#770;tre traiter quelques textes d'anecdotiques, mais d'autres en appre&#769;cieront la simplicite&#769; qui permet de re&#769;con- cilier les plus re&#769;calcitrants avec le genre poe&#769;tique. Soulignons aussi les tre&#768;s belles photos de Montre&#769;al qui ponctuent ce recueil attachant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Les Bouctouche au cafe&#769; de la Place Royale&lt;/i&gt;, de Michel Bru&#770;le&#769; et Mathieu Bureau&lt;br&gt;
E&#769;ditions Les Intouchables 2009 &lt;br&gt; 52 pages&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les Bouctouche sont des personnages aux contours cubistes ne&#769;s de l'imagination de Mathieu Bureau. Arme&#769;s d'immenses bras et portant des ve&#770;tements criards, ils vivent des aventures bien sagement range&#769;es dans des cases similaires les unes aux autres tout au long de la BD qui les abrite. Cette approche, que l'on rencontre plus souvent dans les journaux sous forme de petits strips, qui permettent de concentrer le message et de pousser la caricature ou le pastiche, n'est pas des plus re&#769;ussies ici. En effet, les longueurs abondent, essentiellement parce que la caracte&#769;ristique premie&#768;re de ces personnages est de faire du surplace (ils ne bougent pas de toute la BD du cafe&#769; de la place Royale, a&#768; Que&#769;bec) et de parler beaucoup, mais aussi a&#768; tort et a&#768; travers. Du re&#769;cit d'anciennes aventures amoureuses, au rejet de la culture anglophone, en passant par la sauvegarde de la langue maternelle, les sujets se suivent sans homoge&#769;ne&#769;ite&#769; aucune et sont souvent contestables. Bref, on s'ennuie, on ne rit pas, on de&#769;plore les couleurs pastel un peu fades et l'allure ge&#769;ne&#769;ralement caricaturale de l'ensemble... et on se dit que l'on n'ache&#768;tera sans doute pas les deux autres tomes de cette se&#769;rie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pr&#233;sentation des personnages</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2010/volume-8/le-paranormal/article/presentation-des-personnages</link>
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		<dc:date>2010-06-09T17:30:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gabrielle Lefort</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;ditorial</dc:subject>

		<description>Le paranormal ame&#768;ne avec lui son lot de personnages aussi fascinants qu'attachants. Ces personnages, repre&#769;sente&#769;s dans des films et te&#769;le&#769;se&#769;ries de tous genres, sont au c&#339;ur de l'action, et aiment e&#770;tre sous les feux de la rampe. L'extra-terrestre : en ge&#769;ne&#769;ral, il est petit, vert et gluant. Malgre&#769; des yeux oblongs et une bouche e&#769;trangement forme&#769;e, il ressemble souvent a&#768; un adolescent pre&#769;pube&#768;re. Il n'a pas peur des hommes, mais il pre&#769;fe&#768;re les femmes blondes et les vaches. Par un certain miracle, (...)

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2010/volume-8/le-paranormal/" rel="directory"&gt;Le paranormal&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le paranormal ame&#768;ne avec lui son lot de personnages aussi fascinants qu'attachants. Ces personnages, repre&#769;sente&#769;s dans des films et te&#769;le&#769;se&#769;ries de tous genres, sont au c&#339;ur de l'action, et aiment e&#770;tre sous les feux de la rampe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'extra-terrestre : en ge&#769;ne&#769;ral, il est petit, vert et gluant. Malgre&#769; des yeux oblongs et une bouche e&#769;trangement forme&#769;e, il ressemble souvent a&#768; un adolescent pre&#769;pube&#768;re. Il n'a pas peur des hommes, mais il pre&#769;fe&#768;re les femmes blondes et les vaches. Par un certain miracle, l'extra-terrestre typique parle notre langue &#8212; surtout quand cette langue est l'anglais des E&#769;tats-Unis &#8212; et sait se faire comprendre par une gestuelle e&#769;labore&#769;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La sorcie&#768;re : bien qu'elle ait typiquement un nez crochu, une quantite&#769; aberrante de pustules et des dents noires, la sorcie&#768;re moderne peut e&#769;galement se manifester sous la forme d'une actrice hollywoodienne ce&#769;le&#768;bre ou d'une bibliothe&#769;caire auste&#768;re. Elle se transforme aise&#769;ment en chat, en corbeau ou en raton laveur, selon ses pre&#769;fe&#769;rences alimentaires. Ses pouvoirs, souvent de&#769;crits comme male&#769;fiques, sont multiples, mais le coup du crapaud est un grand classique qui sait charmer la foule.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le chasseur de fanto&#770;mes : il est gros, grand, et il approche souvent la cinquantaine. Pluto&#770;t que de regarder des e&#769;missions de te&#769;le&#769;re&#769;alite&#769; toute la journe&#769;e, le chasseur de fanto&#770;mes pre&#769;fe&#768;re se construire un bidule quelconque qui lui permet de de&#769;celer la pre&#769;sence d'esprits en tous genres. Il facture des sommes faramineuses a&#768; ses clients pour chanter des chansons ludiques et porter un uniforme qui jure avec son teint.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La diseuse de bonne aventure : bien qu'elle mai&#770;trise plusieurs techniques, la diseuse de bonne aventure pre&#769;fe&#768;re les boules de cristal aux feuilles de the&#769;, car le the&#769; tache sa jolie porcelaine. Elle a souvent des visions, et cela lui donne des migraines monstrueuses. Elle livre e&#769;galement des messages entre les morts et les vivants, mais souhaiterait que les morts se procurent un re&#769;pondeur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le fanto&#770;me : aise&#769;ment pris pour un enfant de six ans qui s'est mis un drap blanc sur la te&#770;te, le fanto&#770;me n'a ni yeux, ni bouche, mais a quand me&#770;me une voix qui glace le sang. Quand il ne hante pas ses proches, il aime se pointer devant les objectifs des touristes et des e&#769;tudiants en cine&#769;ma.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le pre&#770;tre : bien qu'il pre&#770;che la parole de Je&#769;sus, il est aussi un grand admirateur de Madonna, et chantonne ses classiques en remplissant ses bouteilles d'eau be&#769;nite. Il est le plus souvent a&#770;ge&#769; et a tout vu, tout entendu, tout lu, mais il s'e&#769;tonne toujours quand il voit une jeune fille dont la te&#770;te tourne a&#768; 180 degre&#769;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les personnages que vous rencontrerez dans ce num&#233;ro ne sont en aucune fa&#231;on similaires &#224; ces clich&#233;s de la culture nord-am&#233;ricaine. Apr&#232;s tout, le paranormal, &#231;a n'existe que dans notre imagination... n'est-ce pas ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une chasse peu banale</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2010/volume-8/le-paranormal/article/une-chasse-peu-banale</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2010/volume-8/le-paranormal/article/une-chasse-peu-banale</guid>
		<dc:date>2010-06-09T17:28:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Faille-Lefran&#231;ois</dc:creator>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>La coexistence des morts et des vivants est un sujet que tout le monde n'aborde pas avec la me&#770;me facilite&#769;. Patrick Zakhm, un enque&#770;teur du paranormal base&#769; a&#768; Montre&#769;al, en sait quelque chose. Avant de se lancer, il teste habituellement le terrain pour voir la re&#769;action de ses interlocuteurs, et, du coup, il voit s'il peut continuer ou s'il est pre&#769;fe&#769;rable de changer de sujet. Encore aujourd'hui, il continue d'e&#770;tre prudent avec certains amis et membres de sa famille. &#171; Tu ne peux pas forcer quelqu'un (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La coexistence des morts et des vivants est un sujet que tout le monde n'aborde pas avec la me&#770;me facilite&#769;. Patrick Zakhm, un enque&#770;teur du paranormal base&#769; a&#768; Montre&#769;al, en sait quelque chose. Avant de se lancer, il teste habituellement le terrain pour voir la re&#769;action de ses interlocuteurs, et, du coup, il voit s'il peut continuer ou s'il est pre&#769;fe&#769;rable de changer de sujet. Encore aujourd'hui, il continue d'e&#770;tre prudent avec certains amis et membres de sa famille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Tu ne peux pas forcer quelqu'un a&#768; t'e&#769;couter ou a&#768; croire ce que tu dis &#187; explique-t-il. &#171; Tu mets ce que tu as a&#768; dire sur la table, et puis tu vois qui le ramasse. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Zakhm, auteur du livre Haunted Places, est aussi le mai&#770;tre d'&#339;uvre derrie&#768;re le site Internet Montreal Paranormal Investigations. Pour celui-ci, l'existence des fanto&#770;mes ne fait pas de doute.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le monde est selon lui compose&#769; de plusieurs dimensions, et ce qui se produit dans l'une peut avoir des re&#769;percussions sur une autre. Ainsi, les esprits rele&#768;vent du monde spirituel, mais cela ne les empe&#770;che pas de laisser une trace dans le monde physique. C'est ainsi que Zakhm explique qu'un fanto&#770;me peut e&#770;tre capture&#769; par des e&#769;quipements e&#769;lectroniques comme un appareil photo ou une came&#769;ra vide&#769;o.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Suivant cette logique, nul besoin d'un sixie&#768;me sens pour e&#770;tre te&#769;moin du paranormal. &#171; Tout le monde y est sensible, jusqu'a&#768; un certain point. Tout de&#769;pend de ce que la personne fait avec ce dont elle a e&#769;te&#769; te&#769;moin. Le jette-t-elle dans la boi&#770;te du &#8220;mon imagination me joue des tours&#8221; ou y accorde-t-elle plus d'importance ? &#187;, demande Zakhm. Au bout du compte, &#171; n'importe qui peut voir un fanto&#770;me s'il se manifeste physiquement &#187;. Il suffit d'e&#770;tre au bon endroit, au bon moment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une autre fac&#807;on de faire qu'e&#769;voque Zakhm consiste a&#768; voir les esprits dans leur propre dimension. Cependant, pour de&#769;velopper cette &#171; perception spirituelle &#187;, il avertit que cela exige de la pre&#769;paration et de la me&#769;ditation, sans lesquelles une personne pourrait de&#769;velopper des proble&#768;mes psychologiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le docteur James J. Lumsden a une approche diffe&#769;rente vis-a&#768;-vis du paranormal. Il est diplo&#770;me&#769; de l'Universite&#769; d'E&#769;dimbourg, ou&#768; il a e&#769;tudie&#769; avec l'unite&#769; de parapsychologie Koestler. Il est aussi l'auteur du roman The Hidden Whisper, une &#339;uvre de fiction qui cherche a&#768; faire de&#769;couvrir aux lecteurs l'e&#769;tat dans lequel se trouve la parapsychologie moderne, c'est-a&#768;-dire la recherche scientifique dans le domaine du paranormal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'entre&#769;e de jeu, Lumsden dit ne pas aimer les e&#769;tiquettes de croyants et sceptiques. Il fait remarquer que tous les chercheurs doivent initialement e&#770;tre sceptiques (y compris en parapsychologie), et que la &#171; croyance &#187; est souvent associe&#769;e a&#768; une foi aveugle en l'absence de preuve. Il pre&#769;fe&#768;re de&#769;finir les gens en tant que partisans ou opposants, et se qualifie lui-me&#770;me de partisan.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lumsden affirme que la science semble avoir de&#769;montre&#769; que certains phe&#769;nome&#768;nes paranormaux sont re&#769;els et peuvent e&#770;tre reproduits plus d'une fois dans des conditions contro&#770;le&#769;es. Il conce&#768;de que le secret de la te&#769;le&#769;pathie et de la psychokine&#769;sie n'est toujours pas perce&#769;. Ne&#769;anmoins, il indique que les re&#769;sultats statistiques et les preuves scientifiques cumulatives sugge&#768;rent que ces phe&#769;nome&#768;nes sont parfois re&#769;els.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'en est-il des esprits ? &#171; Il est clair que certaines personnes vivent des expe&#769;riences qu'elles attribuent a&#768; la pre&#769;sence de fanto&#770;mes, &#187; admet Lumsden. Ce dernier croit cependant qu'il faut ve&#769;rifier les autres raisons qui ont pu causer l'expe&#769;rience ve&#769;cue par ces personnes. Quant aux fanto&#770;mes, pense Lumsden, &#171; je dirais que les preuves de leur existence sont, au mieux, minces &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La plupart du temps, les parapsychologues conduisent leurs enque&#770;tes apre&#768;s que se soient de&#769;roule&#769;es des &#171; manifestations &#187;. Lumsden met donc en garde contre l'utilisation de te&#769;moignages en tant qu'e&#769;le&#769;ments de preuve, puisque la cre&#769;dibilite&#769; des te&#769;moins peut e&#770;tre aise&#769;ment remise en question. &#171; Plusieurs choses peuvent avoir un effet : l'honne&#770;tete&#769; de la personne et ce qu'elle a a&#768; gagner de l'incident, les attentes psychologiques, la fatigue, l'usage de me&#769;dicaments, les coi&#776;ncidences et ainsi de suite. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'un autre co&#770;te&#769;, les parapsychologues conside&#768;rent aussi les facteurs lie&#769;s a&#768; l'environnement, comme les courants d'air, l'e&#769;clairage et les surfaces re&#769;fle&#769;chissantes. &#171; Les champs e&#769;lectromagne&#769;tiques sont aussi particulie&#768;rement inte&#769;ressants depuis qu'on a sugge&#769;re&#769; que les visions de fanto&#770;mes pourraient e&#770;tre le re&#769;sultat de l'influence de ces champs sur l'activite&#769; du lobe occipital. &#187; Lumsden fait me&#770;me remarquer qu'un chercheur nomme&#769; Michael Persinger a re&#769;cemment cre&#769;e&#769; un casque d'ondes e&#769;lectromagne&#769;tiques contro&#770;le&#769;es et dirige&#769;es. La personne qui le porte peut me&#770;me ressentir le sentiment de &#171; pre&#769;sence &#187; qui accompagne souvent les visions de fanto&#770;mes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant, quand les recherches de parapsychologues parviennent a&#768; des re&#769;sultats concluants, le reste de la communaute&#769; scientifique invite souvent a&#768; la prudence. Certains n'he&#769;sitent pas a&#768; qualifier la parapsychologie de pseudo-science. &#171; Il y a plusieurs scientifiques qui ne connaissent pas vraiment notre travail, et qui se sentent quand me&#770;me suffisamment qualifie&#769;s pour nous critiquer, &#187; de&#769;plore Lumsden.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme bon nombre d'hommes de science, Lumsden s'est beaucoup interroge&#769; sur la fac&#807;on dont le monde fonctionne, et c'est de la&#768; qu'est venu son inte&#769;re&#770;t pour le paranormal. &#171; Si la te&#769;le&#769;pathie et la pre&#769;cognition, par exemple, existaient re&#769;ellement, c&#807;a pourrait avoir des implications se&#769;rieuses sur notre compre&#769;hension du monde et de l'univers. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgre&#769; tout, Lumsden dit trouver le de&#769;bat inte&#769;ressant quand il se fait entre des individus informe&#769;s, ce qui manque parfois autant du co&#770;te&#769; des opposants au paranormal que du co&#770;te&#769; de ses partisans. Le parapsychologue soutient que certains opposants ont reconnu les re&#769;sultats positifs obtenus a&#768; la suite d'expe&#769;riences, &#171; c'est maintenant une question d'interpre&#769;ter ces re&#769;sultats &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que leur existence ait e&#769;te&#769; prouve&#769;e en laboratoire ou pas, cela n'empe&#770;che pas certains enque&#770;teurs du paranormal de tenter d'en apprendre davantage sur ces morts qui, au dire de plusieurs, pourraient nous co&#770;toyer. Apre&#768;s plusieurs anne&#769;es d'enque&#770;tes, Zakhm peut se montrer rassurant. Pour ceux d'entre vous qui voyez de myste&#769;rieux orbes ou d'e&#769;tranges lumie&#768;res apparai&#770;tre sur vos photographies, ou qui croyez avoir vu une silhouette bouger, un soir, dans l'obscurite&#769;, il n'est pas ne&#769;cessaire de de&#769;clencher la sonnerie d'alarme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les esprits ne nous veulent pas ne&#769;cessairement du mal, selon Zakhm. Ce qu'ils veulent avant tout, &#171; c'est savoir ce qui se passe. La plupart ne savent m&#234;me pas o&#249; ils se trouvent. Ils doivent devenir conscients du fait qu'ils ne sont plus dans le monde physique, et passer &#224; autre chose &#187;. C'est comme dans ce monde-ci, insiste Zakhm, &#171; la plupart des gens sont gentils, mais pas tout le monde &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Houdinis des temps modernes</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2010/volume-8/le-paranormal/article/houdinis-des-temps-modernes</link>
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		<dc:date>2010-06-09T17:28:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Justine Robert-Baillargeon</dc:creator>


		<dc:subject>Culturel</dc:subject>

		<description>Un chapeau, un lapin et deux ou trois tours de cartes. Cette image est-elle toujours celle de la magie d'aujourd'hui ? Il fut un temps ou&#768; l'illusion connaissait ses limites et ou&#768; elle n'e&#769;tait que pure distraction. De grands mai&#770;tres ont su repousser ces barrie&#768;res, voire les faire disparai&#770;tre. Leur art a su s'e&#769;manciper et a inspire&#769; leurs successeurs. La magie contemporaine repre&#769;sente tout ce qui co&#770;toie l'inexplicable. Re&#769;cemment, une nouvelle vague de popularite&#769; semble de&#769;ferler dans les (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un chapeau, un lapin et deux ou trois tours de cartes. Cette image est-elle toujours celle de la magie d'aujourd'hui ? Il fut un temps ou&#768; l'illusion connaissait ses limites et ou&#768; elle n'e&#769;tait que pure distraction. De grands mai&#770;tres ont su repousser ces barrie&#768;res, voire les faire disparai&#770;tre. Leur art a su s'e&#769;manciper et a inspire&#769; leurs successeurs. La magie contemporaine repre&#769;sente tout ce qui co&#770;toie l'inexplicable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Re&#769;cemment, une nouvelle vague de popularite&#769; semble de&#769;ferler dans les me&#769;dias. Les magiciens-vedettes font la tourne&#769;e des talk shows, des e&#769;missions de radio et s'immiscent dans nos quotidiens. Le mois dernier, alors que le fascinant hypnotiseur Mesmer participait a&#768; l'e&#769;mission Tout le monde en parle, les plus sceptiques ont cru au trucage, tandis que d'autres en ont eu des frissons depuis le confort de leur salon. Impossible toutefois d'ignorer les remous provoque&#769;s par la pre&#769;sence d'un expert de l'inconscient sur le plateau de Guy A. Lepage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment expliquer cet engouement me&#769;diatique pour la magie ? Alors que les petits se laissent bercer par l'e&#769;merveillement, les plus grands sont fascine&#769;s par le myste&#768;re. Selon le jeune magicien Benoi&#770;t Gauthier, e&#769;tudiant a&#768; l'Universite&#769; Concordia, la popularite&#769; du mouvement surviendrait principalement par groupes de vedettes : &#171; Au de&#769;but des anne&#769;es 90, il y a eu le phe&#769;nome&#768;ne de David Copperfield et d'Alain Choquette a&#768; la te&#769;le&#769;vision. Les deux ont connu une carrie&#768;re internationale, mais la magie a ensuite pris une allure un peu cliche&#769; aux yeux de plusieurs. Re&#769;cemment, avec les e&#769;missions ame&#769;ricaines de David Blaine et de Criss Angel, l'inte&#769;re&#770;t se fait sentir a&#768; nouveau. Ce sont ces figures marquantes qui rame&#768;nent l'attention des me&#769;dias. La magie, elle, ne quitte jamais re&#769;ellement l'imaginaire des gens. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, les E&#769;tats-Unis semblent avoir compris comment tirer profit du myste&#768;re qui entoure l'univers du surnaturel. Christopher Nicholas Sarantakos, mieux connu sous le pseudonyme de Criss Angel, est la vedette de l'e&#769;mission Mindfreak. La se&#769;rie, qui en est de&#769;ja&#768; a&#768; sa cinquie&#768;me saison, montre des prouesses qui mettent l'accent sur le danger de l'inconcevable. Le magicien a de&#769;laisse&#769; les sympathiques tours de cartes pour pre&#769;senter des nume&#769;ros tels que marcher sur l'eau, traverser un champ de mines, ou encore se faire bru&#770;ler vif sous une e&#769;paisse couche de neige. Avant lui, le prestidigitateur David Blaine a ravive&#769; la magie de rue et le close-up magic. Ce sont la&#768; deux styles particuliers ou&#768; les tours sont exe&#769;cute&#769;s a&#768; proximite&#769; du public, invitant ce dernier a&#768; participer physiquement au spectacle. Devenus de ve&#769;ritables ce&#769;le&#769;brite&#769;s chez nos voisins du sud, ces deux Ame&#769;ricains exploitent la soif d'action du public afin de cre&#769;er leurs personnages.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ge&#769;ne&#769;ration : nouveaux me&#769;dias&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout comme Gauthier, Raphae&#776;l Jolic&#339;ur est un jeune adepte de l'art e&#769;sote&#769;rique. L'approche commerciale ame&#769;ricaine aurait, selon lui, e&#769;norme&#769;ment contribue&#769; au retour de l'inte&#769;re&#770;t populaire. Ces magiciens ont peut-e&#770;tre fait leur renomme&#769;e gra&#770;ce a&#768; leurs e&#769;missions te&#769;le&#769;visuelles, mais Internet a sans aucun doute aide&#769; a&#768; les promouvoir. Cet engouement pour la magie est e&#769;videmment une source de re&#769;jouissance pour les grands mai&#770;tres en devenir. Publiciser ainsi le phe&#769;nome&#768;ne de la magie pousse alors les pratiquants a&#768; ame&#769;liorer leurs tours. Jolic&#339;ur met toutefois l'accent sur un aspect ne&#769;faste de l'ave&#768;nement des re&#769;seaux de communication : &#171; Internet permet a&#768; quiconque de parvenir aux secrets de la magie. Ma crainte, c'est que cette facilite&#769; d'acce&#768;s pousse les gens a&#768; de&#769;velopper un plus grand inte&#769;re&#770;t pour le myste&#768;re des nume&#769;ros que pour leur exe&#769;cution. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le public cherche de plus en plus a&#768; comprendre l'inexplicable, ce qui nuit en quelque sorte a&#768; l'aspect magique des pre&#769;sentations, selon Alain Choquette, l'un des premiers magiciens-vedettes que&#769;be&#769;cois. Choquette accorde beaucoup d'importance a&#768; l'humour sur sce&#768;ne. &#171; La magie demeure un divertissement avant tout, s'explique-t-il, c&#807;a n'a rien de se&#769;rieux ! Il n'est pas ne&#769;cessaire de posse&#769;der un don, le vrai magicien ne peut se contenter de mai&#770;triser son art, il doit aussi savoir mai&#770;triser la foule. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le visuel occupe d'ailleurs une place de choix dans la vie de Gauthier et de Jolic&#339;ur. Le premier suit des cours de production cine&#769;matographique, alors que le second e&#769;tudie la photographie et les me&#769;dias interactifs. Sans lien de cause a&#768; effet, leur inte&#769;re&#770;t pour le &#171; parai&#770;tre &#187; ne peut que les aider a&#768; pratiquer leurs tours. &#171; La magie, c'est tout d'abord exe&#769;cuter des techniques difficiles tout en essayant de les faire passer comme faciles, &#187; re&#769;ve&#768;le Jolic&#339;ur. Impossible, pour eux aussi, de parler de posse&#769;der un don quelconque. Il s'agit pluto&#770;t de s'impliquer e&#769;norme&#769;ment dans l'univers de la magie et d'avoir assez de volonte&#769; pour pratiquer. &#171; Tout est dans la fac&#807;on de pre&#769;senter l'effet, estime Gauthier, c'est une question de pre&#769;sence d'esprit. Il faut vouloir faire sa marque en semant le doute. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Raviver la ville&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon les trois magiciens, Montre&#769;al ne serait pas la ville ou&#768; le phe&#769;nome&#768;ne est le plus en vogue. &#171; Les gens ici ont toujours cette tendance a&#768; voir la magie comme quelque chose d'enfantin, &#187; juge Jolic&#339;ur. La se&#769;rie te&#769;le&#769;vise&#769;e Comme par magie, anime&#769;e par Luc Langevin sur les ondes d'ARTV, prouve toutefois qu'elle fait bel et bien partie de la sphe&#768;re me&#769;diatique que&#769;be&#769;coise. Classe&#769;e parmi les cinq e&#769;missions les plus regarde&#769;es de la chai&#770;ne, la se&#769;rie est me&#770;me un exemple de ce re&#769;cent enthousiasme, bien que son approche diffe&#768;re de celle des E&#769;tats-Unis. Titulaire d'un baccalaure&#769;at en physique et d'une mai&#770;trise en optique, Langevin est sur le point de terminer un doctorat en biophotonique. Les prestations nouveau genre du jeune illusionniste de 26 ans proposent ainsi un heureux me&#769;lange de science et de magie. L'utilisation peu commune de ses connaissances en a fait jaser plusieurs et l'a fait connai&#770;tre de l'autre co&#770;te&#769; de l'Atlantique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'ailleurs, la multitude de clubs de magiciens europe&#769;ens serait un mode&#768;le a&#768; suivre, selon Choquette. E&#769;tant mieux structure&#769;, ce genre de rencontre permet aux passionne&#769;s de mettre en commun leur savoir et, par le fait me&#770;me, l'innovation. En collaboration avec le magasin Magie Spectram, Choquette organise justement une Journe&#769;e magique qui aura lieu le dimanche 4 avril prochain, o&#249; conf&#233;rences, comp&#233;titions et spectacles sont &#224; l'horaire. L'objectif des Montr&#233;alais serait alors de tirer profit de cette curiosit&#233; m&#233;diatique pour le paranormal afin de ranimer la magie dans toute la province.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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