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	<title>l'Organe magazine, Montr&#233;al</title>
	<link>http://www.lorgane.org/</link>
	<description>l'Organe est un magazine th&#233;matique mensuel, francophone et &#233;tudiant bas&#233; &#224; Montr&#233;al, Universit&#233; Concordia.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Aux frais de la princesse</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2009/volume-7/l-argent/article/aux-frais-de-la-princesse</link>
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		<dc:date>2010-06-07T23:53:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gabrielle Lefort</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;ditorial</dc:subject>

		<description>Le pognon, les bidous, le foin, le fric, le flouze, le bl&#233;, les ronds qu'on a pas, les radis, l'avoine, les p&#233;p&#232;tes, la thune, la mitraille. La langue fran&#231;aise aime l'argent. En fait, la langue fran&#231;aise aime tellement l'argent qu'elle y d&#233;die une foule d'expressions. Qu'on se roule dedans ou qu'on le flambe, qu'on le jette par les fen&#234;tres ou qu'on le cache dans nos chaussettes, il ne pousse toujours pas dans les arbres. On le gagne &#224; la sueur de notre front mais d&#232;s qu'on en a, il fond comme neige au (...)

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2009/volume-7/l-argent/" rel="directory"&gt;L'argent&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/mot/editorial" rel="tag"&gt;&#201;ditorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le pognon, les bidous, le foin, le fric, le flouze, le bl&#233;, les ronds qu'on a pas, les
radis, l'avoine, les p&#233;p&#232;tes, la thune, la mitraille. La langue fran&#231;aise aime l'argent.
En fait, la langue fran&#231;aise aime tellement l'argent qu'elle y d&#233;die une foule d'expressions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'on se roule dedans ou qu'on le flambe, qu'on le jette par les fen&#234;tres
ou qu'on le cache dans nos chaussettes, il ne pousse toujours pas dans les
arbres. On le gagne &#224; la sueur de notre front mais d&#232;s qu'on en a, il fond comme
neige au soleil. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, mais on aime
bien en mettre dans ses &#233;pinards. On le claque, on le croque, on le brasse, on le
divertit, on le lave, on le mise. Cet argent, il est comptant, ou content, liquide,
monnay&#233;, sale, blanchi, productif, roi, fou, mal employ&#233;. Lisez plus vite, car le
temps, c'est de l'argent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a ceux qui comptent leurs petits sous, et ceux qui &#233;changent quatre trente
sous pour une piastre. Qu'on le gaspille ou qu'on le grappille, qu'on le fasse travailler
ou qu'on le fasse fructifier, qu'il nous br&#251;le les doigts ou qu'il nous coule
entre les doigts, l'argent est une b&#234;te que l'on chasse &#224; toutes les &#233;tapes de notre
vie. &#192; cinq ans, on l'utilise pour acheter des caramels, et &#224; 15 ans pour se payer
une place au cin&#233;ma. On pense salaire, augmentation, bonus, cong&#233;s pay&#233;s, et
puis, un jour, on commence &#224; penser &#224; notre R&#201;ER et notre r&#233;gime de rentes.
Vraiment, l'argent nous m&#232;ne par le bout du nez &#8211; m&#234;me s'il n'a pas d'odeur.
L'argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue. Quinze millions, &#231;a change pas
le monde, sauf que&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sauf que, l'argent am&#232;ne avec lui un champ lexical de termes plus d&#233;primants les
uns que les autres. Quand on y pense, l'argent est une des seules choses qui peut
brouiller la logique humaine. Il n'y a qu'&#224; suivre l'actualit&#233; pour se rendre compte
que l'argent y occupe une place ph&#233;nom&#233;nale : r&#233;cession, fraudes, meurtres, vols
&#224; main arm&#233;e, crime organis&#233;. L'argent, au lieu de faire dispara&#238;tre les maux de
l'humanit&#233;, en cr&#233;e encore plus : surconsommation, magasinage compulsif, culte
du luxe. Notre si&#232;cle a invent&#233; le besoin maladif de tout avoir, tout de suite, tout
le temps, et c'est les g&#233;n&#233;rations &#224; venir qui paieront la facture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; vos carnets de ch&#232;ques, alors !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pour sortir de la crise : arr&#234;ter la croissance ?</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2009/volume-7/l-argent/article/pour-sortir-de-la-crise-arreter-la</link>
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		<dc:date>2010-06-07T23:53:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Virginie Karagirwa</dc:creator>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>La crise financi&#232;re et la r&#233;cession ont d&#233;clench&#233; beaucoup de questions sur le syst&#232;me &#233;conomique dans lequel nous vivons. Faut-il d&#233;penser moins ou au contraire plus pour ainsi stimuler l'&#233;conomie ? Ou encore, doit-on changer notre mode de vie afin d'amenuiser les effets de la r&#233;cession ? Ces doutes ont plac&#233; sur le devant de la sc&#232;ne la &#171; simplicit&#233; volontaire &#187;, un mouvement qui d&#233;nonce l'&#233;conomie comme un syst&#232;me de surconsommation et appelle &#224; la revalorisation des choses simples et essentielles de la (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La crise financi&#232;re et la r&#233;cession ont d&#233;clench&#233; beaucoup de questions sur le syst&#232;me &#233;conomique dans lequel nous vivons. Faut-il d&#233;penser moins ou au contraire plus pour ainsi stimuler l'&#233;conomie ? Ou encore, doit-on changer notre mode de vie afin d'amenuiser les effets de la r&#233;cession ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ces doutes ont plac&#233; sur le devant de la sc&#232;ne la &#171; simplicit&#233; volontaire &#187;, un mouvement qui d&#233;nonce l'&#233;conomie comme un syst&#232;me de surconsommation et appelle &#224; la revalorisation des choses simples et essentielles de la vie plut&#244;t que mat&#233;rielles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La simplicit&#233; volontaire rejette la th&#233;orie que l'homme est dot&#233; d'un besoin insatiable de vouloir toujours plus, et pr&#244;ne qu'en pla&#231;ant une limite &#224; ses besoins existentiels, l'&#234;tre humain n'&#233;prouvera plus le d&#233;sir de d&#233;penser ou de consommer plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le R&#233;seau Qu&#233;b&#233;cois pour la Simplicit&#233; Volontaire, un organisme &#224; but non lucratif fond&#233; en 2000, repr&#233;sente ce mode de vie. Son pr&#233;sident, Louis Chauvin d&#233;finit la simplicit&#233; volontaire comme un &#171; style de vie mat&#233;riel et int&#233;rieur plus simple &#187;. Le RQSV s'&#233;vertue &#224; transmettre ce message aux gens afin de les alerter sur l'impact que la surconsommation peut avoir sur leur style de vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon Chauvin, il n'y pas qu'une fa&#231;on de vivre la simplicit&#233; volontaire, &#171; ce qui est important c'est la prise de conscience que quelqu'un peut avoir d&#232;s le moment o&#249; il commence &#224; y r&#233;fl&#233;chir et &#224; faire des petits changements dans son quotidien &#187;. Il explique que cette prise de conscience se fait en deux &#233;tapes. La premi&#232;re &#233;tant de se poser la question : &#171; est-ce-que j'en ai vraiment besoin ? &#187; et la seconde : &#171; quel besoin je comble ? Est-ce un besoin mat&#233;riel ou psychologique ? &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La simplicit&#233; volontaire se pratique de fa&#231;on libre. Ainsi Monsieur X peut d&#233;cider de suivre la simplicit&#233; volontaire en r&#233;duisant ses d&#233;penses vestimentaires alors que Monsieur Y lui, vendra sa voiture. Nul n'est oblig&#233; de suivre une ligne directrice.
Pour Chauvin, le plus important est que les gens se rendent compte que le manque ne peut &#234;tre combl&#233; par le superflu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chauvin estime qu'au moins 80% des d&#233;penses faites par les gens sont le r&#233;sultat de pulsions consommatrices. Il souligne que ces pulsions sont aliment&#233;es par le syst&#232;me de surconsommation de notre soci&#233;t&#233;. &#171; La publicit&#233; d&#233;pense au del&#224; de 700 milliard de dollars par ann&#233;e pour nous encourager &#224; toujours acheter plus &#187;, ajoute-t-il.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Si on a une croissance &#233;conomique &#233;gale &#224; z&#233;ro et une croissance
d&#233;mographique sup&#233;rieure &#224; z&#233;ro, c'est la catastrophe, car la population augmente alors que l'&#233;conomie stagne &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me &#233;conomique est un des points majeurs sur lequel la simplicit&#233; volontaire desire des changements. &#171; La plan&#232;te n'est plus capable de subvenir &#224; ce m&#233;canisme consommateur &#187;, explique Chauvin. Le RQSV r&#233;fute m&#234;me l'id&#233;e qu'il faut consommer pour faire avancer l'&#233;conomie. Il souligne que c'est une id&#233;e re&#231;ue qui pose
grand probl&#232;me car le syst&#232;me &#233;conomique dans lequel nous vivons est bas&#233; sur la croissance &#233;conomique alors que l'&#233;conomie est un syst&#232;me &#224; ressources limit&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Croissance z&#233;ro : un nouvel id&#233;al ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le RQSV propose plusieurs solutions pour contrer les probl&#232;mes &#233;conomiques. Il soutient l'id&#233;e de la croissance z&#233;ro d&#233;fendue notamment par l'am&#233;ricain Herman Daly, ancien &#233;conomiste au d&#233;partement environnemental de la Banque Mondiale. Cette m&#233;thode permettrait &#224; la croissance &#233;conomique de rester stationnaire emp&#234;chant de m&#234;me le PIB d'augmenter et ainsi cr&#233;er un &#233;quilibre &#233;conomique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Club de Rome, une association internationale bas&#233;e sur l'&#233;tude de l'activit&#233; de l'humanit&#233;, met en avant quant &#224; lui l'id&#233;e de d&#233;croissance &#233;conomique. Cette id&#233;e se base sur une redistribution des richesses o&#249; les pays du Sud continueraient
leur croissance mais ceux du Nord, afin d'&#233;quilibrer l'&#233;conomie, arr&#234;teraient leur croissance sur une p&#233;riode ind&#233;termin&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant, Yves St-Maurice, directeur et &#233;conomiste en chef adjoint de la Caisse Desjardins, pense au contraire que l'&#233;conomie a besoin de produire pour avancer. &#171; Pour garder le m&#234;me niveau de vie, la soci&#233;t&#233; a besoin que l'&#233;conomie soit toujours en croissance. Comment faites-vous pour augmenter votre niveau de vie avec une croissance z&#233;ro ? &#187; Bien que ce dernier admette que la croissance z&#233;ro est un syst&#232;me valable, il souligne que notre &#233;conomie, elle, doit suivre une d&#233;mographie croissante car plus la population
augmente, plus l'&#233;conomie doit produire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Luc-Normand Tellier, professeur au d&#233;partement d'&#233;tudes urbaines et touristiques de l'UQAM, appuie ce point. &#171; Si on a une croissance &#233;conomique &#233;gale &#224; z&#233;ro et une croissance d&#233;mographique sup&#233;rieure &#224; z&#233;ro, c'est la catastrophe, car la population augmente alors que l'&#233;conomie stagne &#187;. Il ajoute d'ailleurs que la base du probl&#232;me est la croissance d&#233;mographique et non la croissance &#233;conomique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;St-Maurice quant &#224; lui est cat&#233;gorique : la soci&#233;t&#233; d'aujourd'hui ne peut alterner son syst&#232;me, l'&#233;conomie doit cro&#238;tre. Il pr&#233;conise donc au RQSV de se concentrer d'avantage sur le choix de consommation plut&#244;t que le syst&#232;me &#233;conomique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retour au troc&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur une &#233;chelle plus petite, le RQSV propose d'autres moyens de contourner le syst&#232;me de surconsommation. La simplicit&#233; volontaire refuse d'attribuer une grande importance &#224; l'argent et pr&#233;f&#232;re valoriser les relations sociales. Par cons&#233;quent, le RQSV propose d'autres moyens d'&#233;change o&#249; l'argent n'est pas n&#233;cessaire. Le Syst&#232;me d'&#233;change local (SEL) ou le Jardin d'&#233;change universel (JEU) sont des programmes o&#249; les individus s'&#233;changent des services sans avoir recours &#224; de l'argent. Le tout est g&#233;n&#233;ralement r&#233;gul&#233; par un arbitre qui s'assure que chaque personne ayant re&#231;u un service, en donne un &#224; son tour et vice versa. Ceci d'apr&#232;s Chauvin, encourage la d&#233;mat&#233;rialisation de l'&#233;conomie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En favorisant l'&#233;change, la simplicit&#233; volontaire souhaite faire passer en premier les petites choses de la vie, telles que les relations humaines plut&#244;t que les choses mat&#233;rielles de la soci&#233;t&#233;. Le RQSV consid&#232;re la simplicit&#233; volontaire comme la d&#233;cision personnelle d'un individu et n'impose en aucun cas des r&#232;gles sur la fa&#231;on de pratiquer la simplicit&#233; volontaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant, dans une soci&#233;t&#233; plut&#244;t tourn&#233;e vers la consommation, la simplicit&#233; volontaire semble &#234;tre un but difficile &#224; atteindre. Le RQSV, qui compte une centaine d'adh&#233;rents, n'a pas augment&#233; le nombre de ses membres, m&#234;me apr&#232;s que la r&#233;cession ait frapp&#233; l'&#233;conomie. Selon Chauvin cela s'explique par le fait que le RQSV n'&#233;tait pas assez cr&#233;dible au d&#233;but de sa creation et n'attirait pas beaucoup de personnes. Il pense cependant que d'ici un an ou deux il y aura davantage de membres. Chauvin reste optimiste quant au futur de la simplicit&#233; volontaire. &#171; La simplicit&#233; est in&#233;vitable &#187;, dit-il, &#171; reste &#224; savoir si elle sera volontaire ou non &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les Qu&#233;b&#233;cois et l'argent : Je t'aime, moi non plus</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2009/volume-7/l-argent/article/les-quebecois-et-l-argent-je-t</link>
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		<dc:date>2010-06-07T23:52:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Florence Savard</dc:creator>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>Les Qu&#233;b&#233;cois ne semblent pas &#234;tre conscients du r&#244;le que doit tenir l'argent dans leur vie. Il est fr&#233;quent d'entendre, aupr&#232;s des conseillers financiers, que les g&#233;n&#233;rations d'aujourd'hui ne savent pas comment bien g&#233;rer un portefeuille. Avec la suppression de plusieurs supports gouvernementaux relatifs &#224; la retraite, les gens devront de plus en plus se discipliner pour arriver &#224; mettre suffisamment d'argent de c&#244;t&#233; pour leur retraite. Malheureusement, trop peu d'entre eux s'y att&#232;lent assez t&#244;t. Un (...)

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2009/volume-7/l-argent/" rel="directory"&gt;L'argent&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les Qu&#233;b&#233;cois ne semblent pas &#234;tre conscients du r&#244;le que doit tenir l'argent dans leur vie. Il est fr&#233;quent d'entendre, aupr&#232;s des conseillers financiers, que les g&#233;n&#233;rations d'aujourd'hui ne savent pas comment bien g&#233;rer un portefeuille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec la suppression de plusieurs supports gouvernementaux relatifs &#224; la retraite, les gens devront de plus en plus se discipliner pour arriver &#224; mettre suffisamment d'argent de c&#244;t&#233; pour leur retraite. Malheureusement, trop peu d'entre eux
s'y att&#232;lent assez t&#244;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un lourd pass&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n'est pas d'hier. Le peuple qu&#233;b&#233;cois a toujours &#233;t&#233; aux prises avec des difficult&#233;s financi&#232;res. Au XVII&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, les premiers colons n'ont pas eu la chance de g&#233;rer leur argent puisqu'ils n'en avaient pratiquement pas. Ils d&#233;barqu&#232;rent en Nouvelle-France sans possession et durent tout construire de leurs mains &#224; leur arriv&#233;e. Outre quelques outils, toutes les ressources &#233;taient trouv&#233;es sur
place. Vivant sous un r&#233;gime seigneurial, le pouvoir politique ne se trouvait jamais entre les mains du petit peuple, pas plus que le pouvoir &#233;conomique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les Canadiens fran&#231;ais, pour la plupart des agriculteurs et des ouvriers, continueront de vivre dans la pauvret&#233; et l'exploitation durant le si&#232;cle suivant. Il faudra attendre l'ouverture de la premi&#232;re coop&#233;rative Desjardins en 1900 pour voir le pouvoir passer un peu plus entre les mains des Canadiens fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans un dossier sur &#171; le choc des g&#233;n&#233;rations &#187;, sorti en janvier 2008, le Journal de Montr&#233;al dresse un portrait des g&#233;n&#233;rations ayant marqu&#233; le Qu&#233;bec au cours du dernier si&#232;cle. La g&#233;n&#233;ration silencieuse, celle qui voit le jour apr&#232;s la Premi&#232;re Guerre Mondiale, demeure bien fid&#232;le &#224; son nom. Elle se soumet au pouvoir politique de Duplessis et &#224; la religion catholique. C'est une population aux valeurs conservatrices qui travaille durement et qui en est fi&#232;re. Tr&#232;s &#233;conomes et prudents financi&#232;rement, les gens de cette g&#233;n&#233;ration emmagasinent tout ce qu'ils peuvent pour l'avenir. Malheureusement, les ann&#233;es de guerre sont difficiles et la plupart d'entre eux s'&#233;puisent et meurent avant de profiter de leurs placements. L'argent ira en h&#233;ritage &#224; leurs enfants. Ceux-cis b&#233;n&#233;ficient non seulement d'un legs g&#233;n&#233;reux, mais aussi de conditions &#233;conomiques favorables et d'une cr&#233;ation d'emploi florissante qui leur assure un avenir prosp&#232;re. Ce sont les baby-boomers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S'en suivent les g&#233;n&#233;rations actives sur le march&#233; du travail aujourd'hui, soit les g&#233;n&#233;rations X et Y. La premi&#232;re est caract&#233;ris&#233;e par une p&#233;nurie d'emploi qui fait en sorte qu'elle cherche &#224; compenser un salaire souvent d&#233;cevant avec un emploi stimulant et des d&#233;fis. Cette g&#233;n&#233;ration vise une gratification imm&#233;diate et se m&#233;fient de l'autorit&#233;. La g&#233;n&#233;ration Y, elle, s'individualise et grandit dans une soci&#233;t&#233; mat&#233;rialiste. Elle consomme plus qu'elle ne gagne et cherche le plaisir &#224; travers le travail. Elle tend vers une satisfaction instantan&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon Philippe McGale, conseiller en placement &#224; la financi&#232;re Banque Nationale, &#224; travers toute cette histoire, la population qu&#233;b&#233;coise &#224; connu deux extr&#234;mes : une g&#233;n&#233;ration qui a mis tout son argent de c&#244;t&#233; pour l'avenir, mais qui est d&#233;c&#233;d&#233;e
avant de pouvoir en profiter, et une g&#233;n&#233;ration qui ach&#232;te et paye plus tard sans placer d'argent pour l'avenir. L'id&#233;al, selon McGale serait de parvenir &#224; un &#233;quilibre entre les deux. C'est-&#224;-dire penser &#224; long terme, donc d'&#233;pargner sans trop se priver.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;O&#249; en sommes-nous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sauf lors de crises, comme des grandes histoires de fraudes ou une r&#233;cession &#233;conomique, la population qu&#233;b&#233;coise d'aujourd'hui ne s'inqui&#232;te pas trop de ses placements. &#171; Les qu&#233;b&#233;cois les plus inquiets sont parfois ceux qui n'ont pratiquement pas de dette compar&#233;s &#224; la masse. Les gens endett&#233;s ou qui arrivent serr&#233;s dans leur budget sont habitu&#233;s de vivre ainsi et cela devient un mode de vie, ils sont moins pr&#233;occup&#233;s &#187;, affirme Miguel Laflamme, conseiller en finances personnelles chez Desjardins.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le probl&#232;me, de nos jours, c'est que la soci&#233;t&#233; est grandement encourag&#233;e &#224; consommer et qu'elle offre les moyens de d&#233;penser l'argent qu'elle n'a pas encore gagn&#233; avec le cr&#233;dit. De plus, autant Laflamme que McGale conviennent que le peuple qu&#233;b&#233;cois est un peuple envieux. Il veut poss&#233;der tout ce que son voisin acquiert. Par cons&#233;quent, la surconsommation est devenue un mode de vie au Qu&#233;bec. Alain Samson, dans son livre &lt;i&gt;La simplicit&#233; involontaire&lt;/i&gt;, nous donne dix ingr&#233;dients qui, selon lui, font que la situation financi&#232;re des qu&#233;b&#233;cois empire. Il d&#233;nonce entre autres, le sentiment de s&#233;curit&#233;, le manque d'altruisme, la fausse d&#233;mocratie, le mat&#233;rialisme et la victimisation de la population qu&#233;b&#233;coise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alain Dubuc, auteur du livre &lt;i&gt;&#201;loge de la richesse&lt;/i&gt;, est plus optimiste. Il croit que les Qu&#233;b&#233;cois sont pleins de moyens et d'ambitions. Il suffirait de mettre le pass&#233; de c&#244;t&#233;, d'adopter une attitude plus positive et de ne pas craindre la r&#233;ussite. &#171; Le Qu&#233;bec est une soci&#233;t&#233; fonci&#232;rement riche par ses progr&#232;s, par ses ressources, par le talent de ses gens, par ses succ&#232;s remarquables, tant dans le domaine social qu'en &#233;conomie et en culture. &#187; Selon lui, nous m&#233;ritons la richesse, mais il faut retravailler nos valeurs et nos priorit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; doit-elle commencer &#224; s'inqui&#233;ter de son avenir ? La r&#233;ponse tend vers l'affirmative, selon Miguel Laflamme. Le Qu&#233;b&#233;cois devrait &#233;pargner plus t&#244;t pour sa retraite, car la population &#233;tant vieillissante, le gouvernement coupe de plus en plus dans les fonds de pension. Pour encourager la planification de la retraite, &#224; partir de cette ann&#233;e, le gouvernement permet &#224; la population de placer un montant exempt d'imp&#244;t &#224; l'int&#233;rieur du compte d'&#233;pargne libre d'imp&#244;t (CELI). Philippe McGale voit cette mesure d'un bon oeil. De plus, tout membre d'une institution bancaire a facilement acc&#232;s au services d'un conseiller financier dont le r&#244;le est de combler le manque de connaissances en la mati&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peut-&#234;tre serait-il temps de penser &#224; inculquer plus jeune, l'&#233;pargne, chez nos enfants. Comme le dit Miguel Laflamme, &#171; Tout le monde r&#234;ve de r&#233;ussir, mais je crois que le meilleur moyen d'y arriver est d'unir nos forces, de bien s'entourer et d'innover &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Comment dire non aux enveloppes brunes</title>
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		<dc:creator>Julien Faille-Lefran&#231;ois</dc:creator>


		<dc:subject>Politique</dc:subject>

		<description>Les partis politiques sont munis de machines &#233;lectorales qui exigent beaucoup d'un certain carburant : l'argent. Que les billets proviennent d'enveloppes brunes ou d'entreprises d&#233;guis&#233;es en donateurs, tout &#224; l'air d'y passer pour &#233;tancher la soif des b&#234;tes politiques. Et quand l'argent sale circule, les politiciens oublient parfois leur sens &#233;thique au vestiaire. Pour &#233;viter de corrompre la d&#233;mocratie, la plupart reconnaissent qu'il faut assainir le syst&#232;me de financement des partis. Toutefois, les (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les partis politiques sont munis de machines &#233;lectorales qui exigent beaucoup d'un certain carburant : l'argent. Que les billets proviennent d'enveloppes brunes ou d'entreprises d&#233;guis&#233;es en donateurs, tout &#224; l'air d'y passer pour &#233;tancher la soif des b&#234;tes politiques. Et quand l'argent sale circule, les politiciens oublient parfois leur sens &#233;thique au vestiaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour &#233;viter de corrompre la d&#233;mocratie, la plupart reconnaissent qu'il faut assainir le syst&#232;me de financement des partis. Toutefois, les points de vue divergent sur les changements &#224; op&#233;rer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;ventail des options est plut&#244;t limit&#233;. Ceux qui militent pour des r&#233;formes demandent souvent un encadrement plus strict du financement populaire actuel. D'autres vont cependant plus loin, revendiquant l'abolition pure et simple de toutes sources de financement priv&#233;. Ces derniers
tablent sur les deniers de l'&#201;tat pour subvenir aux besoins des formations politiques.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Le syst&#232;me actuel comporte des &#171; br&#232;ches &#187; qui se doivent d'&#234;tre colmat&#233;es, pr&#233;vient Conacher. Pr&#233;sentement, &#171; les donateurs n'ont pas &#224; r&#233;v&#233;ler l'identit&#233; de leur employeur ou de leurs autres affiliations, et c'est un probl&#232;me majeur &#187;. &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La campagne &#233;lectorale qui vient de prendre fin &#224; Montr&#233;al a &#233;t&#233; le th&#233;&#226;tre de nombreuses r&#233;v&#233;lations-chocs. Beno&#238;t Labont&#233;, l'ancien num&#233;ro deux de l'opposition officielle &#224; l'h&#244;tel de ville, a lanc&#233; un bon nombre de ces bombes m&#233;diatiques. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; forc&#233; de d&#233;missionner pour avoir fr&#233;quent&#233; des individus controvers&#233;s, Labont&#233; a accord&#233; une entrevue o&#249; il a d&#233;nonc&#233; un syst&#232;me de financement corrompu, hypocrite, et, surtout, g&#233;n&#233;ralis&#233;. Depuis, la question du financement revient sans cesse dans les m&#233;dias, mais trouve moins d'&#233;cho dans l'ar&#232;ne politique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour Jean-Fran&#231;ois Mayer, expert en institutions d&#233;mocratiques et professeur au d&#233;partement des sciences politiques de l'Universit&#233; Concordia, les all&#233;gations de Labont&#233; ne sont pas d&#233;nu&#233;es de fondement, notamment en ce qui concerne le financement d'entreprises d&#233;tourn&#233; par l'utilisation de pr&#234;te-noms. &#171; Il a &#233;t&#233; clairement d&#233;montr&#233; que les patrons d'entreprises demandent &#224; leurs employ&#233;s de confiance de faire un don aux partis, pour ensuite les rembourser &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Duff Conacher est coordonnateur pour l'organisme pancanadien Democracy Watch, qui se veut un chien de garde de la d&#233;mocratie vis-&#224;-vis du gouvernement. L'organisme pour lequel il &#339;uvre fait pression pour que soient adopt&#233;es de nouvelles mesures qui bannissent le financement d'entreprise. Le syst&#232;me actuel comporte des &#171; br&#232;ches &#187; qui se doivent d'&#234;tre colmat&#233;es, pr&#233;vient Conacher. Pr&#233;sentement, &#171; les donateurs n'ont pas &#224; r&#233;v&#233;ler l'identit&#233; de leur employeur ou de leurs autres affiliations, et c'est un probl&#232;me majeur &#187;, cite-t-il en exemple.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'organisme Democracy Watch demande aussi &#224; ce que soient resserr&#233;es les r&#232;gles encadrant le b&#233;n&#233;volat durant les campagnes &#233;lectorales.
Puisque la loi n'oblige pas &#224; d&#233;clarer le b&#233;n&#233;volat, il serait possible pour l'employ&#233; d'une entreprise de participer en tant que b&#233;n&#233;vole &#224; une campagne &#233;lectorale, tout en continuant de percevoir son salaire. Les entreprises utilisent-elles cette strat&#233;gie pour contourner la loi ? &#171; C'est impossible de le v&#233;rifier &#187;, avertit Conacher, qui r&#233;clame que les partis politiques r&#233;v&#232;lent devant la loi le travail des b&#233;n&#233;voles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La mise en place du financement populaire &#233;tait &#171; une politique bien fond&#233;e &#187; selon Jean-Fran&#231;ois Mayer, mais celui-ci ajoute qu'il est &#171; extr&#234;mement difficile &#187; de pr&#233;venir les fraudes qu'il occasionne. L'expert croit que le financement publique est &#171; hautement pr&#233;f&#233;rable &#187; d'un point de vue d&#233;mocratique. &#171; C'est tr&#232;s clair que c'est un &#233;l&#233;ment de stabilisation et de renforcement de la d&#233;mocratie &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#201;tat compte d&#233;j&#224; pour une portion du financement des partis. L'argent est accord&#233; en fonction du nombre de votes que re&#231;oit chaque formation. &#171; Le financement &#233;tatique, &#231;a co&#251;te de l'argent &#224; tout le monde &#187;, souligne n&#233;anmoins Mayer, pr&#233;venant que cela pourrait obliger l'instauration d'un &#171; imp&#244;t sp&#233;cial &#187;, ou d'un autre type de taxe. &#171; Il faut voir c'est quoi le co&#251;t mon&#233;taire par rap- port au co&#251;t d&#233;mocratique &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'abolition du financement priv&#233; ferait son lot de perdants et de gagnants. Au provincial, &#171; le Parti Qu&#233;b&#233;cois aurait avantage &#224; mettre de l'avant le financement publique &#187;, affirme Mayer, alors que &#171; le Parti lib&#233;ral est plus un parti de business &#187; (m&#234;me s'il indique que la diff&#233;rence entre les deux partis n'est plus celle qu'elle &#233;tait traditionnellement).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au f&#233;d&#233;ral, le parti conservateur b&#233;n&#233;ficierait au contraire &#224; abolir le financement publique, et c'est d'ailleurs ce qu'il a tent&#233; de faire apr&#232;s sa der- ni&#232;re r&#233;&#233;lection, avant d'&#234;tre forc&#233; de reculer par une opposition unifi&#233;e. &#171; Le Parti Conservateur recevrait plus de ressources &#224; travers le financement priv&#233; &#187; que les partis d'opposition, explique le politologue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgr&#233; les inconv&#233;nients qu'on reproche au syst&#232;me actuel, Duff Conacher croit qu'un syst&#232;me mixte comme on a aujourd'hui, qui combine financement publique et financement populaire, demeure la meilleure option. &#171; C'est pr&#233;f&#233;rable, et plus d&#233;mocratique &#187;, avance-t-il. &#171; Il faut une base de financement par l'&#201;tat et permettre aussi les petits dons. &#187; Les fonds publics viennent donner du souffle aux petits partis, mais il est important de ne couvrir &#171; que le financement de base &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le coordonnateur de Democracy Watch fait m&#234;me la proposition de r&#233;duire le financement publique au niveau f&#233;d&#233;ral, car il le juge trop &#233;lev&#233;. Plut&#244;t que de recevoir 1,95$ par vote comme c'est le cas pour le moment, les partis politiques devraient recevoir 0.90$ selon lui. Pourquoi cela ? &#171; Les partis seront oblig&#233;s de continuer de rencontrer les &#233;lecteurs sur le terrain pour prosp&#233;rer financi&#232;rement &#187;. Suivant cette logique, le financement populaire servirait donc de moyen pour que les partis ne perdent pas contact avec leurs &#233;lecteurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment faire dispara&#238;tre les enveloppes brunes des administrations publiques ? La question est lanc&#233;e. Une chose est s&#251;re, et les experts en conviennent, c'est qu'il faudra plus que des r&#233;formettes, et bien plus qu'un coup de balai.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Mafia et Montr&#233;al : une romance &#224; l'italienne</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Imen Lajmi</dc:creator>


		<dc:subject>Politique</dc:subject>

		<description>La mafia italienne de Montr&#233;al est l'organisation criminelle la plus crainte, mais aussi la plus respect&#233;e, selon plusieurs sp&#233;cialistes du crime organis&#233;. Elle se fait discr&#232;te et travaille en silence, d'o&#249; sa force. Plus instruite et organis&#233;e, moins farouche et rustre que les motards, la mafia italienne de Montr&#233;al poss&#232;de la cr&#233;dibilit&#233;, l'argent et les contacts. Des enveloppes laiss&#233;es au coin des tables d'un restaurant italien au s&#233;jour d'&#233;minents politiciens sur un luxueux yacht, des individus (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La mafia italienne de Montr&#233;al est l'organisation criminelle la plus crainte, mais aussi la plus respect&#233;e, selon plusieurs sp&#233;cialistes du crime organis&#233;. Elle se fait discr&#232;te et travaille en silence, d'o&#249; sa force. Plus instruite et organis&#233;e, moins farouche et rustre que les motards, la mafia italienne de Montr&#233;al poss&#232;de la cr&#233;dibilit&#233;, l'argent et les contacts.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des enveloppes laiss&#233;es au coin des tables d'un restaurant italien au s&#233;jour d'&#233;minents politiciens sur un luxueux yacht, des individus controvers&#233;s tireraient les ficelles derri&#232;re certains administrateurs publiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La mafia italienne de Montr&#233;al est l'organisation criminelle la plus crainte, mais aussi la plus respect&#233;e, selon plusieurs sp&#233;cialistes du crime organis&#233;. Elle se fait discr&#232;te et travaille en silence, d'o&#249; sa force. Plus instruite et organis&#233;e, moins farouche et rustre que les motards, la mafia italienne de Montr&#233;al poss&#232;de la cr&#233;dibilit&#233;, l'argent et les contacts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Antonio Nicaso, un Italien &#233;tabli &#224; Toronto, est auteur de plusieurs livres sur la Mafia et les r&#233;seaux criminels. Il affirme que &#171; la p&#232;gre Italienne est d&#233;finitivement pr&#233;sente &#224; Montr&#233;al mais elle n'est pas seulement une organisation criminelle. Elle accueille plusieurs branches, nourrit divers int&#233;r&#234;ts. Elle est notamment orient&#233;e vers les affaires &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le gouvernement canadien serait-il &#224; un degr&#233; ou &#224; un autre m&#234;l&#233; &#224; ses agissements ? &#171; Je ne peux pas vraiment affirmer avec justesse si [des liens] existent ou pas. Toutefois, je sais que ces r&#233;seaux mafieux poss&#232;dent de tr&#232;s fortes connections &#224; la fois politiques et financi&#232;res. &#187;
Le crime organis&#233; derri&#232;re les politiciens&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des rumeurs, des plaintes, autrefois inaudibles commencent &#224; &#234;tre entendues. Ce que les gens disaient tout bas, &#224; l'abri dans leur salon, est main- tenant scander haut et fort. Les m&#233;dias s'emportent, un v&#233;ritable chaos politique est g&#233;n&#233;r&#233;. S'il est vrai que l'argent est le nerf de la guerre, tout porte &#224; croire qu'il est naturellement aussi le nerf des partis politiques. L'ancien politicien, reconverti en journaliste, Mario Dumont a affirm&#233; : &#171; Tous les gens qui sont dans cet environnement : Accurso, les firmes d'ing&#233;nieurs, les firmes d'instruction, tous les politiciens les connaissent. C'est eux qui construisent le Qu&#233;bec. &#187; Les partis politiques n'auraient pas le choix d'accepter ces contributions s'ils veulent &#234;tre s&#251;rs de remplir leurs caisses &#233;lectorales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nizar Bouzacoura, un serveur au restaurant italien Nappolie, confirmerait l'id&#233;e que Montr&#233;al se transforme peu &#224; peu en immense terrain de jeu pour la mafia. En effet, tout porte &#224; croire que de fr&#233;quents &#233;changes d'int&#233;r&#234;ts ont lieu dans les coulisses du restaurant. Un homme passe, laisse une enveloppe scell&#233;e derri&#232;re le comptoir. Un autre arrive, la ramasse, l'air de rien, et repart.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Il est vrai que dans toutes les bureaucraties, au sein de tous les gouvernements, en d&#233;pit des efforts de transparence financi&#232;re, il va toujours y avoir des bavures &#233;conomiques. &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La mafia sort le coffre &#224; outils&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tony Accurso, une figure de proue de la construction au Qu&#233;bec, est un entrepreneur controvers&#233; qui a souvent &#233;t&#233; soup&#231;onn&#233; d'entretenir des liens avec la mafia. Ce dernier est en effet d&#233;crit comme un leader de l'industrie de la construction. Simard Beaudry, Constructions Louisbourg, Gastier, Hypreso et les Galeries Laval ne sont que quelques exemples de l'empire qu'il est parvenu &#224; construire au cours des ann&#233;es. Un fonctionnaire qui d&#233;sire pr&#233;server l'anonymat a avanc&#233;, lorsque interrog&#233; par l'Organe, que pas moins de 80% des contrats attribu&#233;s dans le secteur de la construction routi&#232;re &#224; Montr&#233;al sont contr&#244;l&#233;s par la mafia. Un chiffre qui donne le vertige. &#171; La mafia aurait le contr&#244;le sur les d&#233;penses en infrastructures &#187;. Ainsi se titrait d'ailleurs un r&#233;cent &#233;ditorial de Sidhartha Banerjee, paru dans La Presse. Lorsqu'on essaye de rejoindre Accurso par t&#233;l&#233;phone, on tombe irr&#233;m&#233;diablement sur sa messagerie vocale. Un homme puissant mais aussi discret.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet homme efficace, g&#233;n&#233;reux avec les politiciens, qui tient &#224; pr&#233;server sa vie priv&#233;, semble s'appliquer &#224; la laisser loin des m&#233;dias. Il est d&#233;crit comme un adepte du luxe qui ne le cache point. La controverse venant du fait que son yacht priv&#233; ait accueillit quelques hommes politiques en a pouss&#233; plusieurs &#224; r&#233;flexion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Beno&#238;t Labont&#233; en a r&#233;cemment fait les frais, lors- que des enqu&#234;tes officielles pour le moins comminatoires, l'ont li&#233; &#224; toutes sortes de magouilles &#224; la mairie. En outre l'int&#233;grit&#233; du maire a &#233;t&#233; remise en question, apr&#232;s que les affaires de son administration aient &#233;t&#233; plong&#233;es dans l'eau chaude. Des compagnies de constructions aux firmes d&#8216;avocats, en passant par les entreprises d'ing&#233;nieurs, tout semble bon pour contribuer efficacement &#224; la victoire d'un candidat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conspiration : Accusation trop h&#226;tive ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsque questionn&#233; sur la proximit&#233; du gouvernement avec la mafia, Evan Sheres, le pr&#233;sident de l'association des &#233;tudiants en science politique de Concordia, a r&#233;pondu : &#171; Je ne crois pas qu'il y ait une conspiration ou n'importe quoi de ce genre au sein du gouvernement canadien, contrairement &#224; ce que les gens pourraient croire. Par contre, il est vrai que dans toutes les bureaucraties, au sein de tous les gouvernements, en d&#233;pit des efforts de transparence financi&#232;re, il va toujours y avoir des bavures &#233;conomiques. Mais encore une fois, &#231;a ne veut pas n&#233;cessairement dire que le gouvernement canadien complote avec la mafia. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Heureusement, &#224; tous probl&#232;mes, m&#234;me les plus d&#233;licats d'entre eux, il y a solutions. A d&#233;faut de seulement critiquer, plusieurs id&#233;es ont &#233;t&#233; avanc&#233;es pour offrir aux d&#233;cideurs politiques des solutions pour contrer la corruption, &#224; savoir, une diff&#233;rente attribution des contrats municipaux, l'abolition des partis municipaux, le suivi des donateurs financiers, et l'ouverture d'une enqu&#234;te publique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Faire son cin&#233;ma... &#224; quel prix ?</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2009/volume-7/l-argent/article/faire-son-cinema-a-quel-prix</link>
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		<dc:date>2010-06-07T23:50:54Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Harold Beaulieu</dc:creator>


		<dc:subject>Culturel</dc:subject>

		<description>&#201;rik Canuel, le r&#233;alisateur des films Cadavres et Bon cop, Bad cop, a pass&#233; plus de deux ans sur le long-m&#233;trage Pich&#233; : Entre ciel et terre. Le film allait porter sur le spectaculaire atterrissage, en 2001, du commandant Pich&#233; sur la piste de la base de Lajes, aux A&#231;ores. Il sauva ainsi, au terme de vingt minutes de planage sans moteur, la vie de 304 personnes. Canuel a quitt&#233; le projet, invoquant le budget, &#224; ses yeux insuffisants. Alors qu'il exigeait neuf &#224; dix millions de dollars, il n'en re&#231;u (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;rik Canuel, le r&#233;alisateur des films &lt;i&gt;Cadavres&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Bon cop, Bad cop&lt;/i&gt;, a pass&#233; plus de deux ans sur le long-m&#233;trage &lt;i&gt;Pich&#233; : Entre ciel et terre&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le film allait porter sur le spectaculaire atterrissage, en 2001, du commandant Pich&#233; sur la piste de la base de Lajes, aux A&#231;ores. Il sauva ainsi, au terme de vingt minutes de planage sans moteur, la vie de 304 personnes.
Canuel a quitt&#233; le projet, invoquant le budget, &#224; ses yeux insuffisants. Alors qu'il exigeait neuf &#224; dix millions de dollars, il n'en re&#231;u que sept. Le d&#233;sistement de Canuel soul&#232;ve son lot d'interrogations au sujet du financement du cin&#233;ma qu&#233;b&#233;cois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut savoir que deux instances gouvernementales, la Soci&#233;t&#233; de D&#233;veloppement des Entreprises Culturelles (SODEC) et T&#233;l&#233;film Canada, sont les sources principales responsables du financement des projets cin&#233;matographiques qu&#233;b&#233;cois. La premi&#232;re est issue du palier provincial tandis que la seconde r&#233;pond du gouvernement f&#233;d&#233;ral.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les producteurs sont appel&#233;s &#224; d&#233;poser leurs sc&#233;narios aux diff&#233;rentes instituts o&#249; un comit&#233; sp&#233;cialis&#233; assure une s&#233;lection des projets qui se verront octroyer une aide gouvernementale. Pour choisir les films, les deux instances se consultent afin de cr&#233;er une diversit&#233; dans les productions qui seront r&#233;alis&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les activit&#233;s sont divis&#233;es en deux volets, r&#233;gulier et ind&#233;pendant, selon l'envergure financi&#232;re du projet. Pour la SODEC, les projets d&#233;pos&#233;s au r&#233;gulier sont ceux qui d&#233;passent les 3,5 millions de dollars tandis que ceux &#224; l'ind&#233;pendant ne doivent pas repr&#233;senter plus de 1,5 million.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgr&#233; un nombre important de sc&#233;narios d&#233;pos&#233;s, le budget total des deux instances n'est assez suffisant que pour financer un tr&#232;s petit nombre de films. Par exemple, leur dernier rapport annuel r&#233;v&#232;le que la SODEC a op&#233;r&#233; avec un budget total un peu plus &#233;lev&#233; que 10 millions de dollars, tandis que T&#233;l&#233;film Canada pouvait compter sur un montant oscillant autour de 60 million pour l'ensemble du pays. Compte tenu du fait que le budget moyen d'une production qu&#233;b&#233;coise tourne autour de cinq millions, la s&#233;lection finale se doit donc d'&#234;tre minutieusement effectu&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec le succ&#232;s du film &lt;i&gt;Les Boys&lt;/i&gt; r&#233;alis&#233; en 1997, le cin&#233;ma qu&#233;b&#233;cois s'est orient&#233; progressivement vers un cin&#233;ma plus commercial. Petit &#224; petit, les productions d'ici ont conquis les &#233;crans depuis toujours contr&#244;l&#233;es par les m&#233;gas productions am&#233;ricaines. R&#233;sultat : le cin&#233;ma qu&#233;b&#233;cois, jusque l&#224; domin&#233; par un esprit volontairement intellectuel, s'est vu remanier &#224; la saveur populaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La productrice Denise Robert, une des plus importantes au Qu&#233;bec, r&#233;sumait sur les ondes de T&#233;l&#233;-Qu&#233;bec la signification actuelle du box-office qu&#233;b&#233;cois : &#171; Il est n&#233;cessaire, lorsque tu investis dans un film, qu'il rapporte pour &#234;tre capable d'avoir un peu plus d'argent pour faire un prochain film. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour encourager ce succ&#232;s commercial des films, T&#233;l&#233;film Canada a &#233;labor&#233; un syst&#232;me r&#233;compensant les recettes aux guichets : &#171; l'enveloppe de performance &#187;. Selon un calcul savant dont eux seuls poss&#232;dent le secret, un montant est allou&#233; aux producteurs des films qui ont connu les meilleurs succ&#232;s en salles. Le principe valorise la d&#233;marche commerciale des cin&#233;astes au d&#233;triment du cin&#233;ma d'auteur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 2006, 43 r&#233;alisateurs avaient sign&#233; une p&#233;tition contre Denise Robert. La productrice avait pr&#233;f&#233;r&#233; investir l'argent de l'enveloppe de performance lui ayant &#233;t&#233; attribu&#233;e sur &lt;i&gt;Rom&#233;o &amp; Juliette&lt;/i&gt; (Yves Desgagn&#233;s), rejet&#233; par les institutions, plut&#244;t que sur &lt;i&gt;L'&#226;ge des t&#233;n&#232;bres&lt;/i&gt; (Denys Arcand). Pourtant, T&#233;l&#233;film, ne pouvant fournir la totalit&#233; des 9 millions n&#233;cessaire, a d&#251; fournir un fond sp&#233;cial d'urgence pour la production du film d'Arcand.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Johanne Larue, charg&#233;e des projets &#224; la SODEC pendant cinq ans, maintenant chef du contenu des &#233;missions dramatiques et des longs-m&#233;trages chez Radio-Canada, s'explique mal comment des producteurs peuvent d&#233;pos&#233;s de pareils projets. Selon elle, &#171; il faut sensibiliser les producteurs &#224; retourner vers des projets plus raisonnables. Aujourd'hui, on re&#231;oit davantage des sc&#233;narios de grosses productions commerciales dont la moiti&#233; constitue la grosse com&#233;die de l'ann&#233;e. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au sujet des enveloppes de performances, elle affirme que le syst&#232;me poss&#232;de de bons comme de mauvais c&#244;t&#233;s. &#171; C'est un monstre &#224; deux t&#234;tes. D'un c&#244;t&#233;, c'est bien parce que &#231;a nous lib&#232;re un peu pour le [comit&#233;] s&#233;lectif mais, de l'autre, &#231;a repousse les limites du financement disponible et les producteurs voient maintenant de plus en plus grand. &#187; Se gardant de trop critiquer l'instance f&#233;d&#233;rale, elle ajoute que &#171; le nerf de la guerre reste l'argent que le gouvernement f&#233;d&#233;ral rend disponible. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chez la SODEC, on &#233;labore un syst&#232;me similaire aux enveloppes, r&#233;compensant les compagnies de productions m&#233;ritantes. Toutefois, contrairement &#224; T&#233;l&#233;film, on souhaite que cet argent soit investi dans le but de valoriser le d&#233;veloppement et l'&#233;criture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, depuis une dizaine d'ann&#233;es, la SODEC et T&#233;l&#233;film Canada prennent en consid&#233;ration le potentiel de popularit&#233; des productions cin&#233;matographiques qui leur sont soumises. On peut comprendre que ces instances essaient de rendre viable une industrie qui, bien qu'elle soit fond&#233;e sur un march&#233; relativement petit, a d&#233;montr&#233; au cours de ces ann&#233;es un potentiel bien r&#233;el.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est lorsqu'apparaissent plusieurs projets d&#233;passant les cinq millions de dollars que &#231;a se corse. Sur les ondes de T&#233;l&#233;-Qu&#233;bec, Patrick Roy, un des plus importants distributeurs qu&#233;b&#233;cois, rejoint les solutions avanc&#233;es par madame Larue : &#171; Moi, j'aimerais qu'au Qu&#233;bec on recommence &#224; d&#233;velopper des films avec des budgets raisonnables. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Devant cette nouvelle r&#233;alit&#233;, les solutions sont loin d'abonder. Malgr&#233; le fait que l'argent disponible n'est presque pas augment&#233;, les montants demand&#233;s par les producteurs sont de plus en plus importants. Le gouvernement qu&#233;b&#233;cois a la corde au cou quant &#224; ses actifs culturels disponibles et le gouvernement f&#233;d&#233;ral h&#233;site &#224; investir davantage. Bien que l'industrie qu&#233;b&#233;coise soit florissante, celle du reste du Canada se garde de faire des &#233;tincelles. L'ann&#233;e derni&#232;re, des dix films canadiens les plus rentables, huit &#233;taient des productions qu&#233;b&#233;coises.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le cin&#233;ma qu&#233;b&#233;cois est donc peut-&#234;tre arriv&#233; &#224; la crois&#233;e des chemins. Au sommet de sa forme, il n'a pas les ressources financi&#232;res n&#233;cessaires pour d&#233;ployer compl&#232;tement ses ailes. Les institutions ne cesse de confronter le cin&#233;ma d'auteur aux productions commerciales et, pour continuer &#224; avancer, sont contraint de faire confiance aux projets qui rapporteront le plus possible. Sans pouvoir affirmer que le succ&#232;s d'un film sera toujours proportionnel &#224; son budget, il faut penser aux 33 millions de dollars inject&#233;s dans &lt;i&gt;Nouvelle-France&lt;/i&gt;. Reste que, devant l'impasse, deux bouts de ficelles ne seront pas toujours suffisants pour rendre justice &#224; l'immense talent des cin&#233;astes d'ici.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'argent, &#231;a vous dit quoi ?</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2009/volume-7/l-argent/article/l-argent-ca-vous-dit-quoi</link>
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		<dc:date>2010-06-07T23:49:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Ginoux</dc:creator>


		<dc:subject>Revue litt&#233;raire</dc:subject>

		<description>L'argent, &#231;a vous fascine ou &#231;a vous rebute ? Quel que soit notre rapport avec ce concept, force est en effet de constater que nous ne pouvons nous en passer, car tout semble passer par l&#224;. L'argent, le pouvoir, le succ&#232;s, le r&#234;ve, autant de termes inter-reli&#233;s que nous traitons dans cette &#233;dition. Derri&#232;re l'&#201;tat Desmarais : POWER, de Robin Philpot ; &#201;ditions Les Intouchables, 2008 (208 pages) On ne parle en ce moment que de &#171; la grosse gammique sale &#187; du milieu de la construc- tion au Qu&#233;bec. Et on (...)

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2009/volume-7/l-argent/" rel="directory"&gt;L'argent&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.lorgane.org/mot/revue-litteraire" rel="tag"&gt;Revue litt&#233;raire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'argent, &#231;a vous fascine ou &#231;a vous rebute ? Quel que soit notre rapport avec ce concept, force est en effet de constater que nous ne pouvons nous en passer, car tout semble passer par l&#224;. L'argent, le pouvoir, le succ&#232;s, le r&#234;ve, autant de termes inter-reli&#233;s que nous traitons dans cette &#233;dition.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Derri&#232;re l'&#201;tat Desmarais : POWER&lt;/i&gt;, de Robin Philpot ; &#201;ditions Les Intouchables, 2008 (208 pages)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On ne parle en ce moment que de &#171; la grosse gammique sale &#187; du milieu de la construc- tion au Qu&#233;bec. Et on en oublie que depuis tr&#232;s longtemps, de grandes soci&#233;t&#233;s priv&#233;es font la pluie et le beau temps, non seulement dans leur secteur d'activit&#233;s, mais aussi dans les sph&#232;res &#233;conomiques et politiques de notre belle province. La famille Desmarais en est un bon exemple, puisque l'entreprise Power Corporation qu'elle poss&#232;de est devenue avec le temps un v&#233;ritable empire. Certes, on en entend moins parler que de la famille Hilton, mais c'est volontaire parce que ces m&#234;mes Desmarais poss&#232;dent plus de 70% de la presse &#233;crite qu&#233;b&#233;coise. En fait, on sait tr&#232;s peu de choses sur cette dynastie qui a fait ses premiers deniers avec la vache &#224; lait des assurances, s'est par la suite int&#233;ress&#233;e au secteur de l'&#233;lectricit&#233;, puis a pris le monopole des m&#233;dias et a aujourd'hui des tentacules au niveau international. L'argent appelle l'argent, dit le dicton, On pourrait &#233;galement dire dans le cas des Desmarais qu'il appelle aussi le pouvoir, puisque Paul entretient depuis les ann&#233;es 1960 des rapports &#233;troits avec nos dirigeants et ceux de l'&#233;tranger, s'&#233;tant notamment vu remettre, on n'a jamais r&#233;ussi &#224; savoir comment, l'insigne de la L&#233;gion d'honneur par Nicolas Sarkozy en 2008. Collusion et omerta ? C'est ce que pense Robin Philpot, qui a men&#233; une enqu&#234;te tr&#232;s approfondie sur cette famille bien sp&#233;ciale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Tout le monde vous dira NON&lt;/i&gt;, d'Hubert Mansion ; &#201;ditions Michel Br&#251;l&#233;, octobre 2009 (364 pages)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici la deuxi&#232;me &#233;dition d'un livre qui a &#233;t&#233; consacr&#233; comme la Bible du show-business en 2005. Eh oui, le show-business avec son strass, ses paillettes, ses bains au champagne et, bien s&#251;r, l'argent coulant &#224; flots. Combien sont celles et ceux qui ont r&#234;v&#233; ou r&#234;vent encore de cette vie de star mont&#233;e en &#233;pingle par des programmes t&#233;l&#233;visuels plus ou moins d&#233;bilitants ? Dans Tout le monde vous dira NON, Hubert Mansion, qui a cumul&#233; plus de 25 ans d'exp&#233;rience dans ce secteur d'activit&#233;s &#224; diff&#233;rents titres - de co-cr&#233;ateur du tube C'est l'amour dans les ann&#233;es 1980 &#224; avocat sp&#233;cialis&#233; dans les droits d'auteurs et professeur &#224; l'&#233;cole du show-business - fait table rase de tous les clich&#233;s et r&#233;alise une vraie photographie de l'industrie musicale. Recettes, marketing, trucages, contrats, argent, enjeux ; tout est trait&#233; avec profondeur, clart&#233; et un humour d&#233;capant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Sweet sixteen &#224; l'eau saline&lt;/i&gt;, de M&#233;lodie Nelson Extrait de Moebius N. 122, &#233;dition Masturbatorium Septembre 2009 (168 pages)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Quand je serai grande, je vais &#234;tre chanteuse et mannequin six mois par ann&#233;e, le temps de me taper plein de mecs importants, des rockstars et des princes saoudiens, et de piquer des robes de Vivienne Westwood et de Roberto Cavalli Backstage. &#187; Ainsi d&#233;bute le texte tr&#232;s d&#233;concertant de M&#233;lodie Nelson, qui met dans cette nouvelle en vedette une jeune fille comme en pleuvent maintenant dans des s&#233;ries comme Sex and the City et Gossip Girl. Accro aux marques, hypersexu&#233;e et superficielle, cette petite Lolita se fait offrir pour ses 16 ans par ses parents un regonflage de seins dans les r&#232;gles de l'art. Nous la d&#233;couvrons alors qu'elle va les exhiber &#224; sa petite f&#234;te au cours de laquelle les termes &#171; see, sex and sun &#187; seraient plut&#244;t remplac&#233;s par ceux de &#171; drogue, sadisme et pornographie &#187;. Que retenir d'une telle lecture, si ce n'est un portrait peu reluisant d'une nouvelle g&#233;n&#233;ration dont les valeurs ne sont plus humaines, mais purement mercantiles. Un exemple flagrant de ce que l'argent peut entra&#238;ner de pire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Films et musique</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2009/volume-7/l-argent/article/films-et-musique</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Panagiota Arhontou</dc:creator>


		<dc:subject>Revue CD-DVD</dc:subject>

		<description>L'argent... ou le manque de. Des rues de la Nouvelle-Orl&#233;ans aux usines chinoises, en passant par les mines du Sierra Leone, la qu&#234;te du profit et du pouvoir fait des ravages partout sur la plan&#232;te. Que ce soit le mur de Berlin ou les gang de rues jama&#239;cains, les raisons de se diviser sont innombrables. Pourquoi s'unir ? Pour l'art, pour l'humanit&#233;. Nina Simone : &#171; Ain't got no (I got life) &#187; Ain't got no (I got life) nous pr&#233;sente une Nina Simone consciente de sa pauvret&#233; mais &#233;galement de sa force (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'argent... ou le manque de. Des rues de la Nouvelle-Orl&#233;ans aux usines chinoises, en passant par les mines du Sierra Leone, la qu&#234;te du profit et du pouvoir fait des ravages partout sur la plan&#232;te. Que ce soit le mur de Berlin ou les gang de rues jama&#239;cains, les raisons de se diviser sont innombrables. Pourquoi s'unir ? Pour l'art, pour l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nina Simone : &#171; Ain't got no (I got life) &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ain't got no (I got life) nous pr&#233;sente une Nina Simone consciente de sa pauvret&#233; mais &#233;galement de sa force en tant qu'&#234;tre humain. Elle commence par &#233;num&#233;rer tout ce qui lui manque dans une liste suivant la cadence martelante de son piano. Elle chante, entre autres, son manque d'eau, de nourriture, d'un foyer, d'argent, d'&#233;ducation, d'amis, d'amour, etc. Toutes les p&#233;nuries de cette terre et de son peuple sont &#233;tal&#233;es &#224; un rythme rapide mais poignant. La liste continue de s'alourdir jusqu'au climax instrumental entrelac&#233; avec sa question : &#171; But what do I got &#187; (mais qu'est-ce qu'il me reste ?). La r&#233;ponse est simple : elle m&#234;me. Apr&#232;s cette escalade de tension, elle nous propulse dans une direction diff&#233;rente : elle cesse de resasser ce qu'il lui manque et &#233;num&#232;re les &#233;l&#233;ments qui constitue sa force, soit son corps. &#201;num&#233;rant les parties de son anatomie, de la racine de ses cheveux &#224; ses orteils, elle insiste surtout sur ses seins et son sexe. Mais il ne faut surtout pas y voir une ode &#224; la prostitution. En fait, cette chanson est bas&#233;e sur la passion pour la vie, pour cette connexion entre le plaisir spirituel et physique, une source de richesse et de force qui n'a pourtant rien &#224; voir avec l'argent. Le talent de cette musicienne form&#233;e &#224; la prestigieuse Julliard School of Music de New York se refl&#232;te dans sa capacit&#233; de rythmer ses paroles &#224; son instrument de fa&#231;on entra&#238;nante. C'est du soul &#224; son meilleur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Louis Armstrong : &lt;i&gt;Mahogany Hall Stomp&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Louis, l'&#233;ternel romantique et h&#233;ros du jazz, nous fait voyager dans une Am&#233;rique noire, pauvre, mais riche en culture et en courage. Dans la chanson &#171; (What did I do to be so) Black and Blue &#187; on l'entend se lamenter sur sa pauvret&#233; extr&#234;me, alors que m&#234;me les rats on fuit sa maison et rit de lui. Cette chanson semble se faire le symbole de l'injustice humaine et d'un racisme violent sans issue. Le rythme de la chanson donne le sentiment de pas lourds et fatigu&#233;s d'un homme abattu par la vie. La m&#233;lodie variante de la trompette qui s'y m&#234;le semble lui donner la force de continuer &#224; travers sa tristesse malgr&#233; sa question rest&#233;e sans r&#233;ponse : &#171; what did I do ? &#187; (qu'est-ce que j'ai fait ?). L'amour n'a pas de prix ou de limite, c'est ce qu'Armstrong nous rappelle dans la pi&#232;ce &#171; I can't give you anything but love &#187;. Il chante que l'amour est &#8216;the only thing I have plenty of' (la seule chose que j'ai). Cependant, quiconque ayant entendu sa voix ou sa trompette du tonnerre serait en parfait d&#233;saccord. Vous n'avez pas besoin d'une critique sur Louis Armstrong pour comprendre son g&#233;nie, &#224; moins que vous ne dormiez sous une roche depuis votre naissance. Peut-&#234;tre qu'un rappel sur comment en profiter est de mise : trouvez un vieux lecteur de disque ou rendez-vous chez vos grands-parents. Laissez de c&#244;t&#233; les ordinateurs et les &#233;couteurs bas de gamme de votre iPod qui ne peuvent faire justice &#224; la basse poignante des morceaux comme &#171; St. James Infirmary &#187; ou de &#171; Tight Like This &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gang War&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gang War est le fruit d'une collaboration de 11 artistes reggae, la plupart issus des rues de Kingston en Jama&#239;que. Cet album est comme une bonne bouteille de rhum : il prend de la qualit&#233; avec le temps, mais il faut faire attention de ne pas en prendre trop d'un coup. Le m&#234;me rythme est repris par chaque artiste avec des paroles diff&#233;rentes. &#192; la premi&#232;re &#233;coute, l'agencement semble r&#233;p&#233;titif. Au fur et &#224; mesure que l'album progresse, on ressent ce m&#234;me rythme se d&#233;velopper et s'unir aux messages de paix et de courage. Dans le morceau &#171; Too Much Gang War &#187;, Sizzla Kolonji demande aux gangsters : &#171; why are you fighting when you should be loving and uniting ? &#187; (Pourquoi se battre quand vous devriez vous aimer et vous unir ?), chantant que la violence de rue ne m&#232;ne &#224; rien et que les gens doivent cesser de se diviser et de se d&#233;truire. Wayne Marshall fait une apparition entra&#238;nante avec l'incontournable Elephant Man dans la chanson &#171; Over Di Wall &#187;. Mais c'est l'introduction de l'album, &#171; One Loaf of Bread &#187; (Some- thing For You), qui &#233;met un message poignant de courage aux plus d&#233;munis de la Terre &#171; don't let the pressures of the system get upon your head, poor people, there is something for you &#187; (Ne laissez pas le syst&#232;me vous abattre : &#224; vous les pauvres, il y a quelque chose pour vous). Le rythme peut sembler agressant &#224; certains moments, mais il ne fait que souligner la gravit&#233; de la situation des pauvres de la Jama&#239;que et de l'Am&#233;rique latine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Good Bye Lenin ! (Wolfang Becker)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;''Merci de choisir Burger King !'' signale l'arriv&#233;e du capitalisme dans la ville d'Alex Kerner, un jeune Berlinois de l'est qui vit les changements suivant octobre 1989. Sa m&#232;re, ayant sombr&#233; dans un coma &#224; la vue de son fils dans une &#233;meute anti-gouvernementale, manque la tomb&#233;e du mur de Berlin, l'ouverture vers l'ouest et les changements mon&#233;taires qui suivirent. Lors de son r&#233;veil huit mois plus tard, Alex se donne la mission de r&#233;cr&#233;er la d&#233;funte &#232;re socialiste pour lui sauver la vie. Daniel Br&#252;hl, Katrin Sass et Chulpan Khamatova incarne des personnages complexes au centre d'un tumulte social. Avant 1989, ce qu'il manquait &#224; la ville de Berlin de l'est c'&#233;tait la libert&#233; de circuler, de s'exprimer, ou de choisir des choses essentielles comme un appartement ou une voiture. Apr&#232;s la tomb&#233;e du mur, une jeune fille a d&#233;sormais le choix d'abandonner ses &#233;tudes pour travailler dans une cha&#238;ne de restauration-rapide am&#233;ricaine, un appartement peut se faire r&#233;nover pour ressembler &#224; ceux de l'ouest, et Coca-Cola d&#233;core maintenant les places publiques au lieu des embl&#232;mes politiques. Avec des images auxquelles s'ajoute une narration ironique, les nouveaux produits du capitalisme semblent rapidement superflus et path&#233;tiques. C'est un &#233;l&#233;ment motivant pour le jeune Alex, qui arpente tous les magasins, bazars, et poubelles de la ville afin de retrouver les produits abandonn&#233;s du syst&#232;me socialiste. Ce qu'il y trouve, entre de vieux journaux et sacs de caf&#233;s, ce sont des personnes &#226;g&#233;es abandonn&#233;es par la perte d'un syst&#232;me &#233;conomique et politique auquel ils ont d&#233;di&#233; leur vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Tisseuse (Wang Quan An)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une jeune femme chinoise atteinte du cancer cherche &#224; profiter de sa vie durant les mois qu'il lui reste. Li Li, personnage incarn&#233; par l'&#233;nergique Yu Nan, tente de se suicider &#224; plusieurs reprises avant de se r&#233;signer &#224; sa condi- tion. Elle organise un voyage &#224; travers P&#233;kin et revisite un amour du pass&#233;. Le film ouvre avec une vue sur le syst&#232;me industriel chinois. On y voit des centaines de rang&#233;es de machineries lourdes fabriquant des v&#234;tements devant &#234;tre export&#233;s en Occident. Les conditions des travailleurs feraient h&#233;risser les poils de bras des Naomi Klein de se monde. Parler &#224; un voisin, se couper, ou saigner du nez constitue une raison suffisante pour couper le salaire d'un employ&#233;, mais la dynamique Li Li ne se g&#234;ne pas de leur dire sa fa&#231;on de penser. Lorsqu'elle se pr&#233;sente &#224; l'h&#244;pital pour passer des tests, les m&#233;decins chinois respectent la coutume asiatique de rendre les r&#233;sultats n&#233;gatifs au mari sans la pr&#233;sence de la femme. Lorsque Li Li entend le verdict par accident, Yu Nan interpr&#232;te une femme qui sait garder un calme glacial devant une temp&#234;te d'&#233;motions. Elle sait qu'il n'y a pas assez d'argent pour lui donner les traitements contre la leuc&#233;mie qui ravage son corps. Apr&#232;s les crises de larmes, Li Li continue de chanter les vielles chansons de l'&#232;re sovi&#233;tique dans une chorale, danse pour se faire un peu d'argent et r&#233;a- lise ses r&#234;ves. Son mari, un homme faible pour lequel elle avait peu de respect jadis, la laisse faire &#224; sa guise, met la maison &#224; vendre et tente par tous les moyens d'apaiser les souffrances de la jeune femme. Leur relation &#233;volue dans une direction surprenante, &#224; l'image d'un film ayant une complexit&#233; dramatique bien d&#233;velopp&#233;e. L'argent manque certainement aux personnages de ce film, mais l'amour et la passion pour la vie abonde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Diamant De Sang (Edward Zwick)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsque la guerre &#233;clate au Sierra Leone en 1999, deux hommes partent &#224; la chasse aux diamants. L'un cherche &#224; fuir une Afrique ravag&#233;e par la guerre, et l'autre veut retrouver sa famille. Leur sort r&#233;side dans une petite pierre rose trouv&#233;e dans le fond d'un cours d'eau. Ce film illustre les majestueux paysages africains remplis de richesse et de ressources naturelles abondantes. Mais il nous montre &#233;galement l'autre c&#244;t&#233; de la m&#233;daille : nous voyons des forces rebelles qui ravagent des villages, transforment de pauvres jeunes en enfants-soldats, et forcent des millions de personnes &#224; vivre en r&#233;fugi&#233;s. Il nous offre ainsi le vrai visage d'un capitalisme &#224; l'&#233;tat sauvage : un luxe inutile cr&#233;&#233; sur le dos d'esclaves. Avec une &#233;quipe d'acteurs comme Leonardo Dicaprio, Jennifer Connelly et Djimon Hounsou, ce dernier &#233;tant jadis top mod&#232;le, il serait tentant de d&#233;noncer ce film comme une autre pourriture hollywoodienne, mais ce serait faux. Ce film a eu un impact sur une population am&#233;ricaine, autrement aveugle &#224; ce qui se passait autour d'elle. Depuis, les gens se questionnent de plus en plus sur la provenance de leurs bijoux et autres niaiseries. Blood Diamond a permis de rendre la cause des enfants-soldats mieux comprise, tout en &#233;vitant de traiter les noirs comme de simples victimes. Djimon Hounsou, qui reste silencieux et discret pour la majorit&#233; du film, explose &#224; deux reprises avec une &#233;nergie in&#233;gal&#233;e par les autres personnages. La violence est partout pr&#233;sente, mais rapide et trop vite oubli&#233;e. Triste que &#231;a prenne une faible histoire d'amour entre deux blancs pour nous &#233;mouvoir sur les conflits ravageant l'Afrique, mais si &#231;a marche, tant mieux ! Il faudrait que Hollywood continue de produire des films comme celui-ci... et de ne jamais arr&#234;ter.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Des puristes de la langue... des signes</title>
		<link>http://www.lorgane.org/Contenu/Archives/2009/volume-7/la-proprete/article/des-puristes-de-la-langue-des</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Faille-Lefran&#231;ois</dc:creator>


		<dc:subject>Politique</dc:subject>

		<description>Les sourds qu&#233;b&#233;cois se regroupent pour faire entendre leurs voix et am&#233;liorer leur condition. Cependant, plut&#244;t que d'avancer en concert dans la m&#234;me direction, ces sourds sont divis&#233;s en deux groupes distincts, selon des courants de pens&#233;e oppos&#233;s. D'un c&#244;t&#233;, certains pr&#244;nent une reconnaissance de leur d&#233;ficience et souhaitent une meilleure int&#233;gration &#224; la soci&#233;t&#233;. De l'autre, on soutient &#234;tre diff&#233;rent, et on n'h&#233;site pas &#224; se dissocier de la masse pour clamer fi&#232;rement son identit&#233;. Contrairement &#224; la (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les sourds qu&#233;b&#233;cois se regroupent pour faire entendre leurs voix et am&#233;liorer leur condition. Cependant, plut&#244;t que d'avancer en concert dans la m&#234;me direction, ces sourds sont divis&#233;s en deux groupes distincts, selon des courants de pens&#233;e oppos&#233;s. D'un c&#244;t&#233;, certains pr&#244;nent une reconnaissance de leur d&#233;ficience et souhaitent une meilleure int&#233;gration &#224; la soci&#233;t&#233;. De l'autre, on soutient &#234;tre diff&#233;rent, et on n'h&#233;site pas &#224; se dissocier de la masse pour clamer fi&#232;rement son identit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Contrairement &#224; la pens&#233;e populaire, les sourds ne partagent pas une langue universelle des signes. Au Qu&#233;bec, cinq moyens de communication distincts sont utilis&#233;s. La directrice g&#233;n&#233;rale du Centre de d&#233;ficience auditive du Qu&#233;bec, Monique Therrien, explique que les sourds peuvent d'abord &#234;tre cat&#233;goris&#233;s en deux groupes : les oralistes, qui s'expriment par la parole et qui savent lire sur les l&#232;vres, et les gestuels, qui communiquent gr&#226;ce &#224; une langue des signes.
La langue des signes qu&#233;b&#233;coise (LSQ) fait de plus en plus la norme parmi les sourds gestuels. Plus qu'un simple moyen de communication, la LSQ soul&#232;ve les passions chez la communaut&#233; sourde, parmi laquelle plusieurs individus politis&#233;s d&#233;fendent fi&#232;rement la &#171; cause gestuelle &#187; et se battent m&#234;me pour une reconnaissance linguistique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les sourds gestuels forment le groupe qui &#233;prouve davantage de difficult&#233;s &#224; l'&#233;cole et sur le march&#233; du travail. Leurs probl&#232;mes pourraient &#234;tre en partie la faute du service d'interpr&#233;tariat qu&#233;b&#233;cois, consid&#233;r&#233; comme &#233;tant sous-financ&#233;, mal r&#233;glement&#233; et d&#233;sorganis&#233;. Les jeunes sourds peinent particuli&#232;rement dans leur apprentissage du fran&#231;ais en raison du manque de familiarit&#233; avec la langue. Leur langue maternelle, celle des signes, a une structure et des r&#232;gles qui lui sont propres. &#171; La LSQ, c'est compl&#232;tement &#224; part du fran&#231;ais &#187;, explique la technicienne interpr&#232;te en milieu scolaire, Marianne St-Pierre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Afin de rem&#233;dier &#224; ces difficult&#233;s, les sourds ora- listes optent davantage pour le langage parl&#233; compl&#233;t&#233; (LPC), un moyen de communication enti&#232;rement bas&#233; sur le fran&#231;ais conventionnel. &#171; La LPC n'est pas une langue &#187;, pr&#233;cise St-Pierre. C'est plut&#244;t un syst&#232;me de codes visuels facilitant la lecture des l&#232;vres. Autrement dit, &#171; c'est du fran&#231;ais. Tu colles les sons du fran&#231;ais. &#187; Les cas de surdit&#233; les plus s&#233;v&#232;res sont plus enclins &#224; utiliser la langue des signes, mais il n'est pas impossible pour eux de devenir oralistes. Un sourd de naissance peut apprendre &#224; parler, &#171; mais c'est souvent long et ardu &#187;, avertit Monique Therrien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une langue, une culture, donc une communaut&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Les sourds ont une fa&#231;on diff&#233;rente de voir le monde parce qu'ils le voient &#224; l'aide de leurs yeux. [...] donc leur humour est diff&#233;rent, leur th&#233;&#226;tre est diff&#233;rent, leur peinture est diff&#233;rente. &#187; Et m&#234;me leur musique. &#201;tonnamment, les sourds sont de grands amateurs de tamtams. Ils en jouent et aiment danser sur leur rythme qu'ils reconna&#238;tront aux vibrations qu'ils per&#231;oivent. Les sourds se d&#233;marquent donc non seulement par leur langue, mais aussi par leur culture, bien distincte de celle des entendants. De leur diff&#233;rence vient leur d&#233;sir de se rassembler et de former une communaut&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me au sein de leur propre famille, souligne Therrien, un sourd peut souffrir d'isolement. Elle donne l'exemple des r&#233;unions familiales pour la f&#234;te de No&#235;l, o&#249; les sourds gestuels peuvent &#234;tre mal &#224; l'aise. &#171; Tout le monde lui dit : &#8220;Bonjour, comment &#231;a va ?&#8221; Puis, apr&#232;s &#231;a , ils ne savent plus quoi dire, ils ne savent plus comment le dire. &#199;a s'arr&#234;te l&#224;. Alors, les sourds, plut&#244;t que d'aller &#224; No&#235;l en famille, aiment bien mieux aller au Centre des loisirs. L&#224;, ils ont du fun. Ils jasent, ils rencontrent des amis &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce sont &#171; deux mondes diff&#233;rents &#187;. Pour cette raison, les projets qui permettent aux sourds de se regrouper et de communiquer sans entrave re&#231;oivent souvent un accueil favorable des sourds gestuels, comme la cr&#233;ation d'&#233;coles et d'immeubles &#224; logement destin&#233;s aux sourds. Mais encore l&#224;, deux visions s'opposent. &#171; Certains appellent cette vision un ghetto, d'autres une communaut&#233;. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des technologies pour mieux entendre... En veut-on ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour r&#233;ussir &#224; mieux s'int&#233;grer, certains sourds se tournent vers la technologie des appareils auditifs, une solution qui comble tant bien que mal leurs attentes. Une nouvelle option para&#238;t un peu plus prometteuse et digne de science-fiction. Il est maintenant possible pour les sourds d'avoir recours &#224; l'implantation de leur cochl&#233;e afin de leur permettre de mieux entendre. &#171; L'implant cochl&#233;aire, c'est une proth&#232;se auditive haute-gamme &#187;, r&#233;sume Therrien. &#171; Dans l'oreille, on va mettre des petits fils dans la cochl&#233;e. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgr&#233; l'aide qu'il apporte, l'implant cochl&#233;aire n'est pas une solution acclam&#233;e par l'unanimit&#233;. &#171; La communaut&#233; sourde refuse l'implant cochl&#233;aire parce que, comme ils ne sont pas handicap&#233;s, &#231;a, c'est de d&#233;naturer et d'attaquer l'int&#233;grit&#233; de la personne &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La question de l'implant est si br&#251;lante chez les sourds, que Therrien se souvient avoir d&#233;j&#224; vu un homme sourd gestuel s'&#234;tre fait rejet&#233; par la communaut&#233; sourde en raison de son implant. &#171; Se faire implanter, c'est souvent per&#231;u comme renier son identit&#233; de sourd &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, les promesses de l'implant cochl&#233;aire font quelques d&#233;&#231;us selon Marianne St-Pierre. Parmi ceux qui l'ont essay&#233;, l'opinion est partag&#233;e, &#171; Il y en a qui voient &#231;a comme un miracle. Pour d'autres, &#231;a peut ne pas fonctionner du tout. [...] Toutes les personnes implant&#233;es que je connais ont encore besoin d'un interpr&#232;te. &#187;, poursuit la technicienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Opter pour un compromis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entre s'int&#233;grer &#224; la soci&#233;t&#233; et former une com- munaut&#233;, entre les oralistes et les gestuels, le positionnement dans un camp ou dans l'autre reste une chose difficile &#224; faire pour une personne sourde. &#171; Qu'est-ce qui est mieux ? Qu'est-ce qui n'est pas mieux ? &#199;a d&#233;pend de tes capacit&#233;s. &#199;a d&#233;pend de ton int&#233;r&#234;t. &#199;a d&#233;pend de tes parents. [...] &#199;a d&#233;pend de plein de trucs. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour l'instant, la solution &#224; cette impasse qui b&#233;n&#233;ficie du plus grand appui est l'enseignement bilingue et biculturel aux futures g&#233;n&#233;rations de sourds. Les prochaines g&#233;n&#233;rations pourront acqu&#233;rir un fran&#231;ais de qualit&#233; tout en gardant la LSQ comme moyen d'expression. Elles pourront aussi d&#233;velopper leur culture, mais devront &#224; la fois continuer &#224; c&#244;toyer celle des entendants. Un projet de grande envergure qui reste encore &#224; concr&#233;tiser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Propret&#233; en trois versions</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Ginoux</dc:creator>


		<dc:subject>Revue litt&#233;raire</dc:subject>

		<description>&#171; Trouvez-moi en quinze secondes trois lectures r&#233;centes li&#233;es de mani&#232;re originale au th&#232;me de la propret&#233; ! &#187; Pari relev&#233; avec trois nouveaut&#233;s dans trois genres diff&#233;rents, mais dont les sujets se compl&#232;tent &#224; merveille : un coin de pays, la politique et le d&#233;veloppement durable. Le jardin de Peter Pan, Pierre Gobeil ; &#201;ditions Triptyque, hiver 2009 (104 pages) Ah, les &#206;les-de-la-Madeleine... Elles ne font pas en ce moment les plus beaux titres en raison de la pol&#233;mique de la chasse aux phoques dont (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Trouvez-moi en quinze secondes trois lectures r&#233;centes li&#233;es de mani&#232;re originale au th&#232;me de la propret&#233; ! &#187; Pari relev&#233; avec trois nouveaut&#233;s dans trois genres diff&#233;rents, mais dont les sujets se compl&#232;tent &#224; merveille : un coin de pays, la politique et le d&#233;veloppement durable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le jardin de Peter Pan&lt;/i&gt;, Pierre Gobeil ; &#201;ditions Triptyque, hiver 2009 (104 pages)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ah, les &#206;les-de-la-Madeleine... Elles ne font pas en ce moment les plus beaux titres en raison de la pol&#233;mique de la chasse aux phoques dont une partie de ses habitants d&#233;fend &#226;prement la poursuite, mais elles demeurent pour beaucoup de Qu&#233;b&#233;cois un de ces rares coins de pays encore sauvages, indompt&#233;s et, quelque part, mystiques. C'est ce que communique parfaitement Pierre Gobeil dans ce r&#233;cit qui met en parall&#232;le Liam, jeune p&#232;re de famille un peu perdu dans ses nouvelles responsabilit&#233;s et venu se chercher dans cette &#238;le qu'il adore, et l'&#238;le elle-m&#234;me, qui participe tout autant que ses habitants &#224; la fascination qu'on lui voue. M&#234;me si comme Liam les choses changent ici comme ailleurs, les forts vents, les embruns, la lumi&#232;re, jusqu'&#224; la notion du temps sont immuables. Et les pages de ce roman d&#233;filent comme une longue ode presque po&#233;tique &#224; la vie qui passe, mais aussi &#224; ce qui reste. Une belle lecture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Donat Toutlmonde, b&#234;te politique&lt;/i&gt;, de Malouin : &#201;ditions Gl&#233;nat Qu&#233;bec, mars 2009 (48 pages)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que ce genre fait depuis longtemps fureur de l'autre c&#244;t&#233; de l'Atlantique, la bande dessin&#233;e politique satirique n'est, en dehors de certains fanzines, presque inexistante au Qu&#233;bec. Pourquoi ? Nos politiciens sont-ils plus propres ou plus mor- nes qu'ailleurs ? Pas du tout, puisque chaque semaine r&#233;serve du c&#244;t&#233; de l'Assembl&#233;e nationale son lot de surprises. Alors, il &#233;tait plus que temps de s'exprimer sur le sujet, ce qu'a magistralement fait Malouin, un b&#233;d&#233;iste de la ville de Qu&#233;bec dont vous avez pu depuis longtemps voir les caricatures dans certains grands quotidiens qu&#233;b&#233;cois. Il nous fait p&#233;n&#233;trer dans l'entre de la colline parlementaire par la petite porte avec les yeux neufs d'un nouveau d&#233;put&#233;, Donat Toutlmonde, qui cultive plusieurs particularit&#233;s : celle de repr&#233;senter un nouveau comt&#233; inexistant jusqu'alors, Sainte-Poutine ; celle d'&#234;tre ind&#233;pendant de toute formation politique ; et celle de ne pas avoir sa langue dans sa poche. Arm&#233; de bonne volont&#233; et d'une vision assez syndicaliste de son milieu, il nous fait revivre de mani&#232;re assez dr&#244;le les &#233;v&#233;nements qui ont marqu&#233; l'actualit&#233; politique en 2009, de la pr&#233;sentation du budget scabreux de l'ancienne ministre des finances &#224; l'aventure du crucifix dans la salle de l'assembl&#233;e pendant le d&#233;bat sur les accommodements raisonnables. Plus beaucoup d'autres petites sc&#233;nettes tr&#232;s rigolotes en deux pages. Comme quoi on peut aussi rire des frasques de nos chers politiciens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Contes verts pour une plan&#232;te bleue&lt;/i&gt;, collectif ; &#201;ditions Michel Br&#251;l&#233;, paru le 11 mai 2009 (120 pages)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'environnement et sa pr&#233;servation sont au centre de beaucoup de discussions en ce moment, aussi apr&#232;s les essais d&#233;non&#231;ant la pollution et le r&#233;chauffement climatique, ainsi que les romans &#233;cologistes, voici des contes verts. N&#233;s de la volont&#233; de trouver une nouvelle voix pour sensibiliser les gens au d&#233;veloppement durable, ils ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s parmi d'autres au sein du premier Festival du conte environnemental, du 11 au 14 mai 2009. Dans ce charmant petit livre de format carr&#233; et imprim&#233; sur du papier recycl&#233;, on retrouve dix charmantes histoires cont&#233;es par autant de figures. Inventifs, &#233;mouvants ou dr&#244;les, dans un style toujours diff&#233;rent et d&#233;routant, ces dix petits r&#233;cits rendent un tr&#232;s bel hommage &#224; la nature et &#224; ce qu'elle a de cr&#233;ateur dans notre vie. &#192; d&#233;couvrir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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